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	<title>LM magazine &#187; Opéra de Lille</title>
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		<title>Invisibili</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 03:03:06 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Donner vie à un tableau représentant la mort. La dernière pièce imaginée par Aurélien Bory pourrait se résumer ainsi. Dans <em>Invisibili,</em> le metteur en scène fait évoluer quatre danseuses et deux musiciens autour de la reproduction du <em>Triomphe de la Mort</em>, une fresque de six mètres de haut et de large peinte au XV<sup>e</sup> siècle. Exposée à Palerme, elle représente un squelette juché sur un cheval décharné décochant ses flèches indifféremment sur la population. Une danse macabre, probable allégorie de la peste noire qui avait ravagé l&#8217;Europe un siècle plus tôt. Touché par cette œuvre sombre lorsqu&#8217;il a été invité à travailler à Palerme, entre 2020 et 2023, Aurélien Bory a choisi de l&#8217;actualiser sur scène : la fresque sert de toile de fond pour évoquer des fléaux bien contemporains &#8211; catastrophes naturelles, cancer, naufrages d&#8217;exilés. Des réalités parfois invisibles, qui renvoient à l&#8217;anonymat de l&#8217;auteur du <em>Triomphe de la mort.</em> Plus qu&#8217;un simple décor, la peinture hissée tel un rideau monumental devient un personnage à part entière et dialogue avec les artistes. L&#8217;œuvre enveloppe ainsi une danseuse comme un vêtement. Elle se teinte aussi d’un rouge sang, symbolisant cette mort que l’on préfère tenir à distance.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/q-Wli6No_5E?si=lU2Zd7i2a6y5t7p3" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Denis Podalydès</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2025 04:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous séduit dans Faust ?</strong> C&#8217;est un mythe qui donne envie à tout acteur, scénariste ou metteur en scène. Indépendamment des thèmes abordés, cette histoire de vieil homme invoquant le diable afin qu&#8217;il lui rende sa jeunesse réveille quelque chose de légendaire, de très primitif. C&#8217;est un personnage venant du fond des siècles et auquel n&#8217;importe qui peut s&#8217;identifier. Que ce soit un enfant, une jeune fille ou un homme âgé.</p>
<p><strong>Quand avez-vous découvert cet opéra ?</strong> J’avais 14 ans, c’était un <em>Faust</em> de Jorge Lavelli à l’Opéra de Paris. Je me souviens d’un spectacle très impressionnant, tout était monumental, gigantesque&#8230; une énorme machine. Mais je n’avais alors aucun sens de la musique, je suis passé à côté. <em>L&#8217;Air des bijoux</em> me rappelait Tintin&#8230; Je ne prenais pas ça au sérieux, c’était trop pour moi. Je me suis vraiment attaché à l’oeuvre lorsque j’ai découvert cette version, dans le livret de 1859.</p>
<div id="attachment_171365" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/denis-podalydes-21.jpg"><img class="size-large wp-image-171365" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/denis-podalydes-21-1024x683.jpg" alt="(c) Simon Gosselin" width="995" height="664" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Simon Gosselin</p></div>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce que les <em>Faust</em> de Goethe et de Charles Gounod sont très différents. Chez le premier, c’est un grand intellectuel (Goethe lui-même) en pleine quête spirituelle de beauté. Il y a là une puissance philosophique et esthétique.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Le docteur Faust de Gounod est plus touchant"> Le docteur Faust de Gounod est plus touchant</span>, c’est un personnage plus élémentaire.</p>
<p><strong>C’est-à-dire ?</strong> C’est l’histoire d’un vieux savant mélancolique qui décide de mourir. Il veut boire du poison mais tarde trop et voilà déjà le matin. Un rayon de soleil le touche, il est repris par les parfums, les premiers chants de l’aube, entend des jeunes filles&#8230; La vie revient à lui mais la jeunesse lui manque. Le diable, incarnation du désir, se présente comme un serviteur et lui offre la possibilité de la retrouver. Il accepte le contrat en échange de son âme et va alors séduire une jeune femme pauvre, Marguerite. Il lui fait un enfant, l’abandonne puis elle meurt&#8230; Résumé de manière aussi triviale, c’est une nouvelle de Maupassant. Et j<span class="has-pullquote" data-pullquote="J’aime l’idée d'une histoire banale enchâssée dans un conte fantastique.">’aime l’idée d&#8217;une histoire banale enchâssée dans un conte fantastique.</span></p>
