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	<title>LM magazine &#187; Feminisme</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Entretien : Pupa Neumann</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 10:47:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Comment êtes-vous devenue photographe et réalisatrice ? Vers treize ans, ma sœur avait un petit ami qui la photographiait sans arrêt. J’étais...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenue photographe et réalisatrice ?</strong><br />
Vers treize ans, ma sœur avait un petit ami qui la photographiait sans arrêt. J’étais fascinée. Cet objet capable de créer un lien avec l’autre me paraissait presque magique. Par chance, il m’a offert son appareil photo. J’ai commencé la photographie comme d’autres commencent la guitare. Très vite, cet appareil est devenu mon compagnon quotidien.</p>
<p><strong>A quoi vos premiers travaux ressemblaient-ils ?</strong><br />
Au lycée, je photographiais mes amis. Un élève avait fondé un club pour nous familiariser avec les négatifs, la chambre noire, la lumière rouge… Cette atmosphère avait quelque chose d’envoûtant. J’ai débuté en noir et blanc avec des passants. Je concevais alors la photo comme un témoignage. J’ai d’ailleurs commencé à travailler pour <em>Libération.</em> Plus tard, à New York, j’ai eu la chance d’assister pendant quelques semaines la grande Martine Barrat. Nous allions ensemble à Harlem et dans le Bronx pour immortaliser des enfants boxeurs.</p>
<p><strong>Comment votre carrière a-t-elle évolué ?</strong><br />
De retour à Paris, j’ai trouvé étonnamment facile de réaliser des portraits, et je me suis rapidement fait un nom. J’ai photographié la moitié des comédiens français d’une époque. Puis j’ai senti que mon travail ronronnait. J’avais envie d’aller plus loin. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La simple réalité ne me suffisait plus.">La simple réalité ne me suffisait plus.</span></p>
<p><strong>Quel fut le déclic ?</strong><br />
Je me suis offert un superbe appareil d’occasion (un Hasselblad) et ma pratique a basculé. En feuilletant des photos de mon enfance, j’ai remarqué que ma mère m’habillait comme ma sœur, de six ans mon aînée. De là est née la série <em>Doppelgänger</em>, ou le jumeau maléfique. Puis est venue <em>Misfit</em>, presque comme une apparition : un vaste espace blanc où la mise en scène met le focus sur une attitude féminine. Dans <em>Domestic Violence</em>, par exemple, une femme nue se coince les cheveux dans un tiroir — une image à la fois absurde et tragique, comme se noyer dans un verre d’eau. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Il y a eu aussi la <em>Femme automate</em>, toujours disponible, portant des tomates sur un plateau.</p>
<p><strong>Quelles sont vos sources d&#8217;inspiration et vos thèmes de prédilcetion ?</strong><br />
Tout ramène à la même source : les femmes. Elles m’inspirent plus que les hommes. Une femme est un miracle. Une énigme en perpétuelle transformation : elle se métamorphose, dissimule, dérange parfois. J’aime le secret, l’étrangeté, le décalage, la drôlerie. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Mes thèmes gravitent toujours autour de la condition féminine ">Mes thèmes gravitent toujours autour de la condition féminine </span>: ses évolutions, ses régressions, ses paradoxes. J’aime les femmes libres, même si je sais combien il est encore difficile, aujourd’hui, d’incarner cette liberté dans nos sociétés mouvantes.</p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre processus créatif aujourd&#8217;hui ? Comment appréhendez-vous l&#8217;intelligence artificielle dans votre travail ?</strong><br />
Depuis deux ans, parallèlement à ma pratique classique, je me passionne pour l’intelligence artificielle. C’est un outil prodigieux pour matérialiser rapidement ce que l’on porte en soi. Il permet d’exprimer presque instantanément ce que l’imaginaire cherche à formuler. J’aime les collages, les hybridations, les accidents visuels. L’image me fascine : elle est mon souffle, ma respiration. Je me réveille en image, je m’endors en image. <span class="has-pullquote" data-pullquote="La photographie reste mon moyen d’expression le plus sincère, mon alter ego.">La photographie reste mon moyen d’expression le plus sincère, mon alter ego.</span></p>
