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	<title>LM magazine &#187; Science-fiction</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>José Elgueta</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 07:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Que diable, un peu de magie dans ce monde de brutes ! Pour cela, on peut compter sur <a href="https://www.behance.net/joseelgueta" target="_blank">José Elgueta,</a> qui définit son travail comme <em>« de la science-fiction chamanique contemporaine »</em>. Inspiré par le neuvième art (<em>« pour sa façon de raconter des histoires visuellement »</em>) comme le muralisme (<em>« pour la relation entre l’image et l’espace »</em>), <a href="https://www.instagram.com/tukuart/" target="_blank">cet illustrateur chilien </a>n’aime rien tant qu’<em>« imaginer des mondes alternatifs et explorer la condition humaine »</em>. Ses oeuvres jonglent ainsi avec des symboles séculaires et ceux de la culture pop, associant soleil ou tête de mort à un style très &#8220;streetwear&#8221;, voire queer. Il s’agit de favoriser <em>« des connexions avec l’ancestral et le spirituel dans un contexte moderne</em> ». Rien d’étonnant donc à ce que la nature, <em>« souvent oubliée dans nos sociétés »</em>, demeure <em>« un élément clé »</em> de ses compositions. C’est ici une jeune femme dialoguant amoureusement avec une fleur, là des garçons traversés par des lianes&#8230; <em>« Mes personnages sont souvent intégrés à leur environnement, comme s’ils faisaient partie d’un écosystème visuel »</em>. Serait-ce aussi pour cela que sa palette regorge de teintes beiges ou marron ? <em>« Oui, j’aime utiliser des couleurs qui évoquent la terre et les éléments organiques. Ces tons sont liés à la nature, au rituel, au primitif et créent un sentiment d’intemporalité »</em>, explique ce fan de Takashi Murakami, Picasso ou, on vous le donne en mille&#8230; Jamie Hewlett, dessinateur en chef de la tribu Gorillaz. Ces soldates casquées et vues de profil en constituent d’ailleurs un fort bel hommage. Pas de doute, ça cartoon !</p>
<p><strong>_______________</strong></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=169396" target="_blank">À LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>The Pod Generation</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 05:02:29 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Emilia Clarke]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Barthes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>New York, dans un futur proche. Alvy et Rachel veulent un enfant. Mais comment ? L&#8217;entreprise Pegasus leur offre l&#8217;opportunité de rejoindre un programme novateur. Après une fécondation artificielle suivie en direct sur un écran de télévision par les parents, l&#8217;embryon est placé dans un œuf en plastique relié à une application – un &#8220;pod&#8221; – offrant au couple une gestation plus simple et paritaire. Alvy reste sceptique. Botaniste, il incarne un bon sens attaché à la terre et à la matière. À travers lui, le récit n&#8217;est pas loin de réduire des questions bioéthiques légitimes en peurs réactionnaires, dont l&#8217;issue serait un fantasme d&#8217;authenticité retrouvée. Mais <em>The Pod Generation</em> se révèle plus subtil, en imaginant ce qui advient lorsque les contraintes physiques et sociales de la maternité ne sont envisagées qu&#8217;à travers le filtre technico-capitaliste. La Française Sophie Barthes a surtout l&#8217;intelligence de donner une vraie consistance au &#8220;pod&#8221;. Objet de design à la douce couleur pastel, il suscite un attachement inattendu, ouvrant à un nouveau type de relation entre le père et le fœtus. Alvy finit en effet par nouer un lien plus intime que Rachel, qui en éprouve une certaine jalousie. Le film atteint alors une ambivalence remarquable</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/wKq3x-ZyvOo?si=NPS-uqB9J5NbD3R8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Eric Henninot</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 05:00:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Eric Henninot]]></category>
		<category><![CDATA[La Horde du Contrevent]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un monde continuellement balayé par les vents, une quinzaine d’hommes et de femmes, choisis et formés dès l’enfance, constituent <a href="http://www.editions-delcourt.fr/serie/horde-du-contrevent-01-le-cosmos-est-mon-campement.html" target="_blank">la Horde du Contrevent</a>. Leur mission ? Rejoindre le légendaire Extrême-Amont, source de ces bourrasques. Impossible à résumer, le roman SF, lyrique et polyphonique d’Alain Damasio fit date. Comment l’adapter ? En le trahissant merveilleusement. Henninot resserre le propos, prend des libertés avec l’original et met son trait fluide au service d’une oeuvre possédant, forcément, un sacré souffle.</p>
