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	<title>LM magazine &#187; toulouse</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Benjamin Attahir</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jan 2018 16:32:47 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est née votre passion pour la musique ?</strong> C’est ma mère, elle-même peintre, qui m’a poussé vers cette voie car elle n’a pas eu la chance d’en pratiquer. J&#8217;ai commencé le violon dès 7 ans. Finalement, le vrai déclic s&#8217;est produit vers mes 13 ans, en chantant au sein d’un chœur de jeunes, la Maîtrise du Capitole de Toulouse. Ce fut mon premier contact avec les grands répertoires, chefs d’orchestre, chanteurs et surtout l’opéra et la scène où j&#8217;ai vécu des chocs musicaux, notamment avec <em>Eugène Onéguine</em> de Tchaïkovski. C&#8217;est à partir de là que je me suis mis à composer.</p>
<p><strong>Quelle est votre spécialité ? Vous créez des ponts entre le présent et le passé, n’est-ce pas ?</strong> Oui, c’est un aspect de l’écriture musicale qui me passionne : comment faire dialoguer des objets musicaux prélevés à l’histoire avec un langage contemporain, une façon d’écrire plus moderne.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-exFBppLx0c" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Par exemple ?</strong> La pièce qui va être jouée à Lille, en ouverture du concert <em><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/10/glass-vs-reich/" target="_blank">Glass versus Reich</a></em>, se nomme <em>Sawti’l Zaman</em> et signifie <em>Les Voix du passé</em> en arabe. Celle-ci s&#8217;appuie en réalité sur une œuvre de Marin Maris, un violoniste du XVIIe siècle. J’ai repris cette pièce de viole baptisée <em>Badinage</em>, qui fut un choc musical très important dans ma vie, découvert en regardant le film <em>Tous les matins du monde</em>. Il me semblait intéressant d&#8217;offrir un nouvel éclairage à cette partition, plutôt que d&#8217;en livrer un pastiche ou de restituer une esthétique du passé.</p>
<p><strong>Pour lui donner une continuité dans le présent ?</strong> Exactement. L’histoire de la musique, de l’art en général, n&#8217;est pas faite de cassures, plutôt de langages qui se complexifient ou se solidifient. Nous entretenons toujours un rapport aux générations qui nous ont précédés. Voilà ce qui m&#8217;intéresse : révéler cette filiation dans un geste très simple et direct, utiliser des pièces appartenant à notre culture et à notre inconscient collectif.</p>
<p><strong>Qu’allez-vous créer à Lille ?</strong> Je suis en train d’écrire un cycle s’articulant autour des cinq prières de l’Islam : celle du matin, du midi, de l’après-midi, du soir et de la nuit. La première pièce écrite pour l&#8217;onl sera un concerto pour serpent. C&#8217;était un instrument ancien utilisé durant la Renaissance pour soutenir les voix dans les églises qui ne possédaient pas d’orgues. Cette pièce se nomme <em>Adh-dhohr</em>, soit le nom de la deuxième des cinq prières de la journée du rite musulman. Ici, je l&#8217;ai couplée avec la Symphonie n°7 <em>Le midi</em> de Haydn : on se situe donc sur le même moment de la journée, mais avec une interprétation musicale complètement différente.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/U9oz-wGCBeU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quel est votre objectif ?</strong> Pour construire ce cycle, j&#8217;ai emprunté des &#8220;objets&#8221; musicaux aux trois religions monothéistes, afin de tisser des liens entre elles. Le premier pourrait sembler tirer du grégorien, donc chrétien, mais c&#8217;est bien moi qui l&#8217;ai écrit. Le second est ce grand appel à la prière en rapport avec l&#8217;islam et le troisième est un chant yiddish. La fin d’une pièce sera le début de l’autre. Il s&#8217;agira de jouer les cinq lors d&#8217;une même soirée.</p>
<p><strong>Voilà un thème très contemporain&#8230;</strong> Oui, ce projet montre que ces trois cultures en perpétuel conflit sont en réalité extrêmement proches dans la façon, déjà, d’organiser la journée, mais aussi à travers les résonnances qu’elles entretiennent. Cela me touche particulièrement parce que ma famille vient du Liban, une terre portant en elle-même le berceau de ces trois religions.</p>
<p><strong>Voulez-vous délivrer un message de paix ?</strong> Il y a de ça, mais pas forcément de message. Il s&#8217;agit d&#8217;exprimer des enjeux inhérents à ma personne, parce que je suis à la fois français, libanais et marocain, me situant au carrefour de ces cultures comme des millions de gens en France et ailleurs. C’est juste ma vision, ce que je peux apporter musicalement sur ce thème mais sans positionnement idéologique. Il s&#8217;agit de montrer que toutes ces différences sont en réalité des points de concordance.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/_P92LMXb0kk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Art Mengo</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 00:27:08 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[acoustique]]></category>
		<category><![CDATA[Art Mengo]]></category>
		<category><![CDATA[Contrebasse]]></category>
		<category><![CDATA[guitare]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Oz]]></category>
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		<category><![CDATA[piano]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est longtemps resté dans l’ombre, composant plutôt pour les autres (Gréco, Salvador&#8230;). Après une longue absence, <a href="http://www.art-mengo.com/" target="_blank">Art Mengo</a> revient dans la lumière. On se rassure, le Toulousain a conservé sa voix éraillée, qu&#8217;il pose sur des sonorités latines teintées de jazz. Sur scène, il rejoue ses classiques comme <em>Les parfums de sa vie</em>, au sein d&#8217;une formation acoustique (piano, guitare, contrebasse) soutenue par le chant de <a href="https://www.facebook.com/Julie-Oz-800646520080395/" target="_blank">Julie Oz</a>. Le désormais quinquagénaire dévoile aussi quelques inédits – en amont d&#8217;un prochain album ? Il travaillerait de plus sur un spectacle dedié à l&#8217;Aéropostale. On risque de le recroiser – tant mieux, beaucoup l&#8217;ont tant aimé.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/zRVNktJ6t8M" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/4HUwIh3_2QM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Diabologum</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 05:51:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
