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	<title>LM magazine &#187; Palais des Beaux-Arts</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Pierre Dubreuil</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 07:00:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Il fut l&#8217;un des tout premiers à considérer la photographie comme un art, tandis qu&#8217;elle cherchait à reproduire la réalité »</em>, commence Alice Fleury, la directrice des collections du musée nordiste. À ses débuts, Pierre Dubreuil fit en effet partie du pictorialisme, mouvement international regroupant des artistes qui voulaient imiter la peinture. Pour cela, ils inventaient moult procédés offrant à leurs prises de vue des qualités picturales (tirage à l&#8217;huile, gomme bichromatée). En témoigne cette image de ballerine aux faux airs de gravure, et semblant tout droit sortie d&#8217;un tableau de Degas. Mais Dubreuil s&#8217;éloignera vite des pictorialistes pour expérimenter d&#8217;autres techniques, jouant avec les reflets, la lumière (son <em>« pinceau »</em>, disait-il) et les cadrages. Ses clichés de monuments parisiens, par exemple, sont systématiquement cachés derrière un premier plan des plus surprenants, telle cette <em>Éléphantaisie</em> montrant une Tour Eiffel floue&#8230; et obstruée par une statuette de pachyderme – oui, c&#8217;est gonflé. Il lui arrive aussi de remployer un même négatif pour effectuer plusieurs tirages, comme cette photographie de locomotive à vapeur, retravaillée, agrandie et basculée pour devenir une composition cubiste.</p>
<div id="attachment_143173" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/pierre-dubreuil.jpg"><img class="size-full wp-image-143173" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/pierre-dubreuil.jpg" alt="Pierre Dubreuil, Ballerine, 1902, Tirage moderne au palladium, Don Tom Jacobson, Palais des beaux-arts de Lille © PBA Lille / Photo J.-M. Dautel" width="800" height="1002" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre Dubreuil, Ballerine, 1902, Tirage moderne au palladium, Don Tom Jacobson, Palais des beaux-arts de Lille © PBA Lille / Photo J.-M. Dautel</p></div>
<p><strong>Objets connectés</strong></p>
<p>Dans les années 1920, suite à l&#8217;incendie de son atelier lillois et des drames personnels (dont la mort d&#8217;une de ses filles, emportée par la grippe espagnole), Pierre Dubreuil s&#8217;installe à Bruxelles. Il focalise cette fois sur les objets : jouets, masques, vinyles, douilles, cadenas, outils&#8230; Ses images télescopent tout et n&#8217;importe quoi, mais jamais n&#8217;importe comment (son sens de la composition est indéniable) et possèdent parfois cette inquiétante étrangeté chère aux surréalistes. Surtout, elles deviennent de plus en plus nettes, dans la lignée de la &#8220;straight photography&#8221; <em>« qui met en valeur les qualités intrinsèques du média »</em>. Ses portraits, eux aussi, dénotent, à l&#8217;instar de ce jeune boxeur au regard intense, dont la forme des yeux dialogue subtilement avec celle de ses gants&#8230; entre autres oeuvres à redécouvrir d&#8217;urgence.</p>
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		<title>Summer of Photography</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 23:00:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Que nous a laissé Mai 68 ? Le Palais des beaux-arts de Bruxelles ne pouvait écarter le sujet, lui dont le hall fut occupé à l’époque par 200 artistes et écrivains. Mais <em>Resist !</em>, l’exposition phare de cette septième biennale, regarde au-delà des manifestations parisiennes. Elle envisage les mouvements protestataires des années 1960 dans leur globalité. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Le parcours témoigne aussi bien des lancers de pavés à Paris que des marches afro-américaines ou de la vie quotidienne dans le bloc de l’est »">« Le parcours débute par du photojournalisme, et témoigne aussi bien des lancers de pavés à Paris que des marches afro-américaines ou de la vie quotidienne dans le bloc de l’est »</span>, détaille la commissaire, Christine Eyene. Au fil de cet accrochage en six chapitres, c’est aussi l’évolution de la photo comme média qui surgit des murs de <a href="https://www.bozar.be/fr" target="_blank">Bozar</a>, de l’archive utilisée tel un témoignage à l’émergence de l’activisme artistique.</p>
