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	<title>LM magazine &#187; Séries</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 10:14:40 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Séries Mania</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 06:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Les séries ont toujours tendu un miroir au monde&#8230; et n&#8217;échappent pas non plus à ses soubresauts. La directrice générale du festival,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les séries ont toujours tendu un miroir au monde&#8230; et n&#8217;échappent pas non plus à ses soubresauts. La directrice générale du festival, Laurence Herszberg, observe ainsi que <em>« la situation internationale »</em>, entre grève hollywoodienne ou embrasement au Proche-Orient <em>« a eu un impact sur la création »</em>. D&#8217;ailleurs, <em>« pour la première fois, nous ne présentons pas de séries israéliennes car la production est à l&#8217;arrêt »</em>. À l&#8217;inverse, cette édition s&#8217;ouvre à l&#8217;Afrique du Sud, la Lettonie, Taïwan ou la Nouvelle-Zélande, parmi 21 pays représentés. <em>« Il s&#8217;agit d&#8217;arpenter de nouveaux territoires, de dépasser nos habitudes américaines et européennes pour changer notre vision »</em>. Même si la soirée d&#8217;inauguration met à l&#8217;honneur une superproduction <em>made in</em> USA&#8230; En l&#8217;occurrence, l&#8217;avant-première mondiale de l&#8217;hyper attendue <em>The Three-Body Problem</em>, adaptation du roman de SF culte du Chinois Liu Cixin, par les créateurs de <em>Game of Thrones.</em> Et on nous annonce déjà <em>« une oeuvre graphiquement exceptionnelle »</em>.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/5lj99Uz1d50?si=-T_CZ8o1meE_tviU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Intimes convictions</strong></p>
<p>Au fil des 52 titres retenus pour cette édition, Laurence Herszberg observe aussi un fil conducteur (<em>« peut-être à cause des grandes tensions du monde, justement »</em>) : l&#8217;intime. À travers ces histoires,<em> « on se recentre en effet sur ses proches, sa famille, à rebours des grandes thématiques sociétales de ces dernières années »</em>. C&#8217;est par exemple <em>Apples Never Fall</em>, relatant l&#8217;implosion d&#8217;un foyer américain après la disparation inexpliquée d&#8217;une mère. Ou encore <em>Ourika</em>, co-créée par Booba, qui met en scène un étudiant contraint de diriger l&#8217;empire de la drogue fondée par sa famille, durant les émeutes de 2005. Toujours plus proche de nous, certaines séries s&#8217;invitent littéralement dans notre lit, pour ausculter le désir et la sexualité. Où l&#8217;on suivra la drôle d&#8217;expérience d&#8217;un couple à la libido en berne. Dans <em>30 Days of Lust,</em> des amoureux ensemble depuis l&#8217;âge de 15 ans tentent de rallumer la flamme en batifolant chacun de leur côté durant un mois. <em>« Les récits historiques n&#8217;échappent pas à cette tendance</em> ». En témoigne <em>Une amitié dangereuse</em>, qui dévoile <em>« les difficultés de Louis XIII à concevoir Louis XIV »</em> &#8211; il lui aura fallu un quart de siècle, tout de même&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/7Vyv25ZN56g?si=RVWW1eecLZQY7Qh-" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Échec et mat</strong></p>
<p>L&#8217;autre grand sujet de ce cru 2024, c&#8217;est l&#8217;intelligence artificielle. Parmi les oeuvres ô combien symboliques, citons <em>Rematch</em>, qui retrace la célèbre partie d&#8217;échecs opposant Garry Kasparov à Deep Blue, le supercalculateur d&#8217;IBM. Soit <em>« le premier duel entre l&#8217;Homme et la machine »</em> (spoiler : l&#8217;Homme a perdu). Oh, les nostalgiques d&#8217;un temps plus analogique se consoleront lors des séances cultes, en se repassant par exemple deux épisodes de <em>Starsky &amp; Hutch</em>, réalisés par un certain Michael Mann. Et il n&#8217;est pas impossible que vous croisiez une Ford Gran Torino rouge aux bandes blanches dans les rues de Lille – en vrai, cette fois !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/cpM6oe5UCIM?si=0uNr1ZEEiX6qxQ4-" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 18pt;">L&#8217;Envers du décor</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/series-mania-6.