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	<title>LM magazine &#187; Star</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Barbara</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Sep 2017 03:57:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Cloclo, Dalida, Gainsbourg (vie héroïque)… L&#8217;histoire de la variété française ne cesse d’être revisitée sur grand écran. Pour un résultat souvent mauvais,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Cloclo, Dalida, Gainsbourg (vie héroïque)</em>… L&#8217;histoire de la variété française ne cesse d’être revisitée sur grand écran. Pour un résultat souvent mauvais, il faut bien le dire… Mathieu Amalric ne recherche pas l&#8217;imitation à tout prix, qui n&#8217;aurait rendu hommage ni au talent de Barbara ni à celui de Jeanne Balibar. <em>Exit</em> aussi la poussive succession d&#8217;événements biographiques, le cinéaste privilégie une narration éclatée, pour mieux explorer l’imaginaire de la diva. Le film raconte ainsi… le tournage d&#8217;un film. On suit par fragment l’actrice Brigitte (Jeanne Balibar) qui, pour mieux se préparer à incarner l’icône, travaille son rôle, de la voix à la gestuelle jusqu’aux habits de scène. Quitte à se perdre elle-même, et nous avec, dans une longue mais fabuleuse mise en abyme, où Amalric lui-même apparaît en tant que cinéaste entre deux images d’archives.</p>
<p><strong>Résurrection</strong></p>
<p>Où est le vrai ? Le faux ? Qui chante ? Jeanne ou Barbara ? On ne sait jamais et, le comble, c’est qu’on ne cherche plus à le savoir. On se laisse bercer par ce voyage musical et onirique, où les époques se confondent grâce à un habile jeu sur la texture des images. Petit à petit, Brigitte et Jeanne s&#8217;effacent. Il ne reste que Barbara. Tour à tour superstar, accro aux médocs, Don Juan au féminin, cette incarnation jouit d’un troublant magnétisme animal. Non pas celui d’un aigle noir, mais d’une panthère au rugissement sensuellement rauque.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/217646765?color=f6e852" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Richard Bellia</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 01:30:52 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Un oeil sur la musique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment es-tu devenu photographe ? En me rendant à un concert à l’âge de 18 ans, avec un appareil photo que je...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Comment es-tu devenu photographe ?</strong> En me rendant à un concert à l’âge de 18 ans, avec un appareil photo que je venais d’acheter. Tout simplement. Les Anglais ont une expression pour ça. Ils disent : « I got carried the way ». Cela me correspond bien, je me suis laissé emporter par le truc. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Peut-on te considérer comme un autodidacte ?</strong> Oui. J&#8217;ai juste suivi des cours au club du lycée, à Longwy, et à la MJC locale. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Comment as-tu approché le monde de la musique ?</strong> A partir d’une série de rencontres, de collaborations avec des fanzines, </span><span style="font-size: 12pt;">des magazines. Sans t’en rendre compte, tu te retrouves un jour à un concert avec un badge portant le nom d’un canard…   </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Où as-tu publié ta première photo ?</strong> Dans <em>Santiag</em>, un journal réalisé par une bande de potes, à Metz, et qui était dirigé par Denis Robert. Un truc dans l’esprit de <em>Libération</em>, mais en province et mensuel. En même temps, la comparaison est moyenne. Comme si je te disais que t’étais le James Brown de la pâtisserie (<em>rires</em>).</span></p>
<p><img class="  wp-image-64097 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/11/dossier-rock_richard-bellia_james_brown_1991_ph_richard_bellia-copie.jpg" alt="James Brown, 1991" width="814" height="539" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Quand as-tu rejoint le fameux <em>Melody Maker</em> ?</strong> A 23 ans j’ai passé des vacances à Londres alors que The Cure répétait dans les parages. Je m’y rendais chaque jour, profitant d’un concert pour moi seul. J’ai débarqué dans ce journal anglais en 1985 avec quelques clichés sous le bras, ça a démarré comme ça… Pour l&#8217;anecdote, les pigistes étaient classés par ordre alphabétique dans l&#8217;ours. Mon nom arrivait juste après Janette Beckman que j&#8217;adorais, la nana qui a réalisé les pochettes de Police. Mais bon, elle était sympa comme une porte de prison (<em>rires</em>).</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Qu’est-ce qui t’a d’abord guidé ? La musique ou la photo ?</strong> Très largement la musique. J’aime la photo mais je ne suis pas une espèce de malade mental qui travaille la lumière, se procure le matériel dernier cri… Au départ, c’était un bon moyen pour ne pas avoir l’air d’une quiche devant les musiciens. Tu t’occupes les mains, tout ça. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Comment gagnes-tu la confiance des artistes, te démarques-tu des autres photographes ?</strong> Je suis super drôle, t’as pas idée ! Ça joue beaucoup. Et je leur parle musique naturellement. Mais la vraie question n’est pas tant de connaître mon secret, que de découvrir le problème de mes confrères… </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Quel est donc leur problème ?