<p><strong>Il y a l’amour aussi, pas que le désir&#8230;</strong> Oui, une lecture contemporaine pourrait voir en Faust un vieux libidineux voulant s’en payer une dernière bonne tranche. En réalité ce personnage est d’une infinie délicatesse. Son apparence est juvénile mais à l’intérieur il a gardé la sensibilité d’un vieil homme, et cela donne un personnage étonnant de douceur. Il n’est jamais prédateur, même s’il sait bien que Marguerite court à sa perte&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ozAyQAV6aUM?si=9K7KkgP-aGYwSs1X" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous refusez donc tout manichéisme&#8230;</strong> Ici, tout est à la fois touché par la pureté et le mal. Cet antagonisme se retrouve au sein même du personnage de Faust. Quand il aspire au bien il fait le mal, et quand il veut éviter le mal il tombe en plein dedans. <span class="has-pullquote" data-pullquote="À partir du moment où il signe le contrat fatidique, il est entaché">À partir du moment où il signe le contrat fatidique, il est entaché</span>. Les gestes les plus innocents sont les plus diaboliques et les gestes diaboliques parfois d&#8217;une pureté extrême&#8230; jusqu&#8217; à l&#8217;infanticide, la mort et la résurrection. Mais il y a beaucoup d&#8217;ironie dans cette œuvre, notamment une critique du puritanisme, de la répression qu&#8217;impose la religion. Charles Gounod lui-même était un homme très pieux, mais travaillé par le désir dans lequel il voyait l&#8217;image même du diable.</p>
<p><strong>Ce récit trouve sans cesse de nouvelles lectures. On ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;y voir une réflexion sur l&#8217;obsession de notre société pour la jeunesse éternelle, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, et c&#8217;est là la dimension du mythe, il résonne toujours avec l&#8217;époque qui choisit de le réveiller. C&#8217;est un miroir éternel.</p>
<div id="attachment_171366" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/denis-podalydes-22.jpg"><img class="size-large wp-image-171366" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/05/denis-podalydes-22-1024x683.jpg" alt="(c) Simon Gosselin" width="995" height="664" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Simon Gosselin</p></div>
<p><strong>Que verra-t-on sur scène ?</strong> Le décor est assez minimaliste. Il y a une tournette sur laquelle reviennent des éléments et accessoires qui, reconfigurés, créent des espaces différents. Parfois c’est une simple porte qui apparaît pour symboliser un passage de seuil. Cette économie de moyen permet au spectacle d’être toujours en mouvement. Il n’y a pas de rideaux, les changements d’actes sont fondus au possible. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Cette histoire, c’est une fuite en avant, une course vers le néant">Cette histoire, c’est une fuite en avant, une course vers le néant</span>, il ne faut donc pas l’entraver, comme cette quête du désir qui ne s’arrête jamais.</p>
<p><strong>Qu’en est-il des costumes, signés Christian Lacroix ?</strong> Ils renvoient à l’époque de la création originelle, en 1859, avec des chapeaux hauts-de-forme par exemple.</p>
<p><strong>Cette production est aussi très particulière car elle reprend la version originelle de 1859, avec les dialogues parlés&#8230;</strong> Oui, les scènes sont toujours à la limite entre ce qui est parlé et chanté. L’effet est d’une théâtralité extrême. Cela crée des émotions puissantes et une histoire fantastique, dans tous les sens du terme.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Denis Podalydès</title>