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-157574" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/03/series-mania-6-197x300.jpg" alt="Janice Poon © courtesy Brook Palmer" width="197" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Après l&#8217;art du générique l&#8217;an passé (souvenez-vous <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/03/01/series-mania-5/" target="_blank"><em>Don&#8217;t Skip</em></a>), cette nouvelle exposition nous dévoile les métiers cachés des séries. Comment créer un faux cadavre réaliste ? Des blessures plus vraies que nature ? Des dents de monstre aussi effrayantes qu&#8217;acérées ? Outre les accessoires, costumes et autres secrets de fabrication, on apprendra par exemple à parler le dothraki, comme dans Game of Thrones, avec les créateurs de langue David et Jessie Peterson. Et puis on s&#8217;assoira à table avec Janice Poon, styliste culinaire pour <em>Hannibal</em> et <em>Star Trek : Discovery</em>. Cette spécialiste de la jambe comestible réussit également comme personne la salade de globes oculaires. Alléchant, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, 16 &gt; 22.03, Tripostal</em></p>
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		<title>Qui est-ce ?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2020 07:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[cultes]]></category>
		<category><![CDATA[Friends]]></category>
		<category><![CDATA[How I Meet Your Mother]]></category>
		<category><![CDATA[Les Simpson]]></category>
		<category><![CDATA[Qui est-ce?]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Stranger Things]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En cette période de cocooning forcé, le binge-watching reste de mise. Les jeux de société aussi. Pourquoi ne pas fusionner ces deux...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période de cocooning forcé, le binge-watching reste de mise. Les jeux de société aussi. Pourquoi ne pas fusionner ces deux passe-temps ? <a href="http://www.etsy.com/shop/boredbutcozy" target="_blank">Bored But Cosy </a>a conçu des versions &#8220;séries cultes&#8221; du célèbre <em>Qui est-ce ?</em> Parmi les titres proposés, on trouve <em>Friends</em>, <em>Stranger Things</em>, <em>Les Simpson</em>, <em>How I Meet Your Mother</em>… Pour jouer, il vous suffit de posséder (outre de solides connaissances télévisuelles) le plateau original, car tous les personnages sont à imprimer pour la modique somme de dix euros par feuilleton. Il s’agit d’une fille, elle est douée de pouvoirs télékinésiques, son prénom est un nombre… Vous l’avez ?</p>
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		<title>Michel Vuillermoz</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2019 05:18:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse Président]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Vuillermoz]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment en êtes-vous venu à jouer dans Alphonse Président ? Nicolas Castro, le réalisateur, a créé cette série en pensant à moi....</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment en êtes-vous venu à jouer dans <em>Alphonse Président</em> ?</strong> Nicolas Castro, le réalisateur, a créé cette série en pensant à moi. Je l&#8217;ai trouvée bien écrite, très drôle et originale, à rebours des sujets actuels. Elle ne se déroule pas dans un commissariat ni dans un hôpital&#8230; De plus, les conditions de tournage étaient assez chouettes, se déroulant sur un temps très court, je n&#8217;étais pas habitué à ça. On a enregistré les dix premiers épisodes en cinq semaines, et les huit autres en quatre.</p>
<p><strong>Comment présenteriez-vous cette série ? </strong>C&#8217;est une comédie un peu &#8220;rétro&#8221;. Nicolas et moi aimons ces références aux années 1970-80, voire aux Trente Glorieuses d&#8217;où est issu le président Alphonse Dumoulin. Ce dernier a pour modèles De Gaulle ou Mitterrand, de grandes figures du pouvoir et du siècle passé. Sans éprouver de nostalgie particulière, c&#8217;est une époque et un cinéma qui nous ont fait rêver, où tout était encore possible…</p>
<p><strong>Nicolas Castro s&#8217;inspire aussi des</strong> <strong> comédies américaines, comme</strong> <strong> Seinfeld… </strong>Oui, et même Blake Edwards, dont on perçoit l&#8217;influence dans la deuxième saison, très burlesque. J&#8217;adore ce ton-là.</p>
