La hype de la gaufre

©Marine Durand

A quelques minutes du rush de midi, Jonathan Desaindes s’affaire. Les premiers clients pénètrent déjà dans la salle chaleureuse, aux murs de pierre et poutres apparentes. En moins de 10 mois, ce trentenaire a réussi son pari : implanter dans la capitale française le premier restaurant de gaufres salées. Presque par hasard. Après trois ans passés dans la banque, à Monaco, et une première reconversion dans l’immobilier, ce fils de boulanger natif de Cannes cherche un concept inédit, et se lance en avril 2014. « Au début, je mettais tous les ingrédients dans la pâte ! Puis j’ai compris que les gens avaient besoin de visuel ». Farines multiples – épeautre, sarrasin, quinoa, tomate séchée – produits de saison, recettes inventives (il a osé la gaufre burger !)… Sa Gaufrerie cartonne. Mais alors, pas trop peur que la folie s’essouffle ? « Cette tendance est une chance, les gens sont en train d’adopter la gaufre salée ». En attendant, quid de la prochaine carte, renouvelée tous les trois mois ? Surgissent les mots « raclette », « saumon gravlax », « chantilly citronnée ». Mais Jonathan n’en dira pas plus : « à cause de vous, les Belges vont me piquer l’idée ! »

A lire aussi…

La gaufre : une histoire belge

A Houplines, la gaufre flamande a son musée

Meert, une institution lilloise

Claviers, meubles et livres à dévorer

La confrérie de la gaufre liégeoise

Marine Durand

La Gaufrerie, 5 rue Marie Stuart, 75002 Paris, lagaufrerie.fr 

Articles similaires