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	<title>LM magazine &#187; Littérature Américaine</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Michael McDowell</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2024 04:27:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Encensé par Stephen King, Michael McDowell (1950-1999) fut l&#8217;un des écrivains les plus lus aux États-Unis à la fin du xxe siècle. De ce côté-ci de l&#8217;Atlantique, on a découvert cet auteur de très bonne littérature populaire (et par ailleurs créateur de <em>Beetlejuice</em>) l&#8217;an passé, grâce à la parution des six tomes de la saga surnaturelle <em>Blackwater</em>. Après <em>Les Aiguilles d&#8217;or</em>, les éditions Monsieur Toussaint Louverture poursuivent l&#8217;exploration de cette œuvre immensément riche, dont la qualité principale est aussi simple que noble : satisfaire le plaisir de lecture. En cela, cet excellent Katie ne déroge pas à la règle. Quelque part entre le roman victorien et l&#8217;horreur, le livre nous embarque à travers l&#8217;Amérique du xixe siècle. Il met en scène une jeune femme pauvre aux prises avec une famille de tueurs en série, dont la cruelle Katie, douée du pouvoir de lire l&#8217;avenir… Hommage aux &#8220;penny dreadfuls&#8221; (du frisson pour pas cher), ce récit demeure un implacable page-turner. Découpé en courts chapitres, écrit dans un style clair, il foisonne d&#8217;images et de rebondissements. Ou, dit autrement, de &#8220;cliffhangers&#8221;, pour emprunter au langage des séries, auquel McDowell avait déjà tout compris.</p>
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		<title>Ottessa Moshfegh</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 04:22:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rentrée littéraire]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l&#8217;une des romancières les plus douées de sa génération. L&#8217;une des plus originales aussi. Après la fable existentialiste (<em>Mon année de repos et de détente</em>) ou le polar métaphysique (<em>La Mort entre ses mains</em>), l&#8217;enfant terrible des lettres américaines s&#8217;aventure au Moyen Âge. Plus précisément à Lapvona, village crasseux où la bêtise le dispute à la cruauté. On suivra les tribulations grand-guignolesques de Marek, enfant candide et difforme. Battu par son berger de père, méprisé par tous, il sera adopté par le seigneur local duquel il a accidentellement tué le fils, en guise de &#8220;dédommagement&#8221;. Une nouvelle vie s’offre à lui, mais la sécheresse et la famine s’abattent sur la contrée… Dans ce conte médiéval raconté en quatre saisons, Ottessa Moshfegh sonde les tréfonds de la condition humaine, entre réflexion sur le rôle de la religion et critique sociale. D’une plume simple (donc parfaite), usant de personnages hautement symboliques, elle noue horreur et burlesque avec maestria, comme si Ari Aster (le réalisateur de <em>Midsommar</em>) avait réécrit <em>Game of Thrones</em>. Plus fort, elle fait jaillir la beauté de la laideur. On a rarement lu œuvre aussi noire, et pourtant c&#8217;est brillant.</p>
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		<title>Joyce Maynard</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 10:41:56 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Sandy, Tara, Wandy étaient copines de lycée. Un an plus tard, les voilà copines de tétées, de poussettes et de couches à changer. Jamais sorties de leur petite ville natale du New Hampshire, et à peine de l&#8217;adolescence, les voilà mamans. Quant à la dernière comparse, Jill, elle tombe enceinte quand le récit commence. Joyce Maynard assume son thème de bout en bout, sans gros traits. Chacune des jeunes femmes de ce roman galerie incarne un rapport à la maternité et à la sexualité. Publié pour la première fois en 1981, Baby Love peint aussi le passionnant tableau d&#8217;une époque où le sexe était tabou dans les familles moyennes américaines, et où la grossesse n&#8217;était pas un choix. Ce qui pouvait faire des dégâts.</p>
<p>302p., 19€.</p>
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		<title>Dan Fante</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 10:24:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>Rien dans les poches</em> et <em>La Tête hors de l’eau</em>, <em>En crachant du haut des buildings</em> constitue le troisième volet des pérégrinations de Bruno Dante, alter ego de l&#8217;auteur. Nul besoin d’avoir débuté avec lui l’aventure en Californie pour rejoindre la ville qui ne dort jamais. Dan Fante, fils de l’écrivain John, dévoile sa vie new-yorkaise dans une écriture fluide et grinçante. Comme lui, Dante enchaîne les contrats : chauffeur de taxi, laveur de carreaux, gardien de nuit dans un hôtel… L’alcool et l’ombre paternelle surplombent une vie rythmée par les nombreuses rencontres du quotidien. Dans la lignée de Bukowski, SelbyJr. ou son propre père, Dan Fante dévoile et embellit une face sombre de l’Amérique, celles des marginaux.</p>
<p>208p., 9,50€</p>
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