Fables du Paysage Flamand
Exercices Spirituels
Ouvrir le tableau comme un grimoire, où le paysage -dans ses plus infimes détails, parfois- se donne à lire. Et manifeste la visée philosophique, morale, spirituelle, que les maîtres flamands du XVIe siècle assignaient à leurs œuvres. Fables du paysage flamand : une promenade initiatique au Palais des Beaux-Arts .
Nous suivons Bosch, Brueghel, Bles et d’autres guides illustres pour entreprendre l’exploration de microcosmes où la foi, les merveilles, percutent les superstitions et les monstres. Les Flamands proposent un véritable renversement : « Le sens ne surgit plus à travers la figure, mais dans le paysage. Le regard invente son propre lieu, pour y méditer… ». De l’Homme paysage, en 2006, à ces Fables du paysage flamand, le commissaire Alain Tapié continue d’interroger les fonctions de la peinture. Et pour l’heure, les représentations d’une nature qui raconte toujours quelque chose à qui veut bien l’entendre : « Bosch, par exemple, dans sa manière d’utiliser les formes de la nature – hommes, objets, plantes… – comme des hiéroglyphes, produit une peinture résolument énigmatique ». De quoi défier nos capacités d’interprétation. Mais le spectateur du xxie siècle y trouvera nécessairement son compte : « Ces œuvres sont ouvertes, et inépuisables. Aucune « convenance » canonique n’y est observée. On y fait ce qu’on veut ! ». Et elles témoignent, à coup sûr, d’aspirations, de frayeurs et d’un sens du jeu qui ne sont d’aucune époque. Cessera-t-on jamais d’interroger son miroir ?
Site internet : http://www.pba-lille.fr
Lun 14h>18h, mer>ven, 10h>18h, sam & dim, 10h>19h
Gratuité : le 1er dimanche de chaque mois.