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		<pubDate>Mon, 01 May 2023 04:45:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous séduit dans cette oeuvre ?</strong> Ici l&#8217;ambivalence règne, ce n’est jamais uniquement comique ni tragique. Le sérieux s&#8217;infiltre dans la bouffonnerie et le grotesque traverse le drame. Quand j&#8217;ai relu le livret, je me suis aussi rendu compte de sa grâce. Falstaff est un personnage massif, énorme, rabelaisien mais aussi raffiné, cultivé et même poète, maniant une langue merveilleuse. Il y a aussi, évidemment, la musique de Verdi qui accompagne l&#8217;action comme dans un dessin animé, et puis la théâtralité des scènes. L&#8217;opéra commence comme une course de bobsleigh : dès le premier accord, on est propulsé dans l&#8217;action !</p>
<p><strong>À quoi ressemble votre Falstaff ?</strong> J’ai pensé à Orson Welles. D’abord parce que son <em>Falstaff</em> reste l’une des plus grandes adaptations de Shakespeare à l’écran. Surtout, je me suis souvenu des images du réalisateur arrivant à Paris. Il était démesuré, énorme, à la fois impressionnant et bouleversant. Cet homme vieillissant avançait tel un pachyderme épuisé. Il a mis du temps à s&#8217;asseoir, reprendre son souffle et, soudain, s&#8217;est mis à parler avec toute la beauté et la drôlerie qu’on lui connaissait, passant d&#8217;une sensation extrêmement douloureuse à la légèreté. J&#8217;ai retenu cette ambivalence, et donc imaginé un Falstaff démesurément épais et sphérique, comme l&#8217;était Orson Welles. &#8220;Bigger than life&#8221;, comme il disait.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/KugKusB-ZU4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>C’est un opéra-bouffe, mais il demeure émouvant…</strong> Oui, car Falstaff est aussi un vieil homme. Il a été mince autrefois et, lorsqu’il tombe amoureux, s&#8217;identifie au jeune chevalier anglais qu&#8217;il était. On pourrait d’abord le voir comme un Harvey Weinstein, tentant d&#8217;abuser de jeunes femmes, mais l&#8217;œuvre ne va pas du tout dans ce sens-là, car ce personnage est éminemment sympathique. C&#8217;est un homme naïf à qui on veut rapidement du mal. On lui tend deux pièges dans cet opéra&#8230;</p>
<p><strong>C’est aussi un personnage très contemporain, n’est-ce pas ?</strong> Oui, toute société a son ogre, sa figure excessive, à la fois adulée puis sacrifiée, qu’on aime adorer puis détester. Il passe ainsi de la gloire à la déchéance. Orson Welles l’a vécu. C&#8217;était une sorte de génie de l&#8217;Amérique né avec un seul film, <em>Citizen Kane</em>, auquel on a reproché ensuite de ne pas reproduire le même chef-d&#8217;oeuvre. En France, on pourrait penser à Gérard Depardieu, lui aussi un vrai grand Falstaff, à la fois vénéré et fustigé. Il adopte des attitudes impossibles mais collant bien à sa stature. Ces gens ne sont pas audessus des lois mais il est difficile de les &#8220;cadrer&#8221;. Rien n’est à leur mesure, comme s&#8217;ils étaient plus vivants que la vie.</p>
<p><strong><em>Falstaff</em> est le dernier opéra de Verdi, et pourtant c’est une œuvre très légère…</strong> Oui, cette histoire me fait penser à Alain Renais, un artiste complet qui, dans ses derniers jours, a offert à ses œuvres une légèreté absolue, aussi gracieuse que troublante. J&#8217;ai joué dans l’un de ses derniers films. Son corps n&#8217;était plus que souffrance mais son esprit, sa voix, sa parole n’étaient qu’humour et délicatesse. Comme si en se rapprochant de la fin il s’était délesté du sérieux de la vie.</p>
<div id="attachment_147990" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/05/denis-podalydes3.jpg"><img class="size-full wp-image-147990" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/05/denis-podalydes3.jpg" alt="Clara Guillon - répétitions Falstaff - Simon Gosselin" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">Clara Guillon &#8211; répétitions Falstaff &#8211; Simon Gosselin</p></div>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il du décor ?</strong> Dans l’oeuvre originale, l’action se déroule au sein d’une auberge mais, assez rapidement, m&#8217;est venue l&#8217;idée de la transposer dans un hôpital, où Falstaff est un malade parmi les autres et les figures féminines des infirmières. C&#8217;est un vieil établissement, presque désaffecté, inspiré de photographies des années 1940 et 1950, quelquepart entre l&#8217;asile et le sanatorium, presqu’une prison. Ici les pensionnaires entretiennent avec le personnel une relation particulière, et ce lieu devient un monde, une société. Je voyais bien des gens allongés sur des lits et une sorte de grande baleine échouée au milieu, mais que l&#8217;amour relève.</p>