<p><strong>Quelle place accordez-vous à la surprise, à l&#8217;accident dans vos créations ?</strong><br />
Avec l’intelligence artificielle, les accidents et les hasards sont omniprésents — et c’est précisément ce qui m’intéresse. On a parfois le sentiment de collaborer avec une autre partie de soi, une forme de pensée parallèle. J’en connais désormais les rouages, j’ai mes recettes, comme en cuisine. Je travaille également avec Adobe Photoshop. J’aime cette capacité à me projeter dans d’autres époques, à imaginer une femme glamour des années 1950 au milieu d’un désert ensoleillé, tout en restant chez moi, en plein hiver. Cette forme de déplacement imaginaire m’enchante.</p>
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		<title>Guerrièr·es</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:02:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>S’il est un lieu où la guerre peut être salutaire, c’est bien sur scène. Avec un tel nom, Guerrièr·es annonce la couleur...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>S’il est un lieu où la guerre peut être salutaire, c’est bien sur scène. Avec un tel nom, Guerrièr·es annonce la couleur : ici, on lutte — mais «<em> avec de la joie et de l’émotion</em> », précise la programmatrice Bérengère Deroux. Comme le monde a furieusement tendance à rester le même, il faut parfois lui botter les fesses pour qu’il avance. Ce festival est né en 2021 pour <span class="has-pullquote" data-pullquote="« offrir un espace aux femmes dont les projets n’étaient pas choisis par le milieu artistique, très masculin »">« offrir un espace aux femmes dont les projets n’étaient pas choisis par le milieu artistique, très masculin »</span>. Certes les établissements culturels encouragent désormais la mixité «<em> mais certains sujets restent tabous </em>». Alors autant les affronter sans détour.</p>
<div id="attachment_180004" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-180004" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/03/voir-clair--estelle-hanania-300x134.jpg" alt="Voir Clair © Estelle Hanania" width="300" height="134" /><p class="wp-caption-text">Voir Clair © Estelle Hanania</p></div>
<h3>Des femmes puissantes</h3>
<p>Cette édition s’ouvre avec<em> La nuit se lève</em>, un spectacle consacré à l’inceste, traité avec sensibilité dans une forme lumineuse et collective, accessible dès 16 ans. Plus loin, l’actrice <strong>Adèle Haenel et la musicienne Caro Geryl</strong> convoquent la pensée de Monique Wittig dans <em>Voir clair</em> <em>avec Monique Wittig</em>, une performance autour du feu qui interroge la binarité et l’héritage patriarcal. Féministe, antiraciste mais jamais dogmatique, le festival revendique une résistance fédératrice. Il donne à voir « <em>des artistes aux univers puissants, joyeux et brillants</em> » à un public qui n’a pas peur d’être «<em> bousculé</em> », insiste Bérengère Deroux. Ainsi, la performeuse algérienne<strong> Habibitch</strong> mêle danse, stand-up et manifeste politique, tandis que la chanteuse engagée <strong>Mathilde</strong> (passée de<em> The Voice</em> à la fête de l’Huma) assume un engagement frontal sans renoncer à une audience populaire.</p>
<div id="attachment_180005" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-180005" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/03/epuiser-les-soleils-héloise-ravet-c-alice-piemme-aml-1-1-300x197.jpg" alt="Epuiser les soleils - Héloise Ravet © Alice Piemme - AML" width="300" height="197" /><p class="wp-caption-text">Epuiser les soleils &#8211; Héloise Ravet © Alice Piemme &#8211; AML</p></div>
<h3>Expérience partagée</h3>