		<category><![CDATA[inédit]]></category>
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		<category><![CDATA[rock français]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Souhaitiez-vous cette réédition autant que ceux qui la réclamaient à cor et à cri ? Michel : Depuis plusieurs années, j’essayais de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/8EkEQecPtT8" height="315" width="420" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe><br />
<strong>Souhaitiez-vous cette réédition autant que ceux qui la réclamaient à cor et à cri ?</strong><br />
<strong>Michel :</strong> Depuis plusieurs années, j’essayais de motiver le groupe et notre ancien label, Lithium. Tout était compliqué. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ça me rendait dingue que ce disque ne soit plus disponible depuis dix ans, alors que certaines copies se vendaient jusque 600 euros en vinyle">Ça me rendait dingue que ce disque ne soit plus disponible depuis dix ans, alors que certaines copies se vendaient jusque 600 euros en vinyle</span> et 100 euros en CD. Finalement, mon nouveau label (Ici d’Ailleurs) a défendu cette idée et trouvé un accord avec Vincent Chauvier de Lithium.<br />
<strong>Richard :</strong> Nous la souhaitions d’autant plus qu’elle était l’occasion de présenter quelques raretés et inédits (11 titres enregistrés entre 1996 et 1997). L’idée courait depuis 2008.</p>
<p><strong>Votre regard et votre discours ont-ils changé ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Chacun a suivi un parcours différent, artistiquement et dans sa propre vie. J’ai eu deux enfants, ça m’a pas mal bousculé. Mais le monde et la société n’ont pas beaucoup évolué, tout a juste empiré. En réécoutant l’album, j’ai été frappé par l’actualité des textes.<br />
<strong>R :</strong> Nos regards n’ont pas tant divergé. Le mien s’est même durci : les vautours me font encore plus vomir, les pigeons encore plus frémir et les hirondelles encore plus rêver !</p>
<p><strong>Avez-vous été sollicités par l’industrie « mainstream » suite à la réputation acquise par l’album ? Entendre Zazie s’extasier sur vos textes lors de votre passage live à <em>Nulle Part Ailleurs</em> vous avait-il amusé ?</strong><br />
<strong>M :</strong> à l’invitation de Noir Désir, nous avons fait quelques grosses scènes. Nous étions parfois très bien accueillis, parfois rejetés. Entre Dolly et FFF, Diabologum c’était un peu bizarre&#8230; Mais on aimait bien ça, c’était tellement martien. Zazie nous a fait la bise avant cette émission, je pense que c’est le contact le plus proche que nous ayons eu avec le mainstream français de l’époque.<br />
<strong>R :</strong> Avant de rencontrer Zazie dans le mainstream, je ne connaissais que <em>Zazie dans le Métro</em>, j’ai préféré la première ! Nous étions des ovnis, musicalement et socialement, au sein d’une scène française déjà très policée.</p>
<p><strong>Deviniez-vous que ce disque serait le dernier et qu’il marquerait autant les esprits ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Son retentissement dès la sortie nous a surpris. Nous pensions qu’il serait rejeté à cause de sa noirceur. Je n’imaginais pas qu’il deviendrait une référence du rock français. Quelques mois avant notre séparation, nous parlions encore d’un nouvel album, toujours à écrire, composer et enregistrer – en témoigne le disque de bonus de la réédition. Mais il y avait des tensions amplifiées par la fatigue. Ça n’a pas été facile de construire autre chose ensuite avec d’autres artistes, puisqu’on nous ramenait toujours à Diabologum. Mais, 18 ans plus tard, c’est un plaisir d’en parler avec autant de passion.</p>
<div id="attachment_32493" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/zik_itw_diabologum_cover_diabologum_print_def.jpg"><img class="size-medium wp-image-32493" alt="Cover #3 © Diabologum" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/zik_itw_diabologum_cover_diabologum_print_def-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Cover #3 © Diabologum</p></div>
<p><strong>Le style revêche de #3 a «fait école», pour le meilleur (Dominique A) et pour le pire (Fauve ?)&#8230; Quel regard portez-vous sur une certaine descendance ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Pas mal d’artistes ont été influencés par Diabologum, certains ont l’honnêteté de le dire. Quand l’influence est bien digérée, au service d’une forte personnalité, ça me fait plaisir.<br />
<strong>R :</strong> Ce qui m’a marqué chez Fauve, c’est la ferveur de son jeune public et le magnétisme existant entre eux. Malheureusement, c’est très pauvre scéniquement, mis à part le spoken guy, et musicalement très éloigné de Diabologum.</p>
<p><strong>La formation de Michel Cloup Duo a-t-elle représenté un nouveau départ ?</strong><br />
<strong>M :</strong> C’était surtout l’idée de s’assumer sous son propre nom, d’en finir avec cette idée de groupe tel que je l’avais vécu entre 1990 et 2010. Un peu comme se mettre à poil et se balader dans la rue (en moins pénible, quand même). D’ailleurs, je prépare un nouvel album.</p>
<p><strong>Peut-on s’attendre à une tournée ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Nous n’allons pas refaire de concerts de Diabologum, mais une performance, pour 6 personnes par soir : « Dîner de cons ». Une soirée intime avec nous, un repas que nous aurons cuisiné, avec des boissons et de la musique que nous aurons choisies. Une alternative à ces reformations ennuyeuses jouant sur le porte-monnaie et la nostalgie des quadras – et, je précise, les cons c’est nous !</p>
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