<p><strong>Pourquoi ce choix ?</strong> Parce que cette vision d&#8217;Orson Welles énorme et malade m&#8217;avait beaucoup touchée. Pour <em>Falstaff</em>, l’idée d&#8217;un vieil homme qui, malgré sa souffrance, s&#8217;adonne aux jeux amoureux, représentait pour moi une image à la fois drôle et touchante. Malgré la mort qui rôde, il y a beaucoup de vie et d’humour dans un hôpital. Dans le livret par exemple, Falstaff passe son temps à boire et à s’empiffrer dans cette fameuse auberge de la Jarretière. Dans ma mise en scène, il demande que la boisson lui soit injectée directement dans sa perfusion ! Il se soigne à sa façon… Enfin, ce décor-là m’offrait une belle possibilité esthétique, nous éloignant d&#8217;une vision peut-être trop clownesque. Et pour tout dire je ne parvenais pas du tout à me projeter dans une représentation d&#8217;époque, ce paysage élisabéthain du XIXe siècle.</p>
<div id="attachment_147991" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/05/denis-podalydes4.jpg"><img class="size-full wp-image-147991" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/05/denis-podalydes4.jpg" alt="répétitions Falstaff, Tassis Christoyannis et Gabrielle Philiponet © Simon Gosselin" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">répétitions Falstaff, Tassis Christoyannis et Gabrielle Philiponet © Simon Gosselin</p></div>
<p><strong>C’est un opéra-bouffe, le jeu des interprètes semble d&#8217;autant plus important, n’est-ce pas ?</strong> Oh, vous savez, ils sont rompus à cet exercice. Les solistes d&#8217;opéra sont généralement de très bons acteurs. Avec Tassis Christoyannis, qui incarne Falstaff, nous avons par exemple beaucoup échangé sur la théâtralité de l’œuvre, qu’il connaît bien. Il a énormément inventé et je n’ai fait que l’accompagner dans ses formidables improvisations. On pense souvent qu’à l’opéra le jeu reste secondaire pour les chanteurs, mais pas du tout !</p>
<p><strong>Quelle différence y a-t-il entre la mise en scène pour le théâtre et celle pour l’opéra ?</strong> C’est une grammaire totalement différente. Il faut composer avec la musique, il y a des contraintes précises : la scène doit durer un temps donné, le soliste chanter à tel endroit… Mais ces exigences ont engendré un véritable amusement au fil du temps. Pour tout dire, lors de de ma première mise en scène d&#8217;opéra, je distinguais radicalement le jeu d’acteur et le chant. J&#8217;avais l&#8217;impression que ça n&#8217;avait rien à voir. J’étais intimidé par la musique et j&#8217;avais tendance à mythifier les chanteurs. Alors, j’intervenais très peu. Désormais, je leur parle comme à des acteurs. Avec le temps je me suis rendu compte qu&#8217;ils avaient les mêmes attentes.</p>
<p><strong>On vous voit au cinéma, au théâtre, maintenant à l’opéra… Ne cultivez-vous pas un certain don d&#8217;ubiquité ?</strong> C’est vrai, on a parfois l’impression que je suis partout mais c&#8217;est simplement une question d&#8217;organisation, d’emploi du temps. Pour le film de Jeanne Herry, <em>Je verrai toujours vos visages,</em> ce ne fut par exemple que deux jours de tournage, il y a deux ans. Et puis généralement je n’assure pas la promotion des films, ça me dégage du temps. Et croyez-moi, en ce moment je suis bien là, à Lille, et je ne m’occupe que de <em>Falstaff</em> !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Grand Bain</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 04:00:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Le thème de cette septième édition ? « Je me défends d&#8217;en imposer, assure la directrice du Gymnase, Céline Bréant. Cela nous...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le thème de cette septième édition ? <em>« Je me défends d&#8217;en imposer, </em>assure la directrice du Gymnase, Céline Bréant.