</strong> Là je peux te répondre d’une façon définitive : 99 % des photographes musicaux ont des goûts de merde.C’est hallucinant ! Leur job c’est d’aller à des concerts, mec. Techniquement c’est impossible d’avoir des goûts aussi pourris ! J&#8217;ai un copain qui se fait appeler Boby, il est assez connu, genre c&#8217;est le témoin de notre temps. Il s&#8217;est trouvé un job :  photographe officiel de Deluxe&#8230; mais enfin c&#8217;est pas possible ! Alors oui, ses parents doivent être fiers de lui&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="  wp-image-64098 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/11/dossier-rock_richard-bellia_morrissey_smiths_p_157_cdt_richardbellia.jpg" alt="Morrissey, The Smiths, Londres, décembre 1986" width="926" height="611" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Qu’est-ce qu’une bonne photo ?</strong> Elle invite à te poser longtemps devant et à observer 1 000 détails. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Qu’est-ce qui caractérise ton style ?</strong> Je suis assez rapide. La vitesse à laquelle on attaque son sujet est primordiale. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Comment procèdes-tu techniquement ?</strong>   D&#8217;abord, ce n&#8217;est pas l&#8217;appareil qui fait la photo mais l&#8217;objectif. J&#8217;achète donc un boîtier en fonction des systèmes optiques qu&#8217;il accueille, en particulier ceux d&#8217;une marque que j&#8217;adore : Carl Zeiss. J&#8217;utilise un chouette appareil, le Contax, celui-là même qu&#8217;utilisa Robert Capa lors du débarquement &#8211; enfin s&#8217;il l&#8217;a vraiment vécu, haha ! </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Certaines photos renvoient-elles à des moments heureux ?</strong> La plupart. Elles traduisent souvent des trucs personnels… Tiens, la photo de Robert Smith avec la toupie (<em>ndlr :l’une des plus célèbres du groupe</em>). Je l’ai prise en arrivant à Londres. J’avais 23 piges, pas un rond en poche alors qu’il faisait très froid et je voulais devenir photographe. La première pellicule que je cale dans mon appareil, eh bien ça a donné ça.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="  wp-image-64095 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/11/dossier-rock_richard-bellia_the-cure-londres-85-ph-richard-bellia.jpg" alt="Robert Smith, The Cure, Fiction Records, Charlotte Street, Londres, novembre 1985" width="875" height="586" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Il y a aussi cette fameuse photo d’Ol’ Dirty Bastard, prise dans sa chambre…</strong> Tu parles, elle est surtout rentable pour mon avocate qui a fait plus de 30 000 dollars avec… </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Pourquoi ?</strong> Je me la suis fait voler. Un jour des potes m’appellent en me disant : « regarde, David Guetta porte un tee-shirt avec ta photo ! » C’est une énorme compagnie américaine qui a produit cette fringue sans mon autorisation, mais avec celle de la veuve d’ODB, qui a les droits d’utilisation post-mortem de l’image de son mari. Aux états-Unis, la photo doit être déposée au copyright américain, ce que je n’avais pas fait… donc j&#8217;ai perdu le procès. A cela s&#8217;ajoute une autre histoire : un mec a tiré un dessin de ce cliché et il se l&#8217;est aussi fait piquer par le Wu-Tang Clan, qui l&#8217;a utilisé pour son album à deux millions de dollars !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="  wp-image-64096 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/11/dossier-rock_richard-bellia_oldirtybastard-1997-richard-e1453999322244.jpg" alt="Ol’ Dirty Bastard, Wu-Tang Clan, Los Angeles, mars 1997" width="596" height="597" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Comment as-tu conçu le parcours de cette exposition à L’Aéronef ?</strong> Mon but n’est pas que les gens se disent : « regarde, c’est David Bowie ! », mais plutôt qu’on apprécie la qualité des images et des tirages. On s’intéressera à ce travail sans être un passionné de musique. D’ailleurs, j’ai placé James Brown entre Bowie et Kraftwerk ce qui, on en conviendra, ne répond à aucune logique. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Pourquoi ?</strong> Imposer une narration quelconque à mes images sous-entendrait qu’elles n’ont pas assez de force. Elles n’ont pas besoin non plus d’explications, de textes. Elle se suffisent à ellesmêmes. </span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong>Pourtant, tu dois compter ton lot d’anecdotes, non ?</strong> Oui, un sacré stock, mais je veux éviter le côté “Tonton Richard raconte ses histoires”, du genre (<em>ndlr : là, il imite Philippe Manoeuvre</em>) : <em>« Oh putain Mick Jagger venait de m’appeler, il avait passé la nuit avec machin… »</em>. Non, je ne marcherais pas sur les plates-bandes de Manoeuvre (<em>rires</em>).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A LIRE AUSSI</strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=63930&amp;preview=true" target="_blank">PAMELA DES BARRES, CHAUD BUSINESS</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=63933&amp;preview=true" target="_blank">PUNK 45: LA FRANCE EPINGLEE</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/rebel-rebel/" target="_blank">REBEL REBEL, L&#8217;EXPO ROCK</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/richard-bellia/">Richard Bellia</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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