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	<title>LM magazine &#187; entreprise</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Les éternelles</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 05:52:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ain]]></category>
		<category><![CDATA[boule à neige]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Etienne Daho]]></category>
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		<category><![CDATA[les éternelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mylène Richard]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Du verrier courtisant sa bien-aimée aux voyageurs soucieux de figer leurs souvenirs, les légendes autour de sa naissance sont aussi nombreuses que poétiques, mais l’histoire retiendra surtout une date. Comme un symbole, la boule à neige aurait fait son apparition en 1878 lors de l’exposition univer- selle de Paris. Œuvre d’un certain Pierre Boirre, le globe abritait alors un petit bonhomme sous un parapluie – et servait de presse-papier. Depuis, cette passion ne s’est jamais démentie. Son charme agit comme une madeleine de Proust. Un peu kitsch dites-vous ? Mylène Richard, elle, préfère parler de <em>« magie »</em>. Si 95 % de la production mondiale provient aujourd’hui d’Asie, deux entreprises françaises font toujours figure d’irréductibles, et sont toutes les deux situées dans l’Ain, place forte de la plasturgie nationale voire européenne : la société Bruot à Arbent, et JLK France à Meillonnas, dont notre interlocutrice demeure la responsable commerciale.</p>
<div id="attachment_119362" style="width: 844px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/les-eternelles.jpg"><img class=" wp-image-119362" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/les-eternelles-1024x768.jpg" alt="(c) JLK France" width="834" height="625" /></a><p class="wp-caption-text">(c) JLK France</p></div>
<p><strong>Sphère privée</strong></p>
<p>Fondée il y a trois décennies, cette société familiale produit en moyenne 100 000 boules par an, sous la marque Les Éternelles, principalement vendues dans l’Hexagone. Avec cette particularité : ici la conception reste artisanale, mais sait user d’une technologie de pointe – presse à injection, imprimante 3D&#8230; La dizaine de pièces constituant l’objet est assemblée par seulement deux personnes : du socle au dôme en plastique <em>« haut de gamme, offrant une qualité de transparence supérieure au verre »</em>, en passant par l’ajout de liquide, de paillettes, de figurines ou de la colle, <em>« fabriquée maison »</em>.</p>
<div id="attachment_119368" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/les-eternelles6.jpg"><img class="size-medium wp-image-119368" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/les-eternelles6-300x200.jpg" alt="(c) JLK France" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">(c) JLK France</p></div>
<p>Monuments, paysages, sites touristiques, personnages célèbres&#8230; Les grands classiques sont toujours de la partie, et tout est bon pour être &#8220;enflaconné&#8221;. Le petit plus ? Les boules sont personnalisées. <em>« Vous pouvez nous envoyer vos plans, croquis ou photos, et grâce à notre bureau d’études nous pouvons créer des pièces sur-mesure et raconter votre histoire</em>, assure Mylène Richard. <em>À partir de là, tout est envisageable. La seule limite, c’est l’imagination »</em>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-4suDa497bE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>L’entrée des artistes</strong></p>
<p>La boule neigeuse a donc bien changé en 150 ans, et cette approche <em>« à la demande »</em> séduit les particuliers, les boutiques de souvenirs bien sûr, mais aussi les agences de publicité&#8230; et les artistes. JLK France compte ainsi quelques clients prestigieux comme Étienne Daho, qui a sollicité la société aindinoise pour le clip de la chanson <em>Les Flocons de l’été</em> (2017).</p>
<div id="attachment_119367" style="width: 344px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/les-eternelles5.jpg"><img class=" wp-image-119367" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/01/les-eternelles5-300x196.jpg" alt="(c) JLK France" width="334" height="218" /></a><p class="wp-caption-text">(c) JLK France</p></div>
<p>Citons aussi Jean Paul Gaultier, dont le portrait signé Pierre et Gilles brille sous une pluie de confettis, ou encore Hervé Di Rosa et le trublion Ben, qui ont dévoilé leurs œuvres originales (montées par JLK France) à Bayeux en 2013 lors d’une exposition fondatrice : <em>La Boule à Neige. Immersion dans l’art contemporain</em>. En octobre dernier, notre petit gadget est même entré au théâtre, à la faveur d’un spectacle concocté par l’historien Patrick Boucheron et le metteur en scène Mohamed El Khatib. Des années qu’on vous le serine : le kitsch, c’est chic !</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=119345&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI : BOULE A NEIGE, LA TOTALE</a></strong></p>
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		<title>Puppet Master</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 03:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Domax]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[latex]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[poupée gonflable]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Seul face à la concurrence asiatique qui inonde le marché du sexe factice, le Nordiste veut croire qu’il a de beaux jours devant...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Seul face à la concurrence asiatique qui inonde le marché du sexe factice, le Nordiste veut croire qu’il a de beaux jours devant lui. « <em>Les Chinois font dans le plastique et le silicone. C’est sophistiqué mais c’est pas beau, grimace-t-il. Aujourd’hui les gens reviennent à la qualité, aux produits du terroir, je pense que j’ai encore ma place</em> ». Dans ce discret atelier de 400 m<sup>2</sup>, niché au fond d’une ruelle de Courcelles-lès-Lens (Pas de Calais), Dominique façonne en moyenne 900 demoiselles par an. Blondes, brunes ou rousses, celles-ci ont pour modèle une star du X des années 1970 aux mensurations parfaites : 90-60-90. Elles se déclinent en différents spécimens* dont la full doll, fourrée avec des billes, demeure la plus surprenante : « <em>on lui masse les cuisses ou les hanches et hop, les seins grossissent ! </em>»  Il est comme ça Dominique : tout en gouaille, « <em>sans tabou</em> », et dur à la tâche. Il s’échine « <em>15 heures par jour </em>» dans sa PME où il fait quasiment tout, tout seul.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Oh my god !</strong></p>
<p>Ses clients sont surtout des professionnels (auto-entrepreneurs, gérants de show-rooms). Il livre ses poupées en Autriche, en Allemagne, en France, en Suisse… et négocie actuellement un nouveau marché dans un pays du sud. Son entreprise est donc pérenne : « <em>je fais un peu de bénéfices, j’en vis, sans m’enrichir</em> ». Avant de jouer les Dr Frankenstein du latex, Dominique fut boulanger durant 27 ans, puis s’est improvisé patron de discothèque. En 2004, un ami lui a proposé de reprendre cette affaire. Forcément, il a dit oui. « <em>Je suis un bon vivant,  j’aime la bouffe et le cul !</em> ». Père de cinq enfants, séparé cinq fois, il est désormais marié à une strip-teaseuse de 25 ans avec laquelle il « <em>fait les salons</em> ». Il y vend sa marchandise, aussi composée de sex-toys (150 modèles). Dominique n’a finalement qu’une limite : « <em>le porno, je trouve ça malsain, s’offusque-t-il quand on lui demande. Moi, je fais dans l’érotisme ! Après, j’ai des copains qui font des films hard, j’y vais pour regarder… </em>». Pas faux-cul pour un poil, contrairement à ses créatures.</p>
<p><span style="font-size: x-small;">*les prix varient de 219 à 700€</span></p>
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