<em> Cela nous priverait de nombreux spectacles »</em>. Pour autant, certains sujets émergent naturellement. En premier lieu, la place de l&#8217;individu à l&#8217;aune du collectif, <em>« cette nécessité de faire corps et de se regrouper pour avancer »</em>. Comme les sept interprètes de <em>Näss</em> (&#8220;<em>les gens</em>&#8220;) de <strong>Fouad Boussouf</strong>, puisant leur énergie dans la force du groupe et des rythmes marocains pour danser jusqu&#8217;à l&#8217;épuisement. Dans <em>Madisoning</em>, <strong>Amélie Poirier</strong> ravive des danses de mariage et fêtes de famille pour nous rassembler. Elle détourne les déplacements collectifs du madison, auquel elle mêle danse des canards, du tapis ou farandoles.</p>
<p><strong>En marche</strong></p>
<p>En sus de quelques détours par le cirque (<em>Ikuemän</em> de <strong>Rafael de Paula</strong>) ou la musique (Nosfell), le festival offre aussi l&#8217;occasion d&#8217;admirer quelques jalons du répertoire. Pour preuve <em>20 danseurs pour le XXe siècle</em>, où <strong>Boris Charmatz</strong> investit les couloirs ou escaliers de l’Opéra de Lille pour rejouer des pièces marquantes de l&#8217;histoire – de Merce Cunningham ou d’Isadora Duncan. De quoi inspirer les jeunes pousses, tels les Belges de <strong>Tumbleweed</strong>. Dans <em>The Gyre</em>, deux interprètes déroulent jusqu&#8217;à l&#8217;hypnose le motif de la marche. Une chorégraphie millimétrée que n&#8217;aurait pas reniée Trisha Brown, disparue en 2017, et dont la compagnie rend ici un hommage immanquable.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/68WskOLE2qM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/zOxLR2ExLUo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Sujets</em> &#8211; Sylvain Huc</strong></p>
<p>Sylvain Huc s&#8217;intéresse plus au corps qu&#8217;à la danse proprement dite. En dirigeant cinq interprètes nus sur un plateau, il dévoile l&#8217;humain dans sa forme originelle, au service d&#8217;un spectacle quasi-anthropologique. Accordant leurs gestes à une musique synthétique montant en puissance, ces hommes et femmes se concentrent sur l&#8217;essentiel : le groupe et leur propre enveloppe charnelle.</p>
<p>&gt;&gt; Roubaix, 13.03, Théâtre de l&#8217;Oiseau-Mouche 20 h 30, 10 &gt; 5 €</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Kq9vTYgMtMQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong><em>Au milieu d&#8217;un lac de perles</em> &#8211; David Rolland</strong></p>
<p>Centré sur la danse, Le Grand Bain s&#8217;autorise aussi quelques pas de côté. En l&#8217;occurrence, David Rolland nous convie dans le cimetière de Roubaix pour une balade philosophique en duo. Chacun est équipé d&#8217;un casque audio, diffusant une bande-son unique. Ainsi le visiteur devient acteur-récitant, partageant des anecdotes sur la mort et ses rites, lors d&#8217;une marche qui n&#8217;a rien de funèbre.</p>
<p>&gt;&gt; Roubaix, 29.03, Cimetière, 14 h 30 &gt; 17 h 30, 5 € / duo</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/a4L047VnJGg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><strong><em>Fête</em> – Arnaud Pirault &amp; Groupenfonction</strong></p>
<p>Arnaud Pirault et Groupenfonction sollicitent volontiers des danseurs amateurs – on se souvient de la forme participative <em>We can be heroes</em>. Repéré au cours d&#8217;une fête, Guillaume Clouet devient ici l&#8217;interprète d&#8217;un solo enivrant. Seul sur le plateau, ce jeune homme se livre jusqu&#8217;à épuisement. Il est sommé de libérer son corps, son souffle, ses pulsions pour mieux lâcher prise.</p>
<div id="attachment_112353" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/1-fête_arnaud-pirault-credit-pascale-cholette.jpg"><img class=" wp-image-112353" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/03/1-fête_arnaud-pirault-credit-pascale-cholette.jpg" alt="© Pascale Cholette" width="700" height="1050" /></a><p class="wp-caption-text">© Pascale Cholette</p></div>
