Bolis Pupul
Cavalier seul
L’échappée solitaire et le retour aux racines d’un Sino-Belge qui ne s’était jamais penché sur ses origines… Absolument pas passéiste, nombriliste ou identitaire, Bolis Pupul mêle cette quête intime et personnelle à une electropop ouverte, et n’oublie pas d’injecter du plaisir au cœur de la mélancolie.
Ces dernières années, le nom de Bolis Pulpul fut inlassablement accolé à celui de Charlotte Adigéry. En tandem, ils exploraient alors des thèmes chers à la Gantoise, comme le féminisme ou l’identité. Cette dernière question tarabuste justement Bolis : né d’un père Belge et d’une mère Chinoise, le producteur ne s’était jamais vraiment intéressé à la culture asiatique – trop occupé, sans doute, à errer dans les clubs de Gand et à peaufiner ses beats dans sa piaule. C’est après la tragique disparition de sa mère, en 2008, que le musicien s’est penché sur ses racines. Il entama des cours de mandarin, voyagea à Honk Kong… Attendu depuis 2016 pour succéder à un maxi sur le label Deewee son premier album constitue une fervente déclaration d’amour à l’Empire du Milieu. Il livre d’ailleurs un disque très réussi, les influences chinoises ne relevant pas, ici, de l’exotisme bon marché (voir chronique). On est désormais impatient de (re)découvrir Pupul sur scène. Sans la présence charismatique de Charlotte Adigéry, le voici en pleine lumière. En ces temps malheureux de crispation identitaire, voir Bolis passer des claviers aux guitares et donner vie, corps et joie à une quête personnelle met du baume au cœur !
Site internet : http://www.bozar.be/
du mardi au dimanche, de 10:00 à 18:00, et le jeudi jusqu'à 21:00 (sauf pendant les vacances d'été).



