Tourcoing Jazz Festival 2025
Accords majeurs
Le jazz dans tous ses états. À Tourcoing, cette musique par essence métissée est célébrée dans ses innombrables formes. La 39e édition de ce vénérable festival ne fait pas exception à la règle, conviant des pointures de tous âges et venues des quatre coins du globe pour redonner des couleurs à l’automne – et enrichir nos playlists !
Le Tourcoing Jazz Festival, c’est d’abord une ambiance, chaleureuse et feutrée, à l’image du Magic Mirrors, « lieu emblématique du rendez-vous », selon Yann Subts, son directeur. Posé au cœur de la ville, ce grand chapiteau tout de bois et velours est devenu un spot incontournable de la pause déjeuner. On y découvre des artistes régionaux (le saxophoniste Marc Ducarne, Gadianm et son “kreol groove”) et, le soir venu, d’autres noms bien connus. Citons Sandra Nkaké, rendant hommage aux femmes qui l’ont inspirée (de Nina Simone à Björk) ou cette rencontre entre la kora de Ballaké Sissoko et le folk de Piers Faccini, auteurs avec Our Calling, d’un des grands disques acoustiques de l’année.
Légendes d’automne
Outre quelques retrouvailles avec des artistes fidèles (Avishai Cohen), cette programmation regorge de révélations. D’ailleurs, on ne saurait trop vous conseiller la nouvelle sensation new-yorkaise du jazz vocal, Tyreek McDole, « qui marche dans les pas de Gregory Porter ». Enfin, il sera aussi question de patrimoine vivant, à commencer par l’immense Biréli Lagrène, digne héritier de Django Reinhardt (dont il revisite ici le répertoire) sans oublier Dee Dee Bridgewater. Et puis, comment ne pas évoquer Keziah Jones ? Après dix ans de silence, le Nigérian réinvente ses classiques blufunk dans une formule acoustique et intimiste, lors d’un concert évidemment immanquable.