<p>&gt;&gt; Roubaix, 12.03, Le Gymnase, 20 h, 10 &gt; 5 €</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Pygmalion &amp; L’Amour et Psyché</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 23:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[E. Haïm / R. Orlin / J.P. Rameau / J.J. Cassanéa de Mondonville]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Pygmalion & L’Amour et Psyché]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Emmanuelle Haïm à la direction musicale, Robyn Orlin à la mise en scène… L’Opéra de Lille réunit un casting de luxe pour...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Emmanuelle Haïm à la direction musicale, Robyn Orlin à la mise en scène… L’Opéra de Lille réunit un casting de luxe pour rendre grâce à ces deux pièces rares du répertoire baroque. <em>Pygmalion</em>, de Rameau, met en scène un artiste délaissant son amante après être tombé amoureux d’une statue de son atelier. L’Amour et Psyché, signée de Mondonville, narre la fureur de Vénus, jalouse de la beauté de la nymphe Psyché. Sur scène, art lyrique, danse et vidéo se mêlent pour servir ce diptyque atemporel.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Ey0E2kIf1QE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Coraline</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/coraline/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2018 23:04:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Aletta Collins]]></category>
		<category><![CDATA[Arie Van Beek]]></category>
		<category><![CDATA[Coraline]]></category>
		<category><![CDATA[Mark-Anthony Turnage]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ecrit en 2002 par Neil Gaiman, popularisé sept ans plus tard par le film d’animation de Henry Selick, ce conte trouve une...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ecrit en 2002 par Neil Gaiman, popularisé sept ans plus tard par le film d’animation de Henry Selick, ce conte trouve une nouvelle vie à l’opéra, grâce au compositeur britannique Mark-Anthony Turnage. <em>Coraline</em> raconte l’histoire d’une fillette découvrant un monde parallèle dans la maison où ses parents ont aménagé. Tout y semble identique, sauf que chacun a des boutons cousus à la place des yeux… En résulte un spectacle coloré et familial, entre classique et jazz et à l’humour… piquant.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/lj9a34Ne5po" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Trisha Brown</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/01/trisha-brown/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 03:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Chorégraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[New-York]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Trisha Brown]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans les années 1960, un vent nouveau souffle sur New York. Plusieurs chorégraphes contestent la virtuosité pour s’inspirer du quotidien : marcher,...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les années 1960, un vent nouveau souffle sur New York. Plusieurs chorégraphes contestent la virtuosité pour s’inspirer du quotidien : marcher, courir ou tomber nourrissent un vocabulaire gestuel inédit. Dans ce courant qualifié de &#8220;postmoderne&#8221;, Trisha Brown fait de la ville son terrain de jeu. L&#8217;Américaine danse dans la rue, sur les toits (<em>Roof Piece</em>), défie l’apesanteur en invitant ses interprètes à marcher le long de la façade d’un immeuble (<em>Man Walking Down the Side of a Building</em>). Le mouvement qu’elle écrit est vif, précis, géométrique et articulé. <a href="https://www.trishabrowncompany.org/" target="_blank">Elle fonde sa propre compagnie</a> en 1970, élaborant des jeux de composition au gré d&#8217;une centaine de pièces.</p>
<p><strong>En musique</strong></p>
<p>Après avoir longtemps dansé en silence, Trisha Brown surprend en initiant un cycle musical dans les années 1990. Elle puise alors dans le répertoire classique, met en scène plusieurs opéras, de <em>L’Orfeo</em> en 1998 à <em>Pygmalion</em> en 2010. Lille accueille sa compagnie, restituant trois de ses créations récentes. Dans <em>L’Amour au théâtre</em>, on admire un jeu de portés dynamiques répondant à la musique de Rameau. Dans <em>Geometry of Quiet</em>, six danseurs évoluent entre inquiétude et sérénité sous les mouvements d’un voile blanc et les notes délicates de Salvatore Sciarrino. La vitalité colorée de <em>Groove and Countermove</em> s’inspire elle du jazz de Dave Douglas. Soit trois tonalités ravivant une oeuvre immortelle.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/244747648" width="640" height="297" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/244747648">L&#039;Amour au Th&eacute;&acirc;tre (2009)</a> from <a href="https://vimeo.com/trishabrown">Trisha Brown Dance Company</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/125186638" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Christophe Honoré</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>