<p><strong>Comment avez-vous composé votre personnage ? Pensiez-vous à une personnalité politique ? </strong>Pas du tout. Mais, quand Nicolas Castro m&#8217;a expliqué qu&#8217;Alphonse Dumoulin fumerait la pipe et porterait des costumes de velours, très &#8220;vintage&#8221;, le personnage était composé ! J&#8217;ai aussi pensé à Jean-Pierre Marielle. Je me sens proche de cet humour, cette mauvaise foi, ce côté un peu misogyne et vieille France… Pour tout dire, les propos d&#8217;Alphonse Dumoulin sont assez proches de mes pensées.</p>
<p><strong>Ce fameux bon sens terrien&#8230;</strong> Oui, celui d&#8217;un homme assistant à cette folie du monde, surtout dans la deuxième saison. A bien des égards, la série est iconoclaste et irrévérencieuse.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/bL2GEHsfOvg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La série est burlesque mais</strong> <strong> dit beaucoup de choses sur le</strong> <strong> monde actuel, n&#8217;est-ce pas ?</strong><br />
Oui, sans se prendre au sérieux. Elle n&#8217;est pas politique comme <em>Baron noir,</em> même si ce registre reste sous-jacent. Alphonse a un certain âge, ses propres références historiques, et le voilà propulsé dans un monde numérique qui le dépasse complètement. J&#8217;aime son côté &#8220;seul contre tous&#8221;, renvoyant un peu à Cyrano ou à Don Quichotte. C&#8217;est le héros isolé, qui part en guerre contre la marche du monde et les GAFA, comme on le découvre dans la deuxième saison. Je reste séduit par cette idée du &#8220;Gaulois résistant&#8221;.</p>
<p><strong>Pourquoi ? </strong>Parce que cette société nous engloutis, nous transforme en robots. On assiste impuissant à notre déshumanisation… Je ne suis pas optimiste face à ce formatage des individus, la réussite à tout prix, la compétition, l&#8217;idée de &#8220;gagner sa vie&#8221;, la pensée unique. Pour moi, <em>Matrix</em> était un film visionnaire.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Xh2MXTlJjNY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Cela vous fait quoi de jouer les premiers rôles ? </strong>On a plus de temps ! Lorsqu&#8217;on porte la série, tout est écrit en fonction de votre personnage, c&#8217;est beaucoup plus confortable ! A contrario, quand on joue les seconds ou troisièmes rôles, il faut être efficace tout de suite, dans les quelques scènes qui nous sont attribuées…</p>
<p><strong>On vous verra également en novembre dans J&#8217;accuse de Roman Polanski. Qui jouez-vous ici ? </strong>Oh, c&#8217;est un petit truc, une ou deux scènes… Mais c&#8217;était tout de même formidable, Roman Polanski est un grand réalisateur. J&#8217;y interprète l&#8217;un des généraux responsables de l&#8217;accusation de Dreyfus, le commandant Armand du Paty de Clam, une véritable saloperie…</p>
<p><strong>Où vous sentez-vous le mieux ? Sur un plateau de cinéma ? Les planches d&#8217;un théâtre ?</strong> Les deux ! J&#8217;effectue aussi beaucoup de lectures, d&#8217;enregistrements, ce sont des exercices complémentaires mais cela reste un travail de comédien. Je prends autant de plaisir à interpréter Alphonse Dumoulin que Pinglet dans <em>L&#8217;Hôtel du libre échange</em> de Feydeau, en ce moment à La Comédie-Française, jusqu&#8217;à fin juillet.</p>
<p><strong>On se souvient aussi de vous dans le rôle de Cyrano de Bergerac, mis en scène par Denis Podalydès. était-ce un moment fort de votre carrière ? </strong>Bien sûr, c&#8217;est un rôle mythique… et épuisant à jouer. Après cela, tout me semble une récréation ! Mais on oublie la fatigue car c&#8217;est tellement de plaisir pour le spectateur, les jeunes en particulier. Je garde plein de beaux souvenirs avec des enfants qui ont découvert le théâtre avec Cyrano. D&#8217;ailleurs, il est possible qu&#8217;on le reprenne… mais rien d&#8217;officiel !</p>
<div style="position: relative; width: 100%; display: inline-block;">
<p><iframe style="border: none; position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;" src="https://www.theatre-contemporain.net/embed/QC3bdebL" width="300" height="150" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<div style="padding-top: 56.25%;"></div>
</div>
