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	<title>LM magazine &#187; Joshua Weilerstein</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Lille Piano(s) Festival 2026</title>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2026 03:24:00 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le piano est toujours là. Mais il a changé de posture. Pour sa 23<sup>e</sup> édition, le festival ne célèbre plus l&#8217;instrument, il s&#8217;en sert comme d&#8217;un prisme pour embrasser le monde. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Notre ADN, c'est l'ouverture. Le piano est le point de départ, pas la frontière »">« Notre ADN, c&#8217;est l&#8217;ouverture. Le piano est le point de départ, pas la frontière »</span>, résume Fabio Sinacori, artisan d&#8217;une programmation qui préfère les carrefours aux sanctuaires. L&#8217;édition 2026 bat au rythme des 50 ans de l&#8217;ONL, dirigé aujourd&#8217;hui par Joshua Weilerstein. Transmission et renouvellement traversent une édition déployée dans toute la métropole.</p>
<div id="attachment_180943" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-180943" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/04/lille-pianos-festival-20265-200x300.jpg" alt="Vadym Kholodenko © Ira Polyarnaya" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">Vadym Kholodenko © Ira Polyarnaya</p></div>
<h3>Mélodies sans frontières</h3>
<p>L&#8217;ouverture méditerranéenne s&#8217;impose comme l&#8217;un des fils conducteurs. La chanteuse palestinienne <strong>Nai Barghouti</strong> tisse entre musique arabe traditionnelle et compositions personnelles un dialogue d&#8217;une grâce souveraine. Le retour en force des ciné-concerts prolonge cet esprit : improvisation sur Nosferatu avec <em>Noiseferatu</em> ou encore un <em>Azur et Asmar</em> accompagné par l&#8217;<strong>Orchestre de Picardie</strong>. Du côté du grand répertoire, <strong>Vadym Kholodenko</strong> s&#8217;attaque à la transcription lisztienne de la <em>Symphonie fantastique</em> de Berlioz pour piano seul. Un exploit rare, presque déraisonnable. La clôture appartient à<strong> Jean-Claude Casadesus</strong> (fondateur du festival) au pupitre pour le <em>Troisième Concerto</em> de Rachmaninov avec la pianiste franco-albanaise <strong>Marie-Ange Nguci</strong>. Une façon de célébrer cinquante ans d&#8217;histoire sans tourner le dos à demain.</p>
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		<title>Les 150 ans  de Maurice Ravel </title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 22:21:41 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le parti pris est bien choisi : trois œuvres emblématiques de l’évolution d’un compositeur, du classicisme à la modernité. Citons d’abord sa <em>Pavane pour une infante défunte</em>. On la connaît dans sa version orchestrée de 1910, si souvent entendue au cinéma. La voici en version originale, datée de 1899, pour piano seul. À l’autre bout du spectre, le<em> Concerto pour piano et orchestre en sol majeur</em> déploie toute l’expérience et le génie du Basque, ouvert au jazz de son cadet George Gershwin et, toujours, aux influences hispaniques. Quant au <em>Boléro</em>, joyeusement inévitable, ce sont 18 minutes suspendues, une ritournelle atomique, un coup de maître, un «<em> chef-d’œuvre sans musique</em> » – selon ses propres mots. L’intérêt de ces concerts réside également dans la contextualisation du rival de Debussy. D’un côté, la réorchestration par Ravel d’<em>Antar</em> (1868), du Russe Rimski-Korsakov, influence revendiquée. De l’autre, une <em>Petite suite pour orchestre</em> signée Germaine Tailleferre, membre avec Francis Poulenc du Groupe des Six, et ravélienne assumée. En somme, de quoi mieux saisir l’impact d’un musicien aussi célèbre que méconnu.</p>
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		<title>Joshua Weilerstein</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 02:48:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Quelle fut votre première émotion musicale ? C&#8217;était sans doute avant ma naissance, car ma mère jouait du piano lorsqu&#8217;elle était enceinte...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle fut votre première émotion musicale ?</strong> C&#8217;était sans doute avant ma naissance, car ma mère jouait du piano lorsqu&#8217;elle était enceinte de moi ! Plus consciemment, je pense que c&#8217;est lorsque j&#8217;ai entendu pour la première fois <em>Le Sacre du printemps</em> de Stravinsky, une œuvre emplie d&#8217;énergie&#8230; Je devais avoir cinq ou six ans, et je me souviens d&#8217;une expérience assez &#8220;wouaouh&#8221; !</p>
<p><strong>Quand avez-vous décidé de consacrer votre vie à la musique ?</strong> Je suis né dans une famille de musiciens. Mon père est violoniste, ma mère pianiste et ma soeur violoncelliste. J’ai commencé par le violon, mais je n’étais pas très assidu&#8230; En réalité, je voulais d’abord devenir écrivain. Puis, quand j’ai eu 14 ans, j’ai fait partie d’un orchestre de jeunes. Lors d’une tournée au Guatemala et au Panama, on a joué devant des milliers d’enfants, qui n’avaient jamais entendu de musique classique. Voir leur réaction fut un moment incroyable. J’ai alors pensé à en faire mon métier. À partir de là, j’ai étudié beaucoup plus sérieusement, notamment au conservatoire de Boston.</p>