		<category><![CDATA[colonie]]></category>
		<category><![CDATA[Così fan tutte.]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Così fan tutte est une oeuvre phare… n&#8217;avez-vous pas eu peur au moment de vous y atteler ? Quand le festival d&#8217;Aix-en-Provence...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/">Christophe Honoré</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Così fan tutte</em> est une oeuvre phare… n&#8217;avez-vous pas eu peur au moment de vous y atteler ?</strong> Quand le festival d&#8217;Aix-en-Provence me l&#8217;a proposée, j&#8217;ai dit &#8220;oui&#8221; spontanément. N&#8217;appartenant pas au monde lyrique, je n&#8217;ai pas d&#8217;appréhension face aux oeuvres dites de patrimoine. Mon approche est assez naïve et innocente. Pour autant, j&#8217;ai conscience que la musique de Mozart est complexe. Des passages semblent joyeux tandis que les personnages sont plongés dans une détresse absolue. On peut difficilement l&#8217;envisager en suivant le texte à la lettre. Il ne faut pas avoir peur d&#8217;aller chercher l&#8217;émotion.</p>
<p><strong>Pourquoi situer l&#8217;opéra dans les années 1930, dans l&#8217;Afrique coloniale, sous l&#8217;emprise de Mussolini ?</strong> <em>Così fan tutte</em> raconte l&#8217;histoire de deux militaires qui se déguisent en étrangers pour séduire à nouveau leurs femmes. Ils ne choisissent pas ce camouflage par hasard : ils parient sur la fidélité de leurs fiancées… et sur le mépris qu&#8217;ont celles-ci pour les étrangers. Je me suis donc interrogé. Dans quel contexte deux hommes seraient-ils persuadés que leurs fiancées considèrent l&#8217;étranger comme un être inférieur ? A quelle époque une catégorie d&#8217;individus a-t-elle pu s&#8217;imaginer supérieure ? Voilà comment l&#8217;idée du contexte colonial est née.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ucnCxnQWbXU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Cela favorise-t-il une approche nouvelle sur le fond ?</strong> On reconnaît volontiers que la musique de <em>Così</em> est sublime, mais on juge souvent le livret de Da Ponte avec condescendance. En le relisant, j&#8217;ai trouvé que cette façon de déshabiller la domination masculine, le désir et la cruauté, méritait d&#8217;être réentendue.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous avec la directrice musicale, Emmanuelle Haïm ?</strong> C&#8217;est une direction partagée, en confiance. Pour certains chefs, il est difficile d&#8217;accorder autant d&#8217;importance au metteur en scène. Il y a une vingtaine d&#8217;années, ils assuraient souvent eux-mêmes la mise en scène. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Pour ma génération, la dramaturgie renforce l'intérêt d'un spectacle, la lecture qu'on propose d'une oeuvre. Or, le chef n'a pas toujours le temps d'explorer cette question. ">Pour ma génération, la dramaturgie renforce l&#8217;intérêt d&#8217;un spectacle, la lecture qu&#8217;on propose d&#8217;une oeuvre. Or, le chef n&#8217;a pas toujours le temps d&#8217;explorer cette question. </span></p>