<p><strong>D&#8217;un printemps à l&#8217;autre </strong></p>
<p>Cet été, l’esprit de révolte règne aussi au <a href="http://botanique.be/" target="_blank">Botanique</a>. L’institution accroche le célèbre reportage en noir et blanc de Josef Koudelka sur l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS et ses alliés en août 1968, qui étouffa le Printemps de Prague. Autre révolution, autre mœurs, c’est le réveil de la population cairote, en 2011, que la Carolo <a href="http://www.paulinebeugnies.com" target="_blank">Pauline Beugnies</a> a capturé dans <em>Génération Tahrir</em>. Présentée au <a href="https://www.lejacquesfranck.be/" target="_blank">Centre culturel Jacques Franck</a>, sa série traduit une volonté d&#8217;émancipation universelle de la jeunesse.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Open Museum # 5</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2018 22:24:13 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ouvrir le musée aux séries télévisées était une évidence pour Bruno Girveau. « <em>Je suis un fan absolu de ce format depuis les années 2000, confie le directeur du PBA de Lille. On ne fait rien de mieux aujourd’hui en matière de création audiovisuelle</em> ». Ce parcours met ainsi en évidence les rapports entre 22 de nos feuilletons favoris avec l’histoire de l&#8217;art, qu’ils soient esthétiques ou sociologiques. De courts extraits sont présentés sur un écran et mis en perspective avec une ou plusieurs toiles. Cette lumière en clair-obscur habillant les plans de <em>La Servante écarlate</em> trouve par exemple toute sa place à côté des chefs-d’oeuvre hollandais du XVIIe siècle. Idem pour Jude Law et <em>The Young Pope</em>, sublimés dans la galerie consacrée à la peinture italienne. La plus belle salle se situe sans doute au sous-sol, où la scénographie nous plonge littéralement dans la Chambre Rouge de<em> Twin Peaks</em>, sous le regard intrigant de quelques <em>Vénus</em>… Dans le même esprit, on vous laisse découvrir pourquoi Carrie Bradshaw de <em>Sex and the City</em> fait de l’oeil à Courbet, et par quel truchement Bart Simpson côtoie Jérôme Bosch – Ay Caramba !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qsX2_mj8X78" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Open Museum Alain Passard</title>
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		<pubDate>Mon, 01 May 2017 06:02:36 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Un cuisinier réveille le palais</em> ». C’est avec ce jeu de mots que le <a href="http://www.pba-lille.fr/" target="_blank">Palais des beaux-arts de Lille</a> annonce son nouvel Open Museum. Celui-ci est consacré à Alain Passard, à la tête du restaurant parisien l’Arpège, trois étoiles au Guide Michelin. Cette carte blanche étonne au premier abord, mais le musée n’en est pas à son premier coup d’éclat : après les musiciens de Air, le collectif d’artistes <a href="https://www.duckomenta-shop-france.com/la-duckomenta/interduck/" target="_blank">InterDuck</a> et le dessinateur <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/06/01/open-museum-3-zep/" target="_blank">Zep</a>, Bruno Girveau pousse le concept encore plus loin. <em>« Je me suis souvenu d’une discussion avec Alain Passard il y a 15 ans</em>, raconte-t-il. <em>Il me confiait que l’art était pour lui une source d’inspiration »</em>. Le conservateur lillois a de la mémoire et de l’audace. Le chef étoilé, lui, « <em>aime faire les choses où (il) apprend</em> ». La rencontre était évidente. Une fois le rendez-vous fixé, restait à « <em>meubler la maison</em> », investir ces « <em>22 hectares de jardin</em> ». Epaulé par la commissaire Valentine Meyer, le maître des papilles a voulu donner à cette exposition « <em>une harmonie, </em><em>un côté très gourmand</em> », et mettre en valeur les cinq sens.</p>
<p><strong>Par le menu &#8211;  </strong>Ce parcours atypique révèle des œuvres d’art contemporain choisies par le chef, mais aussi quelques-unes de ses propres créations. Ce dernier pratiquait le collage avant même d’œuvrer derrière les fourneaux à 13 ans. On découvre des « <em>bouts de </em><em>papier assemblés</em> » qui renvoient à ses recettes de légumes, entre autres. Dès l’entrée, des pinces de homard géantes en bronze façonnées par Alain Passard accueillent le visiteur. Dans l’atrium, des cocottes-minutes fument. Certes, il est question de cuisine, mais aussi de nature, de saison, comme avec cette installation de Rudy Decelière où des feuilles de magnolia remuent et bruissent, suspendues à des fils de cuivre. Plus loin, Jean-Bernard Métais, artiste-vigneron, capture l’esprit d’un vin de Jasnières de 1898 dans une œuvre en verre, revisitant la <em>Grande Ombre</em> d’Auguste Rodin qui date de la même année. Vin et art, tel un appel à l’hédonisme encore plus marqué.</p>
