Camille KAIRIS et Raymond GOSIN
La créativité n’a pas d’âge. À 83 ans, le peintre Camille Kairis poursuit avec brio ses recherches picturales au sein du mouvement constructiviste. Chez elle, nul croquis, nul dessin préparatoire. Les formes géométriques surgissent tout alignées de son cerveau et s’opposent en à-plats rugueux de couleurs brutes. Incisives. Impératives. Parfois, l’œuvre est au noir. Et au blanc sans que cela ne soit triste. Le format en impose surtout lorsqu’il est triptyque.
A vingt ans, Raymond Gosin débitait et façonnait le zinc pour l’usage premier de ce matériau: la couverture et la finition des toitures.
Aujourd’hui dans son atelier, il récupère et donne une vie nouvelle à ce matériau, usé, déformé, torturé par le temps et les intempéries. Dans un voyage entre deuxième et troisième dimension, il aime fondre jusqu’à confondre, formes, couleurs et volumes tout en leur insufflant mouvement et émotions.
Visant à l’essentiel, les œuvres très inspirées de géométrie de Raymond Gosin se veulent d’une apparence simple et facile, c’est ainsi qu’elles dégagent cette impression de légèreté et d’harmonie.