<p>Le vécu des interprètes irrigue aussi la programmation. <strong>Nadia Ghadanfar</strong> pointe la domination masculine dans<em> Laissez-moi danser</em>, tandis qu&#8217;<strong>Héloïse Ravet</strong> évoque la toxicomanie de sa sœur avec <em>Épuiser les soleils</em>. Et ce n&#8217;est pas tout. Avant et après chaque spectacle, des ateliers prolongent le mouvement (broderie de slogans féministes, création d’un fanzine, analyse de l&#8217;effacement des femmes de l&#8217;histoire des sciences). Si on y ajoute Les guerrièr·es de demain, une grande parade conçue avec la population pour déconstruire les clichés du folklore, jamais combat n’a été aussi chaleureux.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xyV2K8C6oFs?si=ZH8_EUzJjdYnpu0h" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>COMBATTANTES !</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 04:50:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Ouvrez un dictionnaire : &#8220;combattant&#8221;, nom masculin. Le féminin apparaît à la marge. Pourtant, l&#8217;histoire ne manque pas de femmes qui ont...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ouvrez un dictionnaire : &#8220;combattant&#8221;, nom masculin. Le féminin apparaît à la marge. Pourtant, l&#8217;histoire ne manque pas de femmes qui ont lutté dans la rue, au tribunal, en prison ou sur scène sans toujours trouver leur place dans le récit officiel. Ce sont ces engagements que le livre rassemble et met à l&#8217;honneur. On croise la rappeuse afghane Sonita Alizadeh, qui dénonce les mariages forcés ; la résistante Lucie Aubrac, stratège face à la Gestapo ; la philosophe Angela Davis, devenue icône mondiale après son procès politique. Plus près de nous, l&#8217;écrivaine Virginie Despentes dynamite les normes avec <em>King Kong Théorie</em>, quand Beth Ditto érige son corps et sa voix en manifeste queer et anti-grossophobie.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-178904 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/02/combattantes_hd_beth-ditto-227x300.jpg" alt="Beth Ditto,  une voix au service du féminisme et des droits LGBT+" width="227" height="300" /></p>
<h3>Délivrez-vous du mâle</h3>
<p>Le principe est limpide : un portrait, une vie, un combat. Pas d&#8217;hagiographie, prévient l’autrice, mais « <em>quatre-vingt-dix pièces à conviction</em> » pour rappeler que des droits « <em>arrachés de haute lutte</em> » ne tombent jamais du ciel. L&#8217;angle est pédagogique sans être scolaire, incarné sans être idolâtre. La partie graphique prolonge cette intention. Les illustrations d’Anna Wanda Gogussey dialoguent avec le texte, donnent des visages à ces noms parfois oubliés. Couleurs franches, lignes expressives : l’image ne décore pas, elle affirme. L&#8217;ouvrage s’ouvre sur une préface d’Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, qui confie avoir retrouvé « <em>souffle</em> » à sa lecture. Elle y regrette une forme d&#8217;amnésie : « <em>Nous oublions nos aînées. Nous leur reprochons leurs erreurs au lieu de cultiver leurs audaces et de bâtir sur leurs épaules</em> ».</p>
<h3>Rage against the machisme</h3>
<p>Impossible d&#8217;ailleurs de ne pas s&#8217;arrêter sur Gisèle Halimi, qui transforma le procès de Bobigny en tribune pour le droit à l’avortement, répétant toute sa vie : <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Ne vous résignez jamais »">« Ne vous résignez jamais »</span>. Chez Marie Kirschen, ces mots résonnent comme un fil rouge. À l&#8217;heure des reculs réactionnaires et des mémoires morcelées, Combattantes ! agit comme un antidote au découragement. Il ne promet pas des lendemains qui chantent, mais rappelle une évidence : vivre, pour beaucoup de femmes, a toujours signifié lutter.</p>
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		<title>Quand je serai grande, je serai  Patrick Swayze</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 00:55:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Chloé Oliveres]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Elle a coché toutes les cases : conservatoire, succès collectif, reconnaissance critique. Puis la quarantaine s’invite et avec elle, une impérieuse introspection....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle a coché toutes les cases : conservatoire, succès collectif, reconnaissance critique. Puis la quarantaine s’invite et avec elle, une impérieuse introspection. Chloé Oliveres y répond seule sur scène pour la première fois en retraçant son histoire amoureuse, nourrie de comédies romantiques et de lectures féministes. <em>Dirty Dancing</em> devient un terrain de jeu critique. Une performance lucide, où la midinette devenue quadragénaire découvre que l’avenir de la femme se conjugue aussi au singulier.