<p><strong>Le chant du feu &#8211;  </strong>« <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="La main du cuisinier est comme celle de l’artiste">La main du cuisinier est comme celle de l’artiste</span>, insiste Alain Passard, il y a la même grâce dans certains plats</em> ». Les enfants des cantines lilloises ont pu l’expérimenter autour<br />
d’un menu élaboré par ses soins, le jour du vernissage : mousseline de petits pois, légumes croquants, compotée de rhubarbe. Le chef partage ainsi un souvenir d’enfance : « Il n’y avait pas de thermostat quand j’étais gamin. Ma grand-mère me disait souvent : &#8220;écoute le chant du feu&#8221; ». La cuisine est une affaire d’ouïe, d’odorat, de toucher&#8230; « <em>Il faut rappeler l’importance des sens.</em> (…) <em>Cette exposition est une conjugaison de saveurs, de textures, de parfums. Je veux qu’en sortant, vous alliez vous faire une belle assiette</em> ». Pari réussi, cette visite donne l’eau à la bouche !</p>
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		<title>Zep</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2016 05:35:33 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Initié en 2014, l’Open Museum renouvelle la visite muséale en proposant à des artistes de s’emparer des oeuvres du Palais des beaux-arts de Lille. Après Air et Donald (Duck, pas l’autre), c’est le bédéaste suisse Zep qui se prête à l’exercice. A travers une série de dessins inédits, accrochés sur les murs ou projetés sur les toiles ou sculptures, le papa de Titeuf offre une lecture drôle, impertinente et sacrément instructive de l’histoire de l’art. Pô pour les pôv’ naz !</p>
<p><img class=" size-large wp-image-55929 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/04/xpo_ag_open-museum_zep_simulation-atrium_zep2016-985x1024.jpg" alt="©Zep 2016" width="985" height="1024" /></p>
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		<title>Charleroi</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 13:55:49 +0000</pubDate>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On n’a pas encore posé le pied à<a href="http://www.paysdecharleroi.be/"> Charleroi</a> que, déjà, on se fait interpeller. « <em>Allez plutôt vous garer au-dessus, c’est gratuit</em> ! », nous indique un passant. Sympa. D’emblée, on vérifie que la première richesse locale, ce sont les habitants. Des gens « <em>ouverts et chaleureux</em>, soutient Pascal Verhulst, le conseiller culturel de la ville. <em>Parfois trop humbles, peut-être…</em> » Il faut dire que la plus grande commune de Wallonie (plus de 200 000 habitants*) n’a pas bonne presse. Taux de chômage qui dépasse les 20%, usines désaffectées dans un centre-ville gangréné par la prostitution et la toxicomanie… En 2008, la cité sambrienne a ainsi été désignée par un journal hollandais « <em>ville la plus laide du monde</em> »… Certes, l’ancienne capitale du Pays noir n’est pas exactement Venise. Mais ce paysage post-industriel n’est pas sans charme. « <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="Quand on y accède par le ring qui la surplombe, la nuit, avec les terrils alentours et les usines, elle a un côté Blade Runner">Quand on y accède par le ring qui la surplombe, la nuit, avec les terrils alentours et les usines, elle a un côté Blade Runner</span></em> », nous glisse Pascal Verhulst.</p>
<p><strong>Monde englouti</strong></p>
<p>Cette beauté rouillée – et ceinturée d’un joli poumon vert – attire nombre de visiteurs : des fans d’urbex, mais aussi des jeunes branchés. Depuis 2009, le « <a href="http://www.charleroiadventure.com/">Charleroi Adventure </a>» de Nicolas Buissart invite en effet les amateurs de « frissons » à un safari urbain décalé. Surfant avec humour sur les clichés, cet artiste carolo propose un circuit saugrenu au coeur du «<em> monde industriel désaffecté</em> », faisant visiter «<em> la rue la plus déprimante de Belgique</em> », « <em>le métro fantôme</em> », des usines abandonnées… « <em>C’est de l’art-tourisme</em> », explique le trentenaire, parfois mal compris. Cette balade dans les décombres nous rappelle surtout que Charleroi fut, jusqu’à la fin du XIXe siècle, «<em> la ville la plus riche de toute l’Europe, juste derrière Londres », selon André Lierneux, historien et créateur du « Carolo Bus Tour</em> ». Charbon, sidérurgie, mais aussi production de verre plat firent sa prospérité. Hélas, les deux grandes guerres en ont eu raison. à l’orée des années 1980, la récession économique fut brutale et « <em>Charleroi s’est effondrée en deux générations</em> », souffle A. Lierneux.</p>
