NewDad
À cordes déployées
Galway : située aux portes du Connemara, cette cité portuaire fut chantée par The Pogues et le leader des Chieftains y possédait un pub. Ceci posé, pas une once de tradition gaélique chez NewDad, excepté une mélancolie toute irlandaise. Ces vagues à l’âme sont ici sublimés par des déluges de guitares et des avalanches de réverb’. Ces quatre-là ont la vingtaine, mais leurs références se situent bien avant leur naissance. Car outre un cousinage évident avec leurs contemporains (Daughter, Just Mustard) c’est bien du côté des eighties (Disintegration, de The Cure) et plus encore des nineties que se situent leurs références. On pense tout à trac, face à ces guitares nuageuses et orageuses, à ce chant vaporeux, à leurs compatriotes de My Bloody Valentine, à une bonne partie du catalogue 4AD mais aussi à toute cette scène américaine qui, Nirvana en tête, conjuguait spleen et boucan. Fort heureusement, ces Britanniques ne se contentent pas de simples pastiches, et leurs chansons tiennent debout toutes seules. À leur tour d’inspirer de nouvelles générations.