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		<title>Syndrôme U</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 00:12:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un futur indéterminé, les citoyens sont reliés à &#8220;La Masse&#8221;, une entité informatique recueillant les opinions directement dans l&#8217;esprit de chacun. Ainsi, l&#8217;administration légifère en temps réel en fonction des idées majoritaires. Jusqu’au jour où la création du personnage politique parfait est demandée : La Masse va devoir s&#8217;incarner&#8230; <a href="https://scenanostra.jimdo.com/syndrome-u/" target="_blank">Cette pièce de SF</a> interroge avec humour les limites de la démocratie.</p>
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		<title>Mockumentary of a Contemporary Saviour</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 00:00:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Cette pièce de SF mêlant théâtre et danse nous transporte dans un futur peu enviable. L’humanité est sur le point de disparaître....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://kvs.be/fr/mockumentary-contemporary-saviour" target="_blank">Cette pièce de SF </a>mêlant théâtre et danse nous transporte dans un futur peu enviable. L’humanité est sur le point de disparaître. Sept personnes devenues immortelles sont abritées dans une <em>safe room</em>. Elles ont été choisies par un &#8220;messie&#8221; qu’on ne voit jamais mais dont la voix d’enfant plane au-dessus de nous. Pourquoi elles ? L’Homme vaut-il la peine d’être sauvé ? Pourquoi avoir créé Dieu ? Autant de questions soulevées par ce spectacle total.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/09/01/wim-vandekeybus/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE WIM VANDEKEYBUS</a></strong></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/PkQ9wsf5qVI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Upstream Color</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Sep 2017 03:44:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Shane Carruth]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Curieux personnage que ce Shane Carruth. Mathématicien de formation, il développe un logiciel de simulation de vol avant de se lancer dans...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Curieux personnage que ce Shane Carruth. Mathématicien de formation, il développe un logiciel de simulation de vol avant de se lancer dans le cinéma. En 2004, il réalise <em>Primer</em>, un long-métrage de SF dont il est aussi scénariste, producteur, compositeur et… acteur principal. Ce film est devenu d&#8217;autant plus facilement &#8220;culte&#8221; qu&#8217;il a connu une sortie en salle très discrète. Il faudra à Carruth presque une décennie pour concrétiser le projet suivant – ce sera <em>Upstream Color</em>, qu&#8217;il fabrique encore une fois de A à Z. Présentée en 2013 à Sundance, cette oeuvre apparaît en France grâce à ED Distribution. Difficile de résumer l&#8217;histoire. Pour faire simple : un homme injecte un ver dans le corps de ses victimes, et parvient à les contrôler… Plus tard, Kris et Jeff se croisent, se reconnaissent. Ils ont tous deux été intoxiqués, et tentent de comprendre ce qui leur arrive… Mais ce qui importe ici est la manière dont les chairs entrent en contact – ou, plutôt, en vibration. Ce n&#8217;est pas pour rien que Carruth compose lui-même la musique. Tout est affaire de rythmes, de rimes, d&#8217;échos. Syncopé, le montage exacerbe les liens unissant l&#8217;humain à l&#8217;animal et au végétal, saisissant les métamorphoses les plus intimes du vivant.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/163378578" width="640" height="268" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/127158046" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>The Handmaid’s Tale</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2017 22:03:59 +0000</pubDate>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Imaginez un pays gouverné par une troupe de bigots annihilant la moindre liberté. Un régime où les femmes n’ont qu’un seul droit, celui de servir l’homme, et un seul devoir, celui d’enfanter. Un peuple traumatisé par une catastrophe biologique et une fécondité en berne qui a cédé à l’extrémisme politique et religieux. Une nation où toute forme d’art est illégale. Ce pays, c’est la République de Gilead. Vous le connaissez mieux sous son ancien nom : les Etats-Unis. Adaptation du roman <em>La Servante écarlate</em> de Margaret Atwood, cette série nous plonge dans un monde parfois trompeur, souvent menaçant, dont on peine à s’évader. Elle nous démontre comment une société rongée par la peur peut facilement sombrer dans l’obscurantisme le plus total. à voir et à méditer, donc.