<p><strong>Faire son trou</strong></p>
<p>La cité carolo compte encore quelques fleurons, dans la vieille industrie, mais aussi la nouvelle. Tel l’Aéropôle, situé à côté de l’aéroport, qui emploie aujourd’hui environ 4 000 personnes et fait figure de tête de pont dans les biotechnologies, l’aéronautique… Suffisant, pour que Charleroi renoue avec sa gloire passée ? Envahie de grues et de pelleteuses, elle vit en tout cas un lifting pharaonique, et séduit à nouveau les investisseurs. Le chantier le plus impressionnant concerne la ville basse, creusée en son coeur par un énorme gouffre, qui doit accueillir en novembre 2016 le projet Rive Gauche, un mastodonte commercial de 35 000 m2. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« L’idée, c’est de repeupler le centre »">« L’idée, c’est de repeupler le centre »</span>. D’ici 2020, quelque 17 autres projets, concernant cette fois la ville haute (création d’un palais des Congrès, rénovation du palais des expos, etc.), verront le jour.</p>
<p><strong>Ville d’arts</strong></p>
<p>La culture a également un rôle majeur à jouer dans la cité de Spirou et Fantasio (Charleroi reste le berceau des éditions Dupuis). Le socialiste Paul Magnette, élu bourgmestre en 2013, mise énormément sur ce secteur. « <em>C’est même devenu un axe de développement</em> », s’enthousiasme Pascal Verhulst. Il faut dire que l’offre est déjà bien fournie. Entre <a href="http://www.charleroi-danses.be/fr/">Charleroi Danses</a>, le <a href="http://www.bps22.be/fr/">BPS22</a>, le <a href="http://vecteur.be/">Vecteur</a>, le <a href="http://www.ancre.be/">théâtre de l’Ancre</a> ou le <a href="http://www.rockerill.com/">Rockerill</a>, temple de la musique underground installé au coeur d’anciennes forges, l’art – classique ou alternatif – est ici à l’honneur. Et le sera d’autant plus avec la rénovation du Palais des beaux-arts ou l’ouverture, cet automne, du Quai 10, un centre dédié aux jeux vidéo, arts numériques et au cinéma, situé sur les bords rénovés de la Sambre, qui offrent désormais une belle promenade. « <em>C’est une ville qui se relève, et retrouve une ambition…</em> », termine Pascal Verhulst. Le temps nous dira si elle a eu raison d’y croire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Hot Spots </span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.leboisducazier.be">Le Bois du Cazier</a></strong></p>
<p><img class=" size-medium wp-image-39758 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/07/unesco-bois-du-cazier-ccharleroi-communication-luc-denruyter-300x200.jpg" alt="Bois du Cazier©Charleroi Communication Luc Denruyter" width="300" height="200" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelque 35 000 visiteurs s’y rendent chaque année. Théâtre de la catastrophe du 8 août 1956, qui vit la mort de 262 hommes, cet ancien charbonnage désormais classé au patrimoine mondial de l’Unesco offre un témoignage de la prospérité industrielle (charbon, fer et verre) passée de Charleroi.</p>
<p>80 rue du Cazier, Marcinelle, <a href="http://www.leboisducazier.be">www.leboisducazier.be</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.pba.be/">Le Palais des beaux-arts</a></strong></p>
<div id="attachment_40092" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-40092" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/07/charleroi-2-300x237.jpg" alt="Atrium Palais des beaux-arts © Pierre Bolle" width="300" height="237" /><p class="wp-caption-text">Atrium Palais des beaux-arts © Pierre Bolle</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est l’un des bâtiments phares de la ville, mêlant l’ancien au moderne. Erigé en 1957, il jouit notamment d’une grande salle d’une capacité de 1 800 places et accueille à la fois des concerts, du théâtre, de la danse&#8230; Un outil complet qui peut compter sur un espace dédié au théâtre contemporain (le Hangar).</p>