<p><strong>Parmi les gens qui comptent pour vous, on peut citer <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/11/01/albert-dupontel/" target="_blank">Albert Dupontel,</a> n&#8217;est-ce pas ? On se souvient de vous dans <em>Les Sales histoires</em>&#8230; </strong>Oui, j&#8217;apparais aussi dans <em>Bernie</em>, <em>Le Créateu</em>r, ensuite on s&#8217;est perdus de vue durant une petite dizaine d&#8217;années, avant de se retrouver avec <em>Au revoir là-haut</em>. J&#8217;aime beaucoup Albert, c&#8217;est un bosseur incroyable et surtout un grand cinéaste.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous ? Vous semblez &#8220;boulimique&#8221;…</strong><br />
Pas du tout ! Je suis plutôt paresseux. Si on ne m&#8217;appelle pas, je reste chez moi à lire et m&#8217;occuper de mes filles et de ma famille ! Je réponds bien sûr aux projets intéressants mais, sinon, j<span class="has-pullquote" data-pullquote="Je ne recherche pas le travail à tout prix. Je suis l'anti-Vincent Lindon">e ne recherche pas le travail à tout prix. Je suis l&#8217;anti-Vincent Lindon</span>, qui se bagarre pour obtenir un rôle. D&#8217;ailleurs je ne sais pas le faire et ça ne m&#8217;intéresse pas. Je reste d&#8217;un naturel assez sauvage. Je ne suis pas du tout &#8220;people&#8221;, dans les soirées où il faut être… Je ne me sens pas à l&#8217;aise dans une pièce où il y a plus de six personnes <em>(rires)</em>.</p>
<p><strong>Quel acteur êtes-vous ?</strong> Je ne dirais pas acteur, car je ne sais pas mettre ma personnalité en avant, mais comédien. Devant la caméra ou au théâtre, j&#8217;adore la notion de composition, enfiler le masque d&#8217;un personnage, au service de l&#8217;auteur. Je ne suis qu&#8217;un interprète sans cesse en quête de rôles différents, car la répétition m&#8217;effraie.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous devenu comédien ?</strong> Il y avait un club de théâtre au collège. On me regardait, et j&#8217;aimais ça. En général, on fait ce métier pour être vu, même si par la suite on essaie de se cacher&#8230; Il y a là quelque-chose de l&#8217;ordre de la reconnaissance, ce besoin d&#8217;être aimé, peut-être dû à un manque conscient ou inconscient. Ensuite, après le collège j&#8217;ai tourné des courts-métrages avec un copain, je me suis inscrit au Conservatoire d&#8217;Orléans puis celui de Paris. Avant cela j&#8217;avais suivi des études pour être prof de français, mais il s&#8217;agissait surtout de rassurer mes parents. Mon parcours reste assez académique.</p>
<p><strong>Avec qui rêveriez-vous de jouer ?</strong> Depardieu m&#8217;impressionne, j&#8217;ai tourné avec lui sous la direction de Bertrand Blier. <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/01/mathieu-amalric/" target="_blank">Mathieu Amalric</a> aussi, et enfin <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/lintime-festival-3/" target="_blank">Benoît Poelvoorde</a>. Ces trois-là me bluffent vraiment. Je suis comme un gamin devant eux. Ils ont un instinct incroyable, que je n&#8217;ai pas. Mon travail est beaucoup plus laborieux, raisonné.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/05/01/michel-vuillermoz/">Michel Vuillermoz</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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		<title>Marjolaine Boutet</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/04/01/marjolaine-boutet/</link>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2018 22:50:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Marjolaine Boutet]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quelles sont les origines de la série ? Elles sont très anciennes. Les troubadours ne racontaient pas la légende du roi Arthur...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/04/01/marjolaine-boutet/">Marjolaine Boutet</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelles sont les origines de la série ?</strong> Elles sont très anciennes. Les troubadours ne racontaient pas la légende du roi Arthur en une soirée, idem pour Homère et <em>L’Iliade</em>… Mais l’écriture sérielle en tant que telle fut inventée par la littérature populaire du xixe siècle. Alexandre Dumas, Balzac ou Charles Dickens produisaient des feuilletons, à un moment où le livre devint une culture de masse. Pour vendre du papier, on racontait aux gens des histoires par petits bouts, créant cette fameuse addiction.</p>