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/hIGxvp6V2SY?si=FGOvKuLAsd2cENWR" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>FAME</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 22:32:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La nourriture par le menu. La 4e édition de FAME (pour Festival where Arts Meet Empowerment, où quand l’art rencontre l’empouvoirement) s’intéresse...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La nourriture par le menu. La 4e édition de<a href="https://famefestival.be/fr/" target="_blank"> FAME</a> (pour Festival where Arts Meet Empowerment, où quand l’art rencontre l’empouvoirement) s’intéresse à l’alimentation, « <em>l’un des aspects fondamentaux de la culture</em> ». Eva Doumbia ausculte ainsi l’histoire coloniale à travers la cuisine (<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/10/01/autophagies/" target="_blank"><em>Autophagies</em></a>) tandis que Nora Bouazzouni reconsidère la lutte des classes en proposant de &#8220;manger les riches&#8221;. Alléchant !</p>
<p><a href="https://famefestival.be/fr/edition/2025-programme/" target="_blank">&gt; Le programme ici</a> !</p>
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		<title>Guerrilla Girls</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 13:38:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Feminisme]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>L’une des affiches emblématiques des Guerrilla Girls est actuellement exposée à la Condition publique de Roubaix, dans le cadre de l&#8217;exposition Urbain.es....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’une des affiches emblématiques des Guerrilla Girls est actuellement exposée à la Condition publique de Roubaix, dans le cadre de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2022/04/01/urbain-es/" target="_blank">l&#8217;exposition <em>Urbain.es</em></a>. Mise en page à la manière d’une publicité, celle-ci donne à voir <em>La Grande Odalisque</em>, arborant un masque de gorille, semblable à ceux que portent les membres du collectif pour rester incognito durant leurs interventions publiques. Placardé sur les bus et les murs new-yorkais en 1989, ce poster dénonçait alors la faible présence des artistes féminines au sein du Metropolitan Museum of Art de New York, et fit scandale. <em>« Faut-il que les femmes soient nues pour y entrer ? Moins de 5 % des artistes de la section d’art moderne sont des femmes, mais 85 % des nus sont féminins »</em>, clamaient les plasticiennes féministes, qui ont depuis renouvelé l’expérience initiale en visant d&#8217;autres villes et musées à travers le monde. La situation ne s’est depuis pas améliorée, bien au contraire.</p>
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		<title>Pucie</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 22:30:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>PUCIE &#8211; Cie Sapharide &#8211; Teaser from Favre Mélanie on Vimeo. Pucie, c’est la contraction entre &#8220;pussy&#8221; (désignant en anglais vous savez...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/244364784" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/244364784">PUCIE &#8211; Cie Sapharide &#8211; Teaser</a> from <a href="https://vimeo.com/user49017414">Favre Mélanie</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Pucie, c’est la contraction entre &#8220;pussy&#8221; (désignant en anglais vous savez quoi) et Lucy, prénom donné à cette australopithèque femelle retrouvée en Éthiopie en 1974. Tandis que le premier terme relègue la femme au rang d’objet sexuel, le second évoque la doyenne de l’humanité, dans une perspective lumineuse. Quelque part entre les deux, ce trio dansé met en scène <em>« l’impudique féminin »</em>. Sur scène, la compagnie Les Sapharides dit la vérité d’un corps qui hurle, crie et dégouline, avec une grande liberté et&#8230; des pastèques – on vous laisse imaginer leur rôle.</p>
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		<title>Ces filles-là</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 13:03:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Courel]]></category>
		<category><![CDATA[Ces Filles-là]]></category>
		<category><![CDATA[Collective Ces filles-là]]></category>
		<category><![CDATA[cyber-harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Emancipation]]></category>
