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	<title>LM magazine &#187; vol</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>The Mastermind</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 03:59:33 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[John Magaro]]></category>
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		<category><![CDATA[Kelly Reichardt]]></category>
		<category><![CDATA[The Mastermind]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;était les années 1970, époque bénie où il était encore possible de chouraver deux Gauguin, un Rembrandt et un Picasso sans se prendre la tête. Inspiré par le cambriolage du Worcester Art Museum, la réalisatrice d&#8217;<em>Old Joy</em> et <em>First Cow</em> prend le contre-pied du genre. En guise de repérages, des visites en famille. Et pour la planification, une réunion à la cave pendant que le repas mijote. Ce qui intéresse Kelly Reichardt n&#8217;est de toute façon pas l&#8217;action (la preuve, le vigile roupille) mais ses conséquences. Que faire de ces tableaux – en l&#8217;occurence, du peintre abstrait Arthur Dove ? Peut-être d&#8217;abord les contempler. James Blaine Mooney (Josh O’Connor) les accroche dans son salon, lui qui n&#8217;a jamais pu s&#8217;accomplir en tant qu&#8217;artiste. Mais la police ne tarde pas à frapper à sa porte. En fuite, le jeune homme croise quelques vrais durs à cuire, et surtout des connaissances passées, qui lui rappelle quelles autres voies sa vie aurait pu emprunter. À la télévision, les échos de la guerre du Vietnam le poursuivent. Pas si simple d&#8217;échapper à son époque, quand bien même on traverserait l&#8217;existence avec des airs de touriste. Portée par la formidable partition de Rob Mazurek, du groupe de jazz Chicago Underground Trio, <em>The Mastermind</em> s&#8217;affirme comme une méditation sur le rapport au présent.</p>
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		<title>As Real as It Gets</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 05:55:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Enfant, Thomas Nolf caressait un doux rêve : devenir pilote d’avion. <em>« Quand j’ai eu dix ans, mes parents nous ont offert à mon frère et moi un baptême de l’air, déclenchant cette passion</em> », explique-t-il. Mais sa vie prit un autre chemin. Le Flamand se tourna vers la photographie, qui lui permit d’assouvir ses désirs d’aventure et de voyage. Et puis patatras. En 2020, la pandémie de Covid-19 cloua tout le monde au sol. Confiné chez lui, Thomas aurait pu apprendre à faire du &#8220;pain maison&#8221; ou du macramé. Il décida plutôt de glisser la dernière version de <em>Microsoft Flight Simulator</em> dans son ordinateur, histoire de tester la véracité de son prometteur slogan : <em>As Real as It Gets</em> &#8211; soit &#8220;le plus réel possible&#8221;. C’est ainsi qu’il s’extirpa de cette réalité brutale pour parcourir virtuellement les cieux, et renouer avec ses ambitions d’antan. <em>« Ce fut le début de ce projet, ça m’a donné l’idée de trouver des gens qui aimaient les avions et partageaient cette quête de liberté</em> ».</p>
<div id="attachment_170051" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/04/as-real-as-it-gets.jpg"><img class="size-full wp-image-170051" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/04/as-real-as-it-gets.jpg" alt=" As Real As It Gets (c) Thomas Nolf" width="1000" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">As Real As It Gets (c) Thomas Nolf</p></div>
<p><strong>Une fenêtre vers le ciel</strong></p>
<p>Au gré de ses recherches sur le web, Thomas Nolf a donc rencontré des pilotes de simulateur de vol <em>« un peu plus aguerris que moi »</em>, sourit-il. C’est-à-dire des acharnés qui, au joystick et à l’ordinateur, préfèrent les installations du genre monumental et hyperréaliste, avec leurs manches à balai, écrans de navigation panneaux de contrôle et autres farandoles de boutons. <em>« Beaucoup sont même persuadés d’être capables de diriger un vrai avion</em>, assure le photographe. <em>Et certains le pourraient tout à fait »</em>. À l’image de John, 82 ans, rangé des coucous et devenu prêtre. Cet Anglais a reconstitué chez lui, après 14 ans d&#8217;obstination, la réplique d’un cockpit de Boeing, augmentée de grands écrans sur lesquels défilent des paysages aériens. L’homme a d’ailleurs prêté à Thomas Nolf son improbable machine, visible à Waregem.</p>
<div id="attachment_170052" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/04/as-real-as-it-gets1.jpg"><img class="size-full wp-image-170052" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/04/as-real-as-it-gets1.jpg" alt=" As Real As It Gets (c) Thomas Nolf" width="1000" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">As Real As It Gets (c) Thomas Nolf</p></div>
<p><strong>En bout de piste</strong></p>
<p>En parallèle, l’artiste s’est aussi intéressé à une autre communauté : celle des &#8220;plane spotters&#8221;, des amateurs squattant les aérodromes partout sur le globe pour admirer les plus belles carlingues, lors du décollage ou de l’atterrissage. Ce périple l’a emmené de Marseille à Las Vegas, en passant par Maho Beach, à Sint-Maarten, un spot iconique. Située dans les Caraïbes, cette île est dotée d’un aéroport très particulier. Pour cause : sa piste est très courte. Afin de pallier cette bizarrerie, les pilotes doivent voler à basse altitude&#8230; en frôlant la plage. <em>« Les avions sont très proches, les touristes se réunissent sur le sable pour en sentir le souffle, c’est vraiment surprenant »</em>. Au moins autant que les photographies de Thomas Nolf, dont les couleurs vives, renvoyant à l’esthétique des jeux vidéo comme à celle du cinéma, traduisent à merveille cet état situé entre la fiction et la réalité. C’est-à-dire pile à l’endroit du rêve.</p>
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