<p><strong>Comment décrire votre rapport à la musique, très présente dans vos films et pièces de théâtre ?</strong> Je m&#8217;en sers comme d&#8217;un ressort dramaturgique important. Elle peut imposer un rythme aux scènes, ou donner un sens grâce au texte d&#8217;une chanson. Je choisis en général les musiques avant le tournage, et j&#8217;en diffuse sur le plateau, notamment pour émouvoir les comédiens. Loin d&#8217;être une béquille, c&#8217;est un outil essentiel.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/lCjfN0RDEeI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>En quoi est-ce différent de diriger des chanteurs ?</strong> Ils sont moins paresseux que les acteurs ! Ils arrivent le premier jour de répétition en ayant déjà beaucoup travaillé la partition. Du coup, ils sont réceptifs aux nouvelles idées. C&#8217;est très agréable, même si leur obsession de la performance vocale affecte parfois l&#8217;incarnation des personnages. Mais j&#8217;ai la chance de travailler avec de jeunes chanteurs, conscients qu&#8217;ils ont tout à gagner à être de bons acteurs. Avoir une belle voix ne suffit plus pour être remarqué sur un plateau d&#8217;opéra. Il faut aussi introduire du mystère, de l&#8217;humour… ces éléments appartenant au jeu d&#8217;acteur.</p>
<p><strong> Les réactions lors de la présentation à Aix-en-Provence furent très partagées… Cela compte-t-il pour vous ?</strong> J&#8217;ai compris depuis longtemps que le metteur en scène était la personne maudite à l&#8217;opéra. Si le public s&#8217;ouvre peu à peu, il faut admettre qu&#8217;une majorité de spectateurs aiment voir les mêmes spectacles, mis en scène de façon classique. Si vous ne leur servez pas <em>Così fan tutte</em> au XVIIIe siècle, avec perruques et moustaches, ils estiment que vous détruisez leur jouet ! Comme un enfant réclamant perpétuellement la même histoire… En tant que metteur en scène, je choisis le camp des progressistes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le jour où je serai face à un public unanime, je m'inquiéterai quant à mon embourgeoisement">Le jour où je serai face à un public unanime, je m&#8217;inquiéterai quant à mon embourgeoisement</span>…</p>
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		<title>Le Vaisseau fantôme</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/03/01/le-vaisseau-fantome/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 23:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[La Fura dels Baus]]></category>
		<category><![CDATA[Le Vaisseau fantôme]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Wagner]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Premier chef-d’oeuvre de Richard Wagner, Le Vaisseau fantôme est tiré d’une légende de marins popularisée au XIXe siècle. Le Hollandais maudit est...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Premier chef-d’oeuvre de Richard Wagner, <em>Le Vaisseau fantôme</em> est tiré d’une légende de marins popularisée au XIXe siècle. Le Hollandais maudit est condamné à errer éternellement sur les océans pour avoir défié Dieu. Seule l’amour d’une femme peut mettre fin à sa damnation… La compagnie catalane <a href="http://www.lafura.com/" target="_blank">La Fura dels Baus</a> propose une mise en scène novatrice de cet opéra fantastique, sans rien trahir de la puissance de sa musique et de son émotion.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/DBoaDdIbpX8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Auguri</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/auguri/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2016 23:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Auguri]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Dubois]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Après Tragédie, qui mettait en scène 18 corps nus, Olivier Dubois boucle sa trilogie étude Critique pour un trompe l’oeil avec le...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/02/tragedie/" target="_blank">Tragédie</a></em>, qui mettait en scène 18 corps nus, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/03/01/olivier-dubois/" target="_blank">Olivier Dubois </a>boucle sa trilogie étude <em>Critique pour un trompe l’oeil</em> avec le tout aussi démesuré Auguri. Sur scène, 24 interprètes courent au son d’une musique synthétique et glaciale, s’évitent, se bousculent, se rejoignent… Ces 12 hommes et 12 femmes traduisent une urgence un peu folle, entre déséquilibre et rattrapages, mais poursuivent une seule et même quête : le bonheur.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/183126899?color=ffffff&amp;title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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