Motorama
Poverty
TalitresAprès Calendar (2012) les cinq Soviets suprêmes de Motorama livrent un album sobrement intitulé Poverty. Des terres gelées de leur Russie natale émerge un son hanté par des influences postpunk, enveloppé par la voix d’outre-tombe de Vladislav Parshin qui rappelle furieusement celles de Paul Banks ou Ian Curtis. La beauté claire de ce nouveau chapitre prend corps au contact de mélodies amples, déployées entre guitares limpides, basse efficace et claviers stellaires. Chaque morceau, de l’électrisant Dispersed Energy au Heavy Wave qui déferle au coeur de l’album, compose une palette dont le spectre oscille entre noirceur sidérurgique et romantisme fleur bleue. Soit cinquante nuances de gris pour un disque avec lequel on passe volontiers la saison, et plus si affinités.