<p><strong>Pourquoi la direction d&#8217;orchestre ? Quel fut le déclic ?</strong> Durant mes études au New England Conservatory, j’ai commencé à diriger des groupes d’amis, puis un jour j’ai emprunté un DVD de Carlos Kleiber à la bibliothèque de l’école. Sa manière de diriger l&#8217;orchestre fut une révélation&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/GxT8AY17M5U?si=ydIWrY07yP9kPkP0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quels seraient vos compositeurs préférés ?</strong> Beethoven, Schubert, Chostakovitch&#8230; c’est difficile de choisir, il y en a beaucoup. Mais je dirais Mahler, peut-être parce que je suis totalement plongé dans son oeuvre en ce moment !</p>
<p><strong>Êtes-vous aussi attiré par la pop ?</strong> Un peu, mais pour être honnête je n&#8217;ai pas le temps d&#8217;en écouter. Mais j&#8217;aime beaucoup la musique des sixties et des seventies, comme les Beatles ou Led Zeppelin.</p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur Lille ?</strong> C&#8217;est une grande ville. Ma femme et moi adorons nous promener dans le Vieux-Lille. On apprécie beaucoup la nourriture d&#8217;ici et j&#8217;ai l&#8217;impression que les gens sont très ouverts, enthousiastes. Pour moi, c&#8217;est parfait !</p>
<div id="attachment_164127" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/joshua-weilerstein1.jpg"><img class="size-medium wp-image-164127" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/10/joshua-weilerstein1-300x200.jpg" alt="© Paul Marc Mitchell" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">© Paul Marc Mitchell</p></div>
<p><strong>Quels sont les atouts de l’Orchestre national de Lille ?</strong> Son énergie volcanique, quels que soient les concerts. L’ONL fait toujours preuve du même engagement, partout en région, même dans des salles moins impressionnantes que le Nouveau siècle. D’ailleurs, je souhaite poursuivre cette mission dans les Hauts-de-France autant qu’à l’international. Je rêve par exemple d’une &#8220;tournée Eurostar&#8221; avec des concerts à Amsterdam, Bruxelles, Lille, Paris et Londres.</p>
<p><strong>Il paraît que vous souhaitez faire découvrir au public un répertoire qu’il ne connaît pas forcément…</strong> Oui, je souhaite explorer la musique américaine, mais aussi l’oeuvre des compositeurs détruite par les nazis, considérée comme &#8220;dégénérée&#8221;. Pavel Haas, Gideon Klein, Viktor Ullmann sont par exemple très importants pour moi. Nous vivons des temps difficiles. La musique ne nous impose aucun modèle de pensée, mais elle peut nous permettre de comprendre l’Histoire.</p>
<p><strong>Quelle &#8220;couleur&#8221; aura cette saison ?</strong> Pour mes quatre premiers concerts je ne focaliserai pas sur un compositeur. Je préfère montrer la variété infinie de la musique classique. Et avec un tel orchestre, on peut en explorer toutes les facettes. <em>Sky is the Limit</em> !</p>
<p><strong>Par exemple, pouvez-vous nous parler de ce programme autour de Ives, Gershwin et Ravel ?</strong> Je tiens à jouer de la musique américaine, comme le <em>Concerto pour piano en fa</em> de Gershwin. Ou encore<em> Three Places in New England</em> de Charles Ives, selon moi le compositeur le plus révolutionnaire du XXe siècle. J’aime aussi beaucoup les oeuvres françaises. Ce même soir nous interprétons <em>Le Tombeau de Couperin</em> et <em>La Valse</em> de Ravel. Il y a des ponts évidents entre les musiques française et américaine. D’ailleurs, il y a une anecdote que j&#8217;adore. Lors de leur première rencontre en 1928, Gershwin demanda à Ravel de lui enseigner la composition. Ravel lui répondit : « Pourquoi seriez-vous un Ravel de seconde classe alors que vous pouvez devenir un Gershwin de première classe ? »</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/SNn64CxMeQo?si=k7IpGYmFRJ3IHEBH" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Ces dernières années, l&#8217;ONL s&#8217;est beaucoup ouvert au public. Souhaitez-vous poursuivre dans cette voie ?</strong> Oui, pour moi il est primordial de briser ces murs entre l&#8217;orchestre et le public, qui a parfois peur de venir aux concerts. Je reste persuadé que tout le monde peut apprécier la musique classique, ce n&#8217;est pas un genre élitiste, réservé à une poignée d&#8217;initiés.</p>
<p><strong>Vous avez d&#8217;ailleurs créé le podcast <a href="https://joshuaweilerstein.com/stickynotes" target="_blank"><em>Sticky Notes</em>,</a> dans lequel vous présentez la musique classique au plus grand nombre. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> L&#8217;idée de ce podcast m&#8217;est venue entre deux voyages. Alors que j&#8217;étudiais une partition, une personne m&#8217;a dit qu&#8217;elle aimait beaucoup la musique classique mais qu&#8217;elle ne la comprenait pas. Je me suis alors demandé ce qu&#8217;aurait fait Leonard Bernstein s&#8217;il était encore vivant. Sans doute un podcast ! Alors je l&#8217;ai créé. Je vais d&#8217;ailleurs le poursuivre ici, avec l&#8217;ONL, et en français j&#8217;espère !</p>
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