<p><strong>Comment apparaissent-elles à la télévision ?</strong> Ce n’est pas la télévision qui s’en empare d’abord mais la radio puis… le cinéma, avec les &#8220;sérials&#8221;. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Dans les années 1920 et 30, avant le film principal on diffusait des petits récits de cow-boys, de super-héros… ">Dans les années 1920 et 30, avant le film principal on diffusait des petits récits de cow-boys, de super-héros… </span>Puis, lorsque la télévision américaine se développe après la Seconde Guerre mondiale, elle pose ses caméras dans des studios d’enregistrement radio où le genre remportait déjà un franc succès.</p>
<p><strong>Quelles différences entre le soap, le feuilleton et la série ?</strong> Stricto sensu, une série est une fiction à épisodes racontant chacun une histoire indépendante, tel <em>Columbo</em>. Un feuilleton, c’est un récit global à suivre (<em>24h Chrono</em>, par exemple) : si vous ratez un épisode, vous ne comprenez plus et cela démarre toujours par « <em>previously on</em> ». Le soap, c’est un feuilleton diffusé en journée et destiné à la ménagère. Il est fondé sur les émotions (amour, haine, vengeance…). Au départ, les séries sont plutôt destinées aux pères de famille, qui contrôlaient le poste. On regardait donc du western ou du policier avec des héros positifs comme Steve McQueen dans <em>Au nom de la loi</em>, qui rassurait l’homme blanc dans sa masculinité. Mais ces différences s’effacent à partir du début des années 1980, notamment avec <em>Dallas</em> qui injecte les codes du soap en prime time.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/xmM9JcjKMlw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Est-ce un moment charnière ?</strong> Oui, et même révolutionnaire car c’est la première fois qu’on suit un feuilleton toutes les semaines avec des cliffanghers de malade ! Notamment lors de la saison 2, quand JR se fait tirer dessus. Les spectateurs doivent patienter quatre mois avant de connaître l’identité du coupable… L’Amérique devient folle ! On voit fleurir des tee-shirts ou des casquettes portant l’inscription « <em>J’ai tiré sur JR</em> ».</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-84035" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/the-sopranostime-warner-300x169.jpg" alt="The Sopranos ©Time Warner" width="300" height="169" />Depuis, comment cela a-t-il évolué ?</strong> À partir des années 1980 l&#8217;écriture est devenue plus complexe. Aux USA, elle est exécutée par et pour des babyboomers, des gens ayant grandi avec la télé, connaissant bien ses codes et adorant être surpris. Cette tendance est toujours à l&#8217;ordre du jour, quel que soit le thème, des <em>Soprano</em> jusqu&#8217;à <em>Orange Is the New Black</em>.</p>
<p><strong>Quels sont les avantages de ce format par rapport au cinéma ?</strong> Leur contenu est souvent plus politique, en prise avec le réel. Leur discours est plus sombre. Les séries offrent aussi une plus grande variété de personnages.</p>
<p><strong>Disent-elles des choses de notre société ?</strong> Bien sûr, la grande force de <em>The Wire</em>, par exemple, est de montrer la diversité au sein d’une même communauté, en l’occurrence afro-américaine, alors qu’elle est décrite de façon stéréotypée ailleurs. C’est la même chose avec <em>Orange is The New Black</em> ne mettant en scène que des femmes. Il y a ainsi une grande pluralité dans leurs représentations, en termes d’âge, de physique&#8230;</p>
<p><strong>Quels sont les ingrédients d’une série à succès ?</strong> L’équilibre entre la répétition et la variation. C’est une stratégie de marque, typique dans une société d’abondance. Le dernier iPhone ou la dernière série Netflix respectent le même principe. On rassure le client avec un produit connu (des personnages et décors familiers) tout en suscitant le désir par la promesse d&#8217;une nouveauté.</p>
<p><strong>Il y a donc des codes à respecter ? </strong>Oui, surtout dans un marché totalement saturé, comme l&#8217;est celui du cinéma depuis les années 1980. Netflix annonce par exemple 700 séries pour 2018 alors qu’il y a deux ans les USA en produisaient 400. Dès lors, les œuvres véritablement originales vont se raréfier.</p>
