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	<title>LM magazine &#187; Kelly Reichardt</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>The Mastermind</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 03:59:33 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;était les années 1970, époque bénie où il était encore possible de chouraver deux Gauguin, un Rembrandt et un Picasso sans se prendre la tête. Inspiré par le cambriolage du Worcester Art Museum, la réalisatrice d&#8217;<em>Old Joy</em> et <em>First Cow</em> prend le contre-pied du genre. En guise de repérages, des visites en famille. Et pour la planification, une réunion à la cave pendant que le repas mijote. Ce qui intéresse Kelly Reichardt n&#8217;est de toute façon pas l&#8217;action (la preuve, le vigile roupille) mais ses conséquences. Que faire de ces tableaux – en l&#8217;occurence, du peintre abstrait Arthur Dove ? Peut-être d&#8217;abord les contempler. James Blaine Mooney (Josh O’Connor) les accroche dans son salon, lui qui n&#8217;a jamais pu s&#8217;accomplir en tant qu&#8217;artiste. Mais la police ne tarde pas à frapper à sa porte. En fuite, le jeune homme croise quelques vrais durs à cuire, et surtout des connaissances passées, qui lui rappelle quelles autres voies sa vie aurait pu emprunter. À la télévision, les échos de la guerre du Vietnam le poursuivent. Pas si simple d&#8217;échapper à son époque, quand bien même on traverserait l&#8217;existence avec des airs de touriste. Portée par la formidable partition de Rob Mazurek, du groupe de jazz Chicago Underground Trio, <em>The Mastermind</em> s&#8217;affirme comme une méditation sur le rapport au présent.</p>
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		<title>Certaines femmes</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 23:40:09 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis dix ans, Kelly Reichardt arpente des territoires que le cinéma américain – hollywoodien comme indépendant – ne fréquente plus guère. On se souvient des collines et des forêts de l’Oregon où se perdaient les pionniers de <em>La Dernière piste</em> (2011) et les activistes écolos de <em>Night Moves</em> (2014). Dans Certaines femmes, les plaines du Montana offrent à la réalisatrice une atmosphère, un souffle. Une vibration, à la fois lumineuse et sonore. Dans chacun des trois récits composant son film, l’air s’imprègne ainsi de mélodies familières : le rythme lancinant des trains de marchandise, le chant bienveillant des cailles, le grésillement mélancolique d’une radio.</p>
<p><strong>Lignes de fracture</strong></p>
<p>Trois femmes se débattent avec leur vie et tentent de s’accomplir. Laura, Gina et Jamie : elles sont avocate, employée de ranch, occupée à construire une maison&#8230; Elles se croisent sans se connaître, chacune absorbée par son quotidien. Certaines femmes est d’abord fait de frôlements, de rencontres inabouties. Cette mélancolie n’empêche pas l’humour. Pas de &#8220;grand&#8221; drame qui ne soit désamorcé par un sourire. Peut-être parce que Reichardt cherche à saisir l’impalpable, ces blessures qui entaillent l’existence d’autant plus profondément qu’elles peinent à être nommées. D’où la difficulté aussi, à écrire sur un tel film. Les mots l’alourdissent. Une chose est sûre : s’il s’échappe sous la plume, il reste dans le coeur.</p>
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