		<category><![CDATA[Evan Placey]]></category>
		<category><![CDATA[Feminisme]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Septembre 2012, une vidéo YouTube fait le tour du monde. Amanda Todd, 15 ans, y raconte à l’aide de post-it le calvaire qu’elle vit depuis la diffusion de photos d’elle dénudée sur les réseaux sociaux. Un mois plus tard, l’adolescente est retrouvée pendue à son domicile. <em>« Quand j’ai découvert le texte inspiré de ce drame, il m’a semblé urgent de le porter au théâtre »</em>, explique la metteuse en scène, Anne Courel. Huit amatrices se joignent à 12 comédiennes pour figurer le petit monde clos de l’institution Sainte-Hélène. Les &#8220;filles&#8221; de cette histoire se connaissent depuis l’enfance, mais soudain arrive sur les portables une photo intime de Scarlett. Moqueries, mise au ban&#8230; ses &#8220;amies pour la vie&#8221; se détournent d&#8217;elle. L&#8217;ado disparaît&#8230; <em>« Tout est si rapide que personne ne prend le recul nécessaire »</em>, observe Anne Courel, qui a parié sur une construction dynamique. Elle conjugue ainsi 18 scènes et flashbacks, ponctués de monologues de femmes (de 1920 à 1980) au sujet de leur émancipation. Distribution resserrée mais propos tout aussi fort pour la forme chorale de la Collective Ces filles-là. En questionnant la façon dont les femmes <em>« deviennent leurs propres harceleuses »</em>, ce duo lance un cri de ralliement féministe. Entendons-le, cette fois&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/scTrp0qjTk4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Victoire Tuaillon</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/victoire-tuaillon/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 03:44:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Binge Audio]]></category>
		<category><![CDATA[Feminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Les Couilles sur la table]]></category>
		<category><![CDATA[masculinités]]></category>
		<category><![CDATA[Victoire Tuaillon]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment avez-vous découvert la question de la masculinité ? A la faveur d&#8217;une année d&#8217;études aux États-Unis, entourée d&#8217;un milieu militant et...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment avez-vous découvert la question de la masculinité ?</strong> A la faveur d&#8217;une année d&#8217;études aux États-Unis, entourée d&#8217;un milieu militant et féministe, j’ai commencé à lire des choses sur les masculinités. A l’école de journalisme, la plupart des professeurs ne trouvaient pas ce thème intéressant mais j’ai persévéré, convaincue que cela pouvait toucher les gens. Les questions de féminisme et de masculinité nous concernent tous, hommes et femmes.</p>
<p><strong>Quelle est votre définition de la masculinité ?</strong> Le genre s&#8217;appréhende toujours avec la classe, le niveau de vie, mais aussi l’âge, la sexualité, etc. En cela les masculinités sont des constructions sociales. Certaines sont valorisées et d’autres non. Dans notre monde, la masculinité reste principalement un privilège.</p>
<p><strong>Quels sont ces privilèges ?</strong> Ceux-ci diffèrent bien sûr si vous êtes blanc, hétérosexuel, cadre supérieur plutôt que noir, ouvrier et gay. Mais globalement la masculinité bénéficie aux hommes, qui vont profiter du travail des femmes, de leur corps ou émotions. Enfin, je crois qu’on peut relier la masculinité à l’usage légitime de la violence. Être un homme c’est encore, souvent, exercer des violences ou bénéficier de celles des autres.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/PCceN6Pnd2g" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>L’humanité a-t-elle toujours été aussi inégalitaire ? </strong>La masculinité varie énormément en fonction des époques et du contexte, mais la domination masculine reste une constante. Formellement, les femmes ont obtenu les mêmes droits que les hommes dans beaucoup de pays, mais dans les faits la domination perdure, qu’il s’agisse d’inégalités de richesse ou d’accès aux positions de pouvoir.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/portrait_victoire-tuaillon_lm-156.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-106358" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/portrait_victoire-tuaillon_lm-156-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Comment votre conscience féministe est-elle née ?</strong> Surtout grâce à la littérature. Enfant, j’étais une grande lectrice et le suis restée. Je dévorais notamment des romans écrits par des femmes. C’est aussi lié à ma personnalité. J’étais affirmée, assez sûre de moi et on m’a souvent reproché mon côté &#8220;grande gueule&#8221;. Mais si j’avais eu la même personnalité en étant un garçon, ça n’aurait posé aucun problème&#8230; Et puis ce sont les expériences de harcèlement de rue, commençant quand tu as huit ou neuf ans, et l’envie d’être considérée comme un être humain normal. Au collège, j’étais témoin de la stigmatisation subie par certaines filles, parce qu’elles avaient un comportement sexuel jugé trop facile, et je voyais bien ce qui arrivait aux garçons pas assez affirmés dans leur virilité. Je ne savais pas encore que j’étais féministe, mais les conditions étaient réunies.</p>
<p><strong>Comment avez-vous abordé ce livre par rapport au podcast ?</strong> L’enjeu était de réaliser une synthèse exigeante des conversations, comprendre sans avoir écouté le podcast et lire avec plaisir même si on avait suivi tous les épisodes. Surtout, je m’adresse au plus grand nombre car le féminisme concerne absolument tout le monde. Nous sommes pris dans l’ordre du genre et celui-ci détermine aussi notre environnement urbain.</p>
<p><strong>Comment cela ?</strong> J’accorde par exemple un chapitre aux villes, majoritairement conçues pour les hommes. Que ce soient les noms de rues ou de bâtiments, à la gloire de héros masculins, ou le budget consacré à la construction d’équipements finalement fréquentés par des garçons, comme les skateparks, terrains de foot ou de basket en accès libre.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/YfO9tqXraEA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous évoquez aussi le &#8220;travail émotionnel&#8221;. De quoi s&#8217;agit-il ?</strong> En fonction de notre genre, nous sommes sociabilisés différemment. On apprend aux filles à être plus attentives aux autres, plus empathiques. Au sein des familles, ce sont souvent les femmes qui cultivent les petites attentions, se souviennent des anniversaires, s’inquiètent de la bonne santé du couple… Cette charge émotionnelle devrait être mieux répartie, et valorisée.</p>
<p><strong>Le chapitre &#8220;Esquives&#8221; de votre livre est dédié aux solutions. Quelles pistes faut-il explorer ?</strong> Tout dépend de la position de chacun, mais l’égalité entre les sexes dépasse les seuls comportements individuels. Les politiques publiques ont aussi un rôle à jouer. Ainsi, l&#8217;instauration d&#8217;un congé paternité rémunéré peut avoir un impact énorme. D&#8217;une façon générale, chacun peut s&#8217;interroger sur ses éventuels privilèges. Pour les hommes, il s&#8217;agit déjà de les reconnaître, puis d&#8217;établir leur marge de manœuvre dans le travail, à la maison, avec les amis. Ils peuvent décider de soutenir les femmes par principe, réfléchir à la façon dont ils mènent leur vie de famille, en prenant leurs responsabilités vis-à-vis de l’éducation des enfants ou de la gestion du foyer. Et pourquoi pas voir s&#8217;ils encouragent une culture sexiste avec des blagues ou certains comportements…</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/zdL-I3VDIrQ" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quelles sont les réactions des hommes au podcast ?</strong> Ils me disent souvent qu’ils ont compris des choses qu’ils sentaient confusément. Beaucoup de garçons m’écrivent aussi pour m&#8217;avouer avoir été violents, agressifs, peut-être même avoir violé sans forcément s&#8217;en rendre compte… Émotionnellement, c’est très fort.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/victoire-tuaillon.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-106396" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/victoire-tuaillon-226x300.jpg" alt="" width="226" height="300" /></a>Avez-vous l’impression que notre société est en train de changer, notamment depuis #MeToo ?</strong> C’est difficile à mesurer, mais grâce aux féministes on s’est enfin mis à parler féminicides. Y a-t-il moins d’inégalités salariales, de violences ? Je n&#8217;en suis pas sûre. Le temps long nous le dira. Mais le jour où on arrêtera de considérer le féminisme comme un sujet à part, on aura bien avancé.</p>
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		<title>Loud’Her</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/05/01/loudher/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 23:53:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Feminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Loud'her]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quel fut le constat à l&#8217;origine de la création de Loud&#8217;Her ? Marion : Tout commence avec un comptage effectué dans les...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel fut le constat à l&#8217;origine de la création de Loud&#8217;Her ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong> </span>Tout commence avec un comptage effectué dans les salles de musiques actuelles des Hautsde- France, mesurant le taux de femmes dans la programmation. Affligeant, ce ratio est de 20 %, dans des lieux subventionnés… Au niveau national, nous trouvons à peu près les mêmes chiffres. De plus, ces lieux sont toujours dirigés par des hommes. C&#8217;est un réseau ultra-masculin.</p>
<p><strong>Comment le collectif est-il né ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Emeline :</strong> </span>Il a été créé fin 2017 autour d’un cercle d’amies proches, musiciennes amatrices ou professionnelles, lassées par ce manque de représentation. Aujourd’hui, nous comptons une cinquantaine d’adhérents et adhérentes, et une trentaine de membres actifs. Avec quelques hommes, mais une écrasante majorité de femmes, et nous n&#8217;en sommes pas peu fières (rires) !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/CDffq0OPnM0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Concrètement, comment percevez-vous les inégalités entre les hommes et les femmes dans le domaine musical ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong></span> Nous sommes chargées de projet, de communication ou d’action culturelle dans des structures d’accompagnement. Et savons toutes que les postes de direction ne s&#8217;ouvriront pas à nous… Ensuite, on ne connaît pas de techniciennes résidentes dans les SMAC* des Hauts-de-France, à l&#8217;exception du 9-9 bis à Oignies. Notre milieu croule aussi sous les remarques sexistes hyper-lourdes.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-99381" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/04/emeline-ancel-pirouelle-warpaint-18-300x200.jpg" alt="Emeline-Ancel-Pirouelle-warpaint-18" width="300" height="200" />Que met en place</strong> <strong> l’association pour lutter</strong> <strong> contre ces disparités ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong> </span>Nous avons rédigé un manifeste prônant l&#8217;égalité, la diversité et les bonnes pratiques. Très pédagogique, il est diffusé dans le réseau régional. C’est un outil qui favorise les échanges et la discussion. Ensuite, notre annuaire recense toutes les femmes de la région impliquées dans les musiques actuelles, occupant une fonction artistique ou technique. Il s&#8217;agit de créer un réseau.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Emeline</strong> :</span> Nous défendons aussi un projet de &#8220;mentorat&#8221;, soit un rapprochement entre musiciennes amatrices et professionnelles. On le teste à l’échelle du binôme. Cela prend la forme d’échanges informels sur des thèmes spécifiques : la valorisation de soi, de ses compétences…</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion</strong> :</span> Sans oublier les approches ludiques avec le grand public, comme les apéros blind-test. Durant ce moment festif entre potes, on souligne le manque de femmes sur les scènes, tout en appréciant leurs productions au long de la soirée.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-99382" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/04/lindsey-bahia-1159414-unsplash-1024x683.jpg" alt="(c) Lindsey Bahia" width="995" height="664" /></p>
<p><strong>Le mouvement Metoo fut-il un catalyseur pour Loud&#8217;Her ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong></span> Il a favorisé des prises de conscience. Depuis Metoo, les sollicitations de la part des médias ou des universitaires sont légion. Nous n&#8217;aurions pas obtenu le même retentissement il y a deux ans. Dans la foulée, le Syndicat national des artistes musiciens a mené une enquête, chiffrée et qualitative, sur ses membres féminines. 20 % d&#8217;entre-elles disent qu’elles ont été harcelées au travail…</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Leila :</strong> </span>Les blagues lourdes, le harcèlement, c’est la norme. Alors, la victime se pose toujours la question : « est-ce que j’ai vraiment vécu cette situation ou est-ce que je prends mal les choses ? ». En s&#8217;exprimant à plusieurs, on met des mots sur un malaise.</p>
<p><strong>Plus spécifiquement, quelle est la situation dans les Hauts-de-France ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong> </span>La question est traitée de manière superficielle. Heureusement, on compte quelques soutiens et relais, notamment le Grand Mix, l’Aéronef, Haute Fidélité (le pôle régional des musiques actuelles), la maison Folie Moulins…</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Emeline :</strong></span> Oui, des portes s&#8217;ouvrent, accueillant notre discours. Mais, dans un deuxième temps, on interpellera les plus réfractaires. Car il n’est plus possible de rester neutres : le constat est saisissant, les chiffres aussi. Soit on accepte cette remise en question, soit on assume d’être contre…</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-99379" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/04/billetto-editorial-330494-unsplash-300x200.jpg" alt="(c)Lindsey Bahia" width="300" height="200" />Quelle est la situation en</strong> <strong> Belgique ou à l’étranger ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Emeline :</strong></span> Il existe des initiatives semblables en Wallonie et en Flandre. Nous invitons par exemple Girls go Boom en juin, un collectif féminin flamand spécialisé dans le booking. Nous avons aussi été contactées par Wallonie « Accepter le débat, c’est le début du changement. » Bruxelles Music, un regroupement de salles soutenant une charte de bonnes pratiques, pour offrir plus de visibilité aux musiciennes.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong> </span>Nous sommes aussi en relation avec Loud Women, une association anglo-saxone qui réunit des femmes artistes avec des porteurs de projet. Elle organise un festival axé sur les musiques indé et l’autoproduction. La prise de conscience est donc collective.</p>
<p><strong>Constatez-vous une évolution</strong> <strong> suite à vos actions ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Leila</strong> :</span> Certains programmateurs restent bridés. Ils refusent d’entendre qu’ils sont eux-mêmes conditionnés, comme s’ils n’étaient pas influencés par la pression sociale. En prendre conscience, accepter le débat, c’est le début du changement.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion </strong>:</span> Une des missions de Loud’Her consisterait aussi à identifier et former des &#8220;alliés&#8221;, facilitant le travail des femmes au quotidien dans les structures musicales. Chacun peut signaler une remarque sexiste adressée à une collègue.</p>
<p><strong>Qu&#8217;en est-il de Who&#8217;s That Grrrl ?, qui se tient en juin à la maison Folie Moulins ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marion :</strong></span> Cet événement comporte un atelier gratuit à destination des enfants de 7 à 13 ans et de leurs parents, co-animé par deux musiciennes et une technicienne. C&#8217;est une sorte de masterclass d’où sortira un morceau collectif.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Emeline :</strong> </span>Il y a aussi des rencontres professionnelles et citoyennes. On questionne les projets et outils mis en place en Europe pour placer les femmes sur le devant de la scène. Le troisième temps à la Bulle café est plus festif, avec trois concerts : Génial au Japon, un duo pop-rock de Bordeaux, une première partie hip-hop, puis un DJ-set.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/05/01/loudher/">Loud’Her</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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