<p>1 Place du Manège, <a href="http://www.pba.be">www.pba.be</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.charleroi-danses.be"><strong>Charleroi Danses</strong></a></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-39772" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/07/charleroidanses-ecuries-c-jasonpanier_1890-300x200.jpg" alt="Charleroi Danses Ecuries © Jason Panier" width="300" height="200" /></p>
<p>Institution de référence dans le domaine de la création contemporaine (en Belgique et à l’international), Charleroi Danses inaugure de nouveaux studios en septembre. Idéal pour organiser la prochaine biennale qui accueille une quinzaine de productions soulevant la question de la jeunesse et du renouveau artistique.</p>
<p>Boulevard Mayence, <a href="http://www.charleroi-danses.be">www.charleroi-danses.be</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vecteur.be"><strong>Le Vecteur</strong></a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-39720" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/07/vecteur-3--melanie-vancraesbeeck-300x225.jpg" alt="Vecteur © Mélanie Vancraesbeeck" width="300" height="225" /></p>
<p>Pépinière de talents, le Vecteur est un lieu de résidence et de création alternative (arts plastiques et numériques, littérature, musique, cinéma… les Dirty Monitor, rois du Mapping, y ont élu domicile). Cette plateforme d’échanges engendre spectacles et performances à découvrir dans une intime salle de 150 places.</p>
<p>30 rue de Marcinelle, <a href="http://vecteur.be">vecteur.be</a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.ancre.be">Le Théâtre de l’Ancre</a></strong></p>
<div id="attachment_39734" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-39734" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/07/soiree-ancre-sous-le-ring1_leslie-artamonow-300x200.jpg" alt="Soirée Théâtre de l'Ancre sous le ring " width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Soirée Théâtre de l&#8217;Ancre sous le ring</p></div>
<p>A la fois tremplin pour la scène locale et salle reconnue à l’étranger pour la qualité de sa programmation, ce théâtre convivial satisfait toutes les curiosités. Les créations de L’Ancre rencontrent un large succès public et critique à l’image de Nés Poumon Noir ou Les Villes tentaculaires.</p>
<p>122 rue de Montigny, <a href="http://www.ancre.be">www.ancre.be</a></p>
<h3></h3>
<h3><strong>A lire aussi :</strong></h3>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/musee-de-photographie/">Musée de la photographie</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/fabrice-lig/">Interview de Fabrice Lig</a></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/bps22/">Le BPS22</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Be Film Festival</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2014 00:34:24 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://befilmfestival.be/" target="_blank">Le BE Film Festival</a> fête ses 10 ans et donne un coup de projecteur sur une année de cinéma 100% belge. Parrainée par Fabrizio Rongione, acteur fétiche des frères Dardenne, cette édition souligne la belle vitalité du plat pays en matière de 7e art. Ainsi, on peut découvrir ou revoir le délicat Henri de Yolande Moreau ou le plus sombre Alleluia de Fabrice du Welz. Cette programmation qui fait fi des communautés linguistiques favorise la rencontre entre public néerlandophone et francophone. Les équipes des films présentent les avant-premières, et à l’issue des projections tout le monde se retrouve au Be bar, aménagé au Palais des beaux-arts pour commenter les bobines (autour d’une bière belge, forcément).</p>
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		<title>+de 140 000 visiteurs</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 04:00:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre exposition préférée depuis ce début d&#8217;année a battu un record d&#8217;affluence au Palais des Beaux arts de Bruxelles. Avec <em>As Sweet as it Gets</em>, rétrospective d’une centaine d’œuvres (peintures, dessins, films), le Gantois Michaël Borremans a fait mieux que Frida Kahlo ou El Greco ! Signe d’un attachement du public à l’art contemporain belge, mesurable à l’aune des 9 000 &#8220;likes&#8221; recueillis sur Facebook.</p>