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/PJTonrzXTJs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Missions</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 22:04:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Mars s’apprête à être colonisée par les Terriens. Pour mener à bien le projet, six brillants scientifiques et astronautes sont catapultés sur...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mars s’apprête à être colonisée par les Terriens. Pour mener à bien le projet, six brillants scientifiques et astronautes sont catapultés sur la planète rouge, guidés par la fringante psychologue Jeanne. Petit pépin : celle-ci ne donne subitement plus signe de vie. La mission européenne devra donc la récupérer avant qu’il ne soit trop tard… Cette série qui n’a rien à envier aux productions américaines est un cocktail subtilement référencé : de la littérature d’Asimov jusqu’à <em>2001, l’Odyssée de l’espace</em> en passant par <em>Alien</em>,<em> Interstellar</em> ou<em> Seul sur Mars</em>, pour son second degré. La réalisation de Julien Lacombe est suffisamment habile pour masquer de modestes moyens. Voilà qui devrait pimenter le paysage audiovisuel français, jusqu’ici sagement abonné aux comédies familiales et affaires judiciaires. Cocorico !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Ja0ZX2J-n4U" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Fred Biesmans</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2015 10:00:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>choobaland.be</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://choobaland.be" target="_blank">choobaland.be</a></p>
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		<title>Todd Baxter</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 14:51:55 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<category><![CDATA[Wes Anderson]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi vos modèles sont-ils principalement des enfants ou des jeunes adultes ? Que voulez-vous exprimer ? Je ne me l’explique pas tout à...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/01/02/todd-baxter/">Todd Baxter</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Pourquoi vos modèles sont-ils principalement des enfants ou des jeunes adultes ? </b><b>Que voulez-vous exprimer ?</b> Je ne me l’explique pas tout à fait. La plupart  de ceux que j&#8217;ai photographiés sont des proches. Ils étaient dans le coin et souhaitaient poser pour moi. Mais avec <i>Owl Scout</i> et <i>Project Astoria</i>, je me suis amusé avec des thèmes que je trouvais intéressant d’explorer avec des enfants ou des adolescents.</p>
<p><b>Pourriez-vous préciser ?</b><b> </b>Dans <i>Owl Scouts</i>, j’ai contrasté la vulnérabilité de deux jeunes enfants avec les forces de la nature. Dans <i>Project Astoria</i>, je m&#8217;intéresse à la transition entre l’enfance et l’âge adulte. <i> </i></p>
<p><b>Dans quel but ?</b> On remarque une dynamique intéressante dans les histoires lorsque les enfants sont placés dans des situations dangereuses. <span class="has-pullquote" data-pullquote="J’ai toujours adoré la littérature enfantine la plus sombre, celle où les gamins se confrontent au vrai danger comme dans Les contes de Grimm ou Le magicien d’Oz.  ">J’ai toujours adoré la littérature enfantine la plus sombre, celle où les gamins se confrontent au vrai danger comme dans Les contes de Grimm ou Le magicien d’Oz.  </span></p>
<p><b>Ce lien avec l’enfance qui transparaît dans votre travail </b><b>fait-il </b><b>écho à des poètes anglais comme Wordsworth et William Blake </b><b>?</b> Oui, j’aime beaucoup cette comparaison. Je suis attiré par l’exploration (et peut être la « re-création »), touché par l’inexpérience que nous ressentons en tant que jeunes enfants lorsque que nous découvrons le monde. <i> </i></p>
<p><b>Comment décririez-vous cette période ?</b><b> </b>Pendant l’enfance (la prime enfance en particulier), se produisent les premières rencontres, les premières compréhensions de ce qui nous entoure, les premières empreintes. Tout est à la fois mystérieux et magique, merveilleux et horrible. Je n’essaie pas de traduire ces moments à travers l’objectif d’un adulte. Au contraire, j’essaie de fouiner dans mes souvenirs et de me rappeler ce que l’on ressentait à cet âge. <b> </b></p>
<p><b>Quelles sont vos sources d’inspiration ?</b> A l’école des Beaux-Arts, j’ai étudié le dessin, la peinture, le collage, la sculpture, la composition et la photographie. Par conséquent, j’ai tendance à puiser dans toutes ces disciplines.</p>
<div id="attachment_31177" style="width: 221px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_girl_in_gazell_shirt.jpg"><img class="size-medium wp-image-31177" alt="girl in gazell shirt" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_girl_in_gazell_shirt-211x300.jpg" width="211" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">girl in gazell shirt</p></div>
<p><b>Pourriez-vous citer quelques artistes qui vous ont influencé ? </b>Voici une courte liste de mes inspirations : la période Edo dans l’art japonais (la période du monde flottant), les films de Stanley Kubrick, le peintre réaliste espagnol Antonio Lopez Garcia, le dessin animé <i>Adventure Time</i>, l’artiste outsider de Chicago Henry Darger, l’auteur de roman illustré Anders Nilsen, l’auteur Joe Meno, la musique de ma sœur Kim Baxter, les écrits de ma femme Aubrey Videtto, le peintre Balthus, les peintres du début renaissance comme Masaccio, FraAngelico&#8230;</p>
<p><b>On sent aussi l&#8217;influence de Wes Anderson&#8230;</b> Oui. J’étudiais l’art au début des années 1990, et à l’époque on avait le sentiment qu’au cinéma, en art ou en musique tout se devait d’être morose, très réaliste. Beaucoup de films se finissaient mal gratuitement&#8230; Tout cela semblait très réactionnaire. Alors quand j’ai vu <i>Rushmore </i>(1998)<i> </i>ce fut comme un rayon de soleil. <i> </i></p>
<p><b>Pourquoi c</b><b>ertaines de vos photographies sont </b><b>si brutales</b><b>, voire violentes. Par exemple, dans la série <i>Owl Scouts</i>, le garçon éventré rappelle un poème de Rimbaud, <i>Le dormeur du val</i>)…</b> Je n’avais jamais lu ce poème jusqu’à présent, il est vraiment incroyable. Je suis d’accord, c’est tout à fait ce que j’ai voulu exprimer par la photographie du garçon éventré. J’ai beaucoup hésité à créer cette image à cause de sa brutalité. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour la rendre aussi belle que possible. C’est l’image sur laquelle j’ai passé le plus de temps : six mois. Selon moi, les sujets de cette image sont la transcendance et le lâcher-prise. <b> </b></p>
<div id="attachment_31173" style="width: 224px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_boy-in-winter-uniform.jpg"><img class="size-medium wp-image-31173" alt="Boy in Winter Uniform" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_boy-in-winter-uniform-214x300.jpg" width="214" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Boy in Winter Uniform</p></div>
<p><b>On ressent également un lien profond avec la nature…</b><span class="has-pullquote" data-pullquote="Parfois, créer, c'est comme être somnambule. Vous trébuchez sur des choses sans savoir consciemment pourquoi">Parfois, créer, c&#8217;est comme être somnambule. Vous trébuchez sur des choses sans savoir consciemment pourquoi</span>. Dans mes premiers travaux (principalement des peintures et des dessins), je représentais beaucoup la nature sous forme de jardins. J’ai toujours été fasciné par le comportement des hommes avec la nature et les animaux. Je ne pense pas avoir réalisé beaucoup d’images de la nature sans humain ou d’humains transformés en objets. <b> </b></p>
<p><b>Et pourquoi l’utilisation du « vintage »?</b> Parfois, je me dis que j’utilise trop souvent le vintage. Je crains que cela ne devienne une béquille ou une échappatoire&#8230; Disons que je suis très inspiré par la technologie, l’architecture, la mode et par dessus tout l’iconographie, le design du début des années 1970, époque durant laquelle j’ai grandi. <i> </i></p>
<p><b>D&#8217;où cela provient-il ? </b>Cela renvoie à ce que je disais précédemment. Les premières impressions du monde ont marqué mon esprit d&#8217;enfant&#8230; Chaque nouvelle acquisition d&#8217;un accessoire dans un magasin d’occasion ou sur <i>eBay</i> est comme un talisman pour moi. J’emprunte leur pouvoir magique lorsque je les place dans mes images. <b><i> </i></b></p>
<div id="attachment_31176" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_frosty_field.jpg"><img class="size-medium wp-image-31176" alt="frosty field (Astoria)" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_frosty_field-300x222.jpg" width="300" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">frosty field (Astoria)</p></div>
<p><b>On sent aussi que la conquête spatiale vous inspire. Pourquoi ?</b> Mon père et mon grand-père étaient tous deux ingénieurs pour le <i>US Space Program</i>, cela rendait tout cela très réel pour moi. Mon grand-père travaillait sur un programme nommé NERVA. Ils étaient chargés de construire des fusées nucléaires qui emmèneraient les humains sur Mars. Ils étaient toujours fiers de raconter qu’ils avaient atteint et dépassé leur objectif, bien avant le premier alunissage. Mais une fois que nous nous sommes posés sur la lune, la conquête spatiale a été considérée comme terminée et NERVA a été démantelé&#8230; Aujourd’hui, je propose d&#8217;imaginer les conséquences de la concrétisation de ce type de projets. <b> </b></p>
<p><b>Comment réalisez-vous chaque image ? par quels éléments commencez-vous ?</b> Parfois, je vise une image spécifique et chercherai à la créer par tous les moyens.</p>
<p><b>C’est-à-dire ? </b>Je suis constamment en train de prendre des photos : des paysages, dans des musées, des zoos, des bâtiments, etc. Donc, je commence en m’amusant à combiner des images entre elles sur ordinateur. C’est un procédé qui repose énormément sur mon intuition et mes réactions quant à la combinaison de ces éléments. J’utilisais la même technique avant l’avènement des ordinateurs et de <i>Photoshop</i>. J’ai des boîtes et des boîtes remplies de photos de livres et de magazines. Je feuillette ces images et réalise des associations au hasard : d’intérieurs, des personnes, d’animaux et d’objets. <b> </b></p>
<p><b>Les photos sont-elles prises en studio ? La plupart des fonds sont des paysages, pourquoi ? </b> Une image est une idée. En créer une demande de la solitude. J’ai besoin de passer du temps avec les éléments, ne pas savoir exactement ce que je fais, essayant d’installer un dialogue avec l’image. J’ai besoin de « jouer » – ajouter, bouger et retirer des éléments avant de me lancer. Cette manière de faire n’a pas sa place sur un plateau.</p>
<div id="attachment_31179" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_house-104.jpg"><img class="size-medium wp-image-31179" alt="House (Astoria)" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_house-104-300x142.jpg" width="300" height="142" /></a><p class="wp-caption-text">House (Astoria)</p></div>
<p><b>Qu&#8217;est-ce qui est le plus difficile ? </b>Le shooting est la partie la plus délicate du projet. Le temps imparti pour prendre mes photos (la location du studio, la présence des modèles) est relativement court. C’est pourquoi je veux que tout soit le plus réfléchi possible à l’avance. Mais je crois qu’il est aussi nécessaire de créer pendant le shooting une atmosphère calme et créative. <b> </b> <b> </b> <b> </b> <b> </b></p>
<p><b>Utilisez-vous des moyens d’expression autres que la photographie ?</b> Je me considère comme un artiste pluridisciplinaire mais je canalise l&#8217;essentiel de mon travail dans la photographie : en fabriquant des accessoires, dessinant les idées, créant les éléments des costumes comme les badges ou les logos, l’architecture ou les paysages.   <b> </b></p>
<p><b>Quels sont vo</b><b>s p</b><b>rojets ? </b>Eh bien <i>Project Astoria</i> est plutôt énorme ! Dans ce projet, il y a 8 colonies (représentées par 8 pays) qui se préparent à coloniser le système Astoria. La série 01 se concentre sur la colonie des Etats-Unis. Je travaille actuellement sur celle du Brésil.<b></b></p>
<p><b>Et quoi d&#8217;autres ?</b> Je pense que les photos d’Astoria vont me tenir occupé pour au moins les 10 prochaines années. Ma femme Aubrey écrit un texte sur des gens vivant à Astoria et ma sœur Kim compose une musique et un environnement sonore pour ce monde. J’adorerais concevoir un hôtel sur le thème d’Astoria avec une sculpture géante en taxidermie d’un UBI (yeti / créature d’Astoria) dans le hall principal. Je rêverais aussi de travailler avec des scientifiques, peut-être en tant qu’artiste-résident, ou en tant que contributeur créatif<i>.</i> <b> </b></p>
<div id="attachment_31185" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_station-6-in-rain.jpg"><img class="size-medium wp-image-31185" alt="Station in Rain (Astoria)" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/portfolio_todd-baxter_station-6-in-rain-300x193.jpg" width="300" height="193" /></a><p class="wp-caption-text">Station in Rain (Astoria)<b> </b> <b> </b> <b> </b></p></div>
<p>_____________________________</p>
<p><span style="font-size: large;"> <b>A propos du projet Astoria</b>   </span></p>
<p><i>Le système Astoria, découvert au sein de notre système solaire par un astronome amateur dans la ville d’Astoria (Illinois) dans les années 1920, comprend une planète naine et ses lunes. Deux des lunes nommées d’après les filles de l’astronome, Vivian et Elsae, seront déclarées comme habitables et colonisées par une expédition multinationale pleine d’espoir, peu de temps après que Neil Armstrong a marché sur la lune (de la Terre) pour la première fois.</i> <i>La première série « Projest Astoria : Test 01 » reprend les colons 15 ans après leur embarquement dans cette expédition. La Terre a abandonné l’utopie colonialiste et pendant que la première génération de jeunes Astoriens accède à l’âge adulte, l’infrastructure du projet est tombée en décrépitude. Les images suivent les adolescents au cours de leurs explorations alors qu’ils grandissent dans leur monde en délabrement, qui leur est plus familier que la Terre ne pourra jamais l’être. De futures installations photographiques raconteront l’histoire de nos jeunes héros alors qu’ils naviguent dans les méandres de l’adolescence pour être plongés dans l’âge adulte au moment précis où le projet Astoria se désagrège.</i></p>
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