<p><strong>Quelles sont leurs limites ?</strong> Dans ce marché saturé, répéter toujours les mêmes formules épuise le format. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Les deux grandes séries parvenant encore à maîtriser le buzz de façon magistrale sont Game of Thrones et The Walking Dead">Les deux grandes séries parvenant encore à maîtriser le buzz de façon magistrale sont <em>Game of Thrones</em> et <em>The Walking Dead</em></span>, même si cette dernière est sur le déclin.</p>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il de la créativité ?</strong> Avec cette surabondance les séries sont confrontées au même problème que le cinéma auparavant. La créativité passe aujourd’hui par les webséries. Réaliser un film numérique pour le Net coûte de moins en moins cher. Des choses très intéressantes émergent alors en dehors de la télé. Je pense à la création norvégienne <em>Skam</em> qui s’adresse aux ados via Instagram ou Snapchat.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Z3LnZkGos3E" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-84038" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/03/le-bureau-des-legendesthe-oligarchs-productions_federation-entertainement-_xavier-lahache_canal--300x200.jpg" alt="Le Bureau des légendes © The Oligarchs Productions, Federation Entertainement, Xavier Lahache, Canal+" width="300" height="200" />Pourquoi les Américains sont-ils les plus doués ?</strong> Ce n&#8217;est pas le cas, on produit d&#8217;excellentes séries partout dans le monde, comme le prouve <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/04/01/series-mania/" target="_blank">Séries Mania</a>. Simplement, ils en tournent depuis plus longtemps et de façon industrielle, avec une vraie culture de la transmission des savoir-faire. Mais les Anglais, les Scandinaves et les Français créent aussi de très belles choses.</p>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il de la production française justement, dont on raille souvent la qualité d’ailleurs ? </strong>Oui, parce qu’en France on cultive un complexe d’infériorité. A l’étranger on adore <em>Engrenages, Les Revenants, Le Bureau des légendes</em>&#8230; <em>Un Village français</em> a même conquis les Coréens ! Certes, toutes ne sont pas réussies mais ce n’est pas grave de rater ! Je défends le droit au mauvais goût, il ne faut rien s’interdire. Le problème en France, c’est le manque de diffuseurs, donc la production est moins importante et reste ancrée dans le marché national, alors que des pays comme le Danemark ou la Belgique pensent tout de suite à l’export.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/04/01/series-mania/" target="_blank">A LIRE AUSSI : Séries Mania débarque à Lille !</a></strong></p>
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		<title>Are You Series?</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 04:41:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est LE rendez-vous des sériephiles de la région depuis 5 ans &#8211; en attendant l&#8217;inauguration de Séries Mania à Lille, au printemps 2018. Le festival Are You Series? ouvre de nouveau à Bruxelles. Troubles existentiels, sagas historiques, dystopies&#8230; le menu de cette édition est aussi alléchant que diversifié. Entre des militants qui défendent la cause noire à Londres dans les années 1970 (<em>Guerrilla</em>), des femmes au bord de la crise de nerfs dans <em>Paris etc.</em> (de Z. Breitman) ou encore les espions allemands à fleur de peau de <em>The Same Sky</em>, votre sommeil sera mis à l’épreuve. Entre autres débats et rencontres, notons une nouveauté : le Are You Web Fest?, un festival dans le festival organisant une compétition internationale autour des créateurs de webséries (une bonne raison d&#8217;éteindre sa télé&#8230;).</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Npp8KcZG4h4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>ARE YOU SERIES?</title>
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		<pubDate>Sat, 25 May 2013 16:06:27 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Résumé des épisodes précédents : depuis une quinzaine d&#8217;années, les séries TV crèvent l&#8217;écran : citons <em>The Sopranos</em>, <em>The Office</em>, <em>Homeland</em>, <em>Boardwalk Empire</em>, <em>Misfits</em>&#8230; Et Bozar consacre trois jours au phénomène. Attention ! Pas de stars du petit écran ici, mais des rencontres, projections et conférences avec des pointures (l&#8217;universitaire Marjolaine Boutet, par exemple) ou des directeurs de programmes, dont Arlette Zylberberg (RTBF, à qui l&#8217;on doit <em>Melting</em> <em>Pot</em>). Ecriture et production d&#8217;une série, réception, focus sur la création britannique&#8230; On ne va pas rater un épisode !</p>
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