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		<title>Open Museum Air</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2014 13:00:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dès l&#8217;entrée, on est saisi par les douces mélopées nimbant l&#8217;atrium. Aux (très) hauts plafonds, sont accrochées huit enceintes installées de façon circulaire. On va, on vient, on s&#8217;arrête au cœur de ce cercle informel pour goûter aux rêveries ambient, façon Tangerine Dream ou Pink Floyd, semblant jaillir du ciel. Grâce au logiciel Spaces, développé par le GRM, on entend et voit quasiment les instruments circuler d&#8217;une source à l&#8217;autre. « <span class="has-pullquote" data-pullquote="L'atrium est vaste et possède une réverbération de sept secondes et demie">L&#8217;atrium est vaste et possède une réverbération de sept secondes et demie&#8230; Pour une salle de concert, ce serait l&#8217;horreur !</span>, explique Jean-Benoît Dunckel<em>. Nous avons donc pris en interview compte cette réverb&#8217; naturelle, l&#8217;avons reconstituée en studio et composé en tenant compte de cet écho</em> ». Inutile de préciser alors que ce dispositif ne sera pas itinérant, puisque totalement pensé et conçu pour l&#8217;endroit. « <em>Une autre contrainte fut de refuser la mélodie</em>, poursuit Nicolas Godin.<em> Le musée étant ouvert de 10 à 18 heures, le personnel serait devenu fou !</em> »</p>
<p><strong>Peinture sonore </strong></p>
<p>À l&#8217;étage, où les volutes de l&#8217;atrium effleurent l&#8217;oreille, les deux musiciens ont choisi cinq toiles pour proposer une drôle d&#8217;expérience. Approchez-vous du<em> Martyre de Saint-Georges</em>, de Veronese, par exemple. Non, mettez-vous bien dans l&#8217;axe. Juste en face. Là, voilà : vous entendez ? Aux nappes ambient de l&#8217;atrium, répondent des rythmes fracassés ici, quelques tintinnabulements ailleurs. Décalez-vous et&#8230; vous n&#8217;entendrez plus rien. Créés par l&#8217;entreprise roubaisienne A-Volute, ces hauts-parleurs unidirectionnels confèrent une dimension, hum, ludique et interactive à l&#8217;ensemble. Les auteurs de <em>Moon Safari</em> (1998) avaient imprégné nos cortex avec <em>Virgin Suicides</em> (2000) et sonorisé <em>Le Voyage Dans La Lune</em> (2012) – voici qu&#8217;ils imaginent la bande-son de tableaux signés Lastman, De lorme ou Delaunay. Cet aller-retour entre le son et l&#8217;image demeure la marque de fabrique du duo, et cimaises et couloirs prennent une toute autre allure – comme si, d&#8217;un tableau à l&#8217;autre, une histoire était contée, comme si l&#8217;oreille dirigeait le regard. « <em>Ce serait bien que, dans quelques années, les gens trouvent normal d&#8217;admirer les œuvres en musique, comme c&#8217;est la règle au cinéma</em> » espère Nicolas Godin. Son complice poursuit : «<em> Nous étions un peu gênés au début, car la plupart des artistes présentés sont décédés</em> ».</p>
<p><strong>Patrimoine et création</strong></p>
<p>Heureusement, le binôme a convié quelques artistes bien vivants au sous-sol. « <em>Nous travaillons depuis longtemps avec des plasticiens, réalisateurs, sculpteurs, photographes&#8230;</em> explique Nicolas Godin. <em>Cela nous permet de rompre la mécanique du showbusiness : une sortie d&#8217;album, une tournée, une sortie d&#8217;album, une tournée&#8230; Une fois un disque achevé, nous confions la conception de la pochette à un ami, celle des clips à un autre&#8230; Cela permet de prolonger notre univers</em> ». (voir encadrés). Sous les voûtes des salles consacrées au Moyen-Âge, on passe en revue crucifiés, gisants et autres bustes. Eux que l&#8217;on a si souvent contemplés dans un silence (quasi) religieux semblent soudain plus&#8230; vivants. On peut véritablement parler de dramaturgie – d&#8217;inéluctable fuite du temps ? Pourquoi pas. Propices à la contemplation, ces instrumentaux s&#8217;ouvrent à toutes les interprétations. Et la suite, pour le tandem ? « <em>Ce que nous avons composé ici était spécialement pensé pour le musée, donc je ne pense pas que cela nous influencera à l&#8217;avenir</em>, conclut J-B Dunckel.<em> En revanche, et afin de sortir du rapport entre musique et art contemporain, nous souhaiterions appliquer tous ces procédés techniques à un format pop</em> ».</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/04/30/open-museum-air/">Open Museum Air</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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