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	<title>LM magazine &#187; Denis Robert</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Salon du livre d&#8217;Arras</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 23:38:39 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Denis Robert]]></category>
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		<category><![CDATA[Pinçon-Charlot]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Plus qu&#8217;un festival littéraire, <em>« c&#8217;est un forum social, une manifestation culturelle au sens littéral »</em>, prévient François Annycke, directeur de l&#8217;association Colères du présent, qui organise ce rendez-vous. à chaque année son thème. Cette 18e édition s&#8217;intéresse à un pilier de notre démocratie : la justice. Ou plutôt l&#8217;injustice, qu&#8217;elle soit sociale ou morale. <em>« C&#8217;est sans doute l&#8217;un des premiers sentiments que l&#8217;on ressent enfant</em> ». On en discute notamment avec les journalistes <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/23/denis-robert/" target="_blank">Denis Robert</a> et <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/20/collectif/" target="_blank">Benoît Collombat</a>, le philosophe Gérard Bras ou les <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/11/01/les-pincon-charlot/" target="_blank">Pinçon-Charlot</a>. Auteurs d&#8217;une BD avec Etienne Lecroart (<em>Les Riches au tribunal</em>), nos sociologues préférