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	<title>LM magazine &#187; Toneelhuis</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Guy Cassiers</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 04:15:56 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Cassiers]]></category>
		<category><![CDATA[La Petite fille de Monsieur Linh]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Claudel]]></category>
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		<category><![CDATA[Valenciennes]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En quoi ce roman vous a-t-il séduit ?</strong> Je travaille depuis un an sur la question des réfugiés, notamment à travers <em>Borderline</em>, pièce adaptée d&#8217;un texte d&#8217;Elfriede Jelinek. Celui-ci est assez provocant et politique. Le livre de Philippe Claudel se situe à l&#8217;opposé, fondé sur une anecdote. C&#8217;est une parabole. Il raconte l&#8217;histoire d&#8217;un homme ayant fui son pays en guerre pour offrir un avenir meilleur à sa petite fille en Europe. Les gens sont plutôt généreux avec lui, mais cela ne fonctionne pas, il ne parvient pas à entrer en connexion avec eux. Ce court récit permet de ressentir ce que vit une personne débarquant dans notre société sans en comprendre la langue ni les codes, il nous invite dans son corps.</p>
<p><strong>Ces deux spectacles seraient-ils les deux faces d&#8217;une même pièce ?</strong> Oui, <em>Borderline</em> nous renvoie à notre responsabilité. Dans <em>La Petite fille de Monsieur Linh</em>, c&#8217;est le contraire : on cherche l&#8217;empathie du spectateur. Les médias présentent généralement les réfugiés sans se mettre à leur place. A la télévision ou dans les journaux flamands, on évoque par exemple un &#8220;tsunami de migrants&#8221;,  jouant avec la peur. Ce spectacle adopte un angle opposé et soulève des questions importantes, notamment sur la situation dans le Nord de la France.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/209724090?color=ffffff&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/209724090">Grensgeval (Borderline) &#8211; Teaser</a> from <a href="https://vimeo.com/toneelhuis">Toneelhuis</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><strong>Comment cela se traduit-il ?</strong> On découvre un seul acteur sur scène qui manipule tous les outils du théâtre, exécute de petits morceaux de musique, joue avec la lumière… Le plateau très épuré est traversé de projections, non pas d&#8217;images mais de texte. Par exemple, lorsque le comédien rencontre le médecin, on lit tous le mot &#8220;docteur&#8221; ainsi que ses propos sur l&#8217;écran sauf monsieur Linh… On souligne une distance car il ne comprend pas ce que les autres lui disent.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-82789" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/02/repetitiefoto-fr-linh_kurt-van-der-elst-300x218.jpg" alt="Photos répétition © Kurt Van der Elst" width="300" height="218" />N&#8217;y a-t-il pas un autre personnage important dans le roman de Philippe Claudel ?</strong> Si. Monsieur Linh rencontre monsieur Bark qui devient son ami. Ils ne parlent pas la même langue mais leur dialogue se situe au-delà, dans les expressions. Notre acteur incarne ici les deux personnages grâce à des caméras, comme s&#8217;il jouait avec lui-même.</p>
<p><strong>Quel est votre objectif ?</strong> Au début, le comédien s’adresse au public, comme le narrateur d&#8217;un roman. Puis, il devient progressivement monsieur Linh se perdant dans la ville. Le théâtre se transforme alors en une &#8220;chambre mentale&#8221;. Le spectateur voit avec les yeux et entend avec les oreilles du personnage, percevant mieux ses difficultés.</p>
<p><strong>Qui incarne Mr Linh ?</strong> Pour la version française, Jérôme Kircher. D&#8217;ailleurs, j&#8217;aimerais concevoir un spectacle spécifique à chaque pays, car les réfugiés ne sont pas les mêmes en France, en Belgique, en Angleterre… Enfin, je rassemblerais ces propositions pour créer un monsieur Linh européen voire universel.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/250443947?color=ffffff&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/250443947">Trailer Het kleine meisje van meneer Linh</a> from <a href="https://vimeo.com/toneelhuis">Toneelhuis</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><strong>Justement, quelle est votre lecture de la politique migratoire européenne ?</strong> Le dialogue entre les pays reste stérile. On rejette ce qu&#8217;on ne connaît pas. Cela fait le jeu du populisme et de l&#8217;extrême-droite. Comme je l&#8217;ai expliqué dans <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/01/01/les-bienveillantes/" target="_blank"><em>Les Bienveillantes</em></a>, il y a un monstre qui se terre dans notre coeur. A tout moment, il peut être pris dans des jeux de pouvoir… Sans craindre le retour imminent du fascisme en Europe, je regrette le rétablissement de toutes ces frontières, traduisant un manque total de responsabilité politique.</p>
<p><strong>Le problème de l&#8217;Europe n&#8217;est-il pas son manque d&#8217;empathie ?</strong> Exactement. Comprendre une personne, c&#8217;est déjà beaucoup. Nouer une relation avec un seul être humain permet de comprendre un groupe entier. C&#8217;est l&#8217;une des leçons du roman de Claudel. Sans détenir la solution, je pense aussi que l&#8217;Europe doit renforcer le dialogue.</p>
<p><strong>Comment concevez-vous votre théâtre ? Doit-il être nécessairement engagé</strong> ? Pas forcément. Par exemple en ce moment, j’adapte le roman de l&#8217;écrivaine A. M. Homes, Puissionsnous être pardonnés, qui est une comédie. Cela dit, je pense que Toneelhuis a une responsabilité. On ne se contente pas de monter de beaux spectacles, mais de repenser l&#8217;histoire et d’imaginer le futur.</p>
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		<title>Caligula</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 12:14:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
		<category><![CDATA[Caligula]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[drame philosophique]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Cassiers]]></category>
		<category><![CDATA[Toneelhuis]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>C’est drôle. Quand je ne tue pas, je me sens seul</em> ». Ainsi parle le plus cruel des empereurs romains. Ce sont du moins les mots que lui prête Albert Camus dans sa tragédie publiée en 1944. L’histoire est connue : à la mort de sa sœur et maîtresse Caligula prend conscience de la finitude de l’existence. Refusant cette absurdité, il se confond en violence pour balayer les illusions de son entourage. Guy Cassiers s’empare de cette figure du pouvoir pour livrer un réquisitoire contre la dictature, doublé d’un drame philosophique.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/144881272" width="995" height="560" frameborder="0" title="Een impressie van de repetities van Caligula" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
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