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	<title>LM magazine &#187; Simon Kerola</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Simon Kerola</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jan 2019 13:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Kerola]]></category>
		<category><![CDATA[Suede]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment en êtes-vous venu à la photographie ?</strong> Elle a toujours fait partie de mon environnement. Mon grand-père et mon père possédaient tous les deux une belle collection d&#8217;appareils, que je pouvais utiliser à ma guise. A l&#8217;âge de 15 ans, j&#8217;ai eu envie de commencer à créer. La photographie fut donc un choix naturel. C’est un outil merveilleux.</p>
<p><strong>Comment présenteriez-vous votre travail ?</strong> J&#8217;essaie de combiner les sentiments de romance et de mélancolie, à travers des contes colorés.</p>
<p><strong>Vous semblez aussi très inspiré par la nature, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, définitivement. J&#8217;ai grandi entouré par la nature et j&#8217;y passe beaucoup de temps. C&#8217;est un élément crucial pour moi.</p>
<p><strong>S&#8217;agit-il aussi de délivrer une histoire à travers vos photographies ?</strong> Oui, mes images racontent toujours quelque-chose mais, à la fin, c&#8217;est vous qui décidez de ce que vous voulez y voir. A l&#8217;avenir, j&#8217;aimerais d&#8217;ailleurs produire des récits plus spécifiques et plus longs, à travers de plus grandes séries d&#8217;images.</p>
<div id="attachment_94138" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-94138" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/12/portfolio_simon_kerola_101-200x300.jpg" alt="(c) Simon Kerola" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">(c) Simon Kerola</p></div>
<p><strong>Les visages semblent également importants. Dans vos images, ils sont parfois masqués ou montrés en gros plan&#8230;</strong> Oui, car ils racontent des histoires, et cachent aussi des secrets&#8230;</p>
<p><strong>Justement, comment choisissez-vous vos modèles ?</strong> Très naturellement. Le visage me donne tout de suite l&#8217;assise du personnage. Beaucoup de gens me demandent si je les construis comme si j&#8217;écrivais un script. Je le fais à un moment donné, mais je lui laisse beaucoup de place afin qu&#8217;il se développe de lui-même. La description que j&#8217;en livre reste donc toujours très vague.</p>
<p><strong>Une atmosphère surannée se dégage de vos clichés, que ce soit dans les objets, les couleurs, les vêtements &#8230; Pourquoi ce choix ?</strong> Honnêtement, je ne sais pas, mais cela a sans doute à voir avec la nostalgie, une tentative de connexion au passé, quand les choses étaient alors &#8220;meilleures&#8221; et que nous étions plus proches de la nature. C&#8217;est un rêve, je suppose.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de votre incroyable travail sur la lumière ?</strong> Je passe beaucoup de temps à l&#8217;observer lorsque je cherche des lieux à photographier, c’est une donnée importante. La lumière naturelle a toujours ma préférence, car elle peut révéler beaucoup de choses.</p>
<div id="attachment_94140" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-94140" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/12/portfolio_simon_kerola_12-1024x1024.jpg" alt="(c) Simon Kerola" width="995" height="995" /><p class="wp-caption-text">(c) Simon Kerola</p></div>
<p><strong>Quel type d&#8217;appareil utilisez-vous ? Argentique ? Numérique ?</strong> Les deux. Actuellement, mon préféré est le Contax G2.</p>
<p><strong>Quel est votre processus de création ?</strong> Je repère d&#8217;abord tous les objets nécessaires, comme les vêtements, puis je cherche le bon visage, superpose l’histoire, et enfin je shoote.</p>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il du choix des décors ?</strong> Je les trouve au terme d&#8217;un long travail d&#8217;exploration et de documentation. Il me faut en effet dénicher un endroit où je passerai beaucoup de temps : des jours, des semaines ou parfois même des mois. Il ne s&#8217;agit pas pour moi de photographier l&#8217;image parfaite, mais de trouver un lieu ou un moment provoquant un sentiment spécial, avec lequel je pourrais œuvrer le plus possible.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> En ce moment, j&#8217;attends le froid glacial en Suède, pour de nouvelles séries de photos au pays des merveilles de l&#8217;hiver&#8230;</p>
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		<title>Simon Kerola</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jan 2019 06:00:27 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
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		<category><![CDATA[Romance]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Kerola]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Onirique. Ici, le terme n’a rien de galvaudé. Même si notre artiste préfère parler de <em>« romance et de mélancolie »</em>. Des sentiments se reflétant dans le regard (pour le moins) absorbé de ses modèles. Allongée sous un écran de télévision antédiluvienne, cette jeune fille par exemple, semble comme absente d’elle-même, telle une statue de cire figée. Les visages sont parfois masqués, par un éclat de lumière, de verre ou par une fleur. <em>« Ils portent des histoires, des secrets. Mais à la fin, c’est à vous d’imaginer les vôtres »</em>, glisse le Suédois. Saisies en lumière naturelle, ces scènes convoquent une esthétique surannée (dans les couleurs, les vêtements), nous renvoyant quelque part entre les années 1950 et 1970. <a href="https://www.simonkerola.com/" target="_blank">Simon Kerola</a> n’a pourtant rien connu de cette époque, étant né en… 1997. Alors, pourquoi ce choix ? <em>« Honnêtement, je n’en sais rien. Cela traduit sans doute une nostalgie, cette idée que les choses étaient &#8220;meilleures&#8221; auparavant. Lorsque nous étions plus proches de la nature »</em>. Cet autodidacte a justement grandi dans la banlieue de Stockholm, <em>« entouré de verdure »</em> et, pour ne rien gâcher, au contact de la photographie. <em>« Mon grand-père et mon père possédaient tous les deux une belle collection d’appareils »</em>. Il est ainsi âgé de 15 ans lorsqu’il prend ses premiers clichés. Pour autant, Simon ne vise pas la composition parfaite. Il recherche plutôt des lieux suscitant des émotions, un instant spécial, un mirage dans lequel nous perdre davantage.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/01/02/simon-kerola-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE SIMON KEROLA</a></strong></p>
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