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Stardust

Ed. Tristram

Ruby Castle. Le nom sonne comme un fantasme et un sésame. L’actrice d’épouvante qui le porte est l’étrange clé du singulier livre de Nina Allan. L’auteure n’est pas évidente à cerner : essayez d’imaginer un Rodrigo Fresán british et fleur bleue ! Comme Complications, son précédent livre, Stardust enchaîne les récits autonomes en tissant un réseau de correspondances. Chacune des parties apporte des éclaircissements cachés, mais surtout de nouveaux mystères, formant une toile qui s’épaissit au fil de la lecture. Au cœur du livre, Allan interroge la fiction – et son corollaire : le mensonge – et, discrètement, fait du monde forain la source secrète de nos imaginaires. Les segments s’enchaînent avec un inégal bonheur et Allan se révèle plus brillante dans l’évocation que dans l’écriture même, qui manque parfois de relief. Mais ses labyrinthes, au charme entêtant, donnent « l’impression d’être des structures inébranlables et d’un seul tenant, (…) une illusion car ils étaient construits sous forme de sections modulaires » (La Porte de l’Avenir, un sommet, avec son atmosphère Schnitzler et son final modianesque). Autant de raisons de jouer avec les facettes de son Ruby-cube.

Rémi Boiteux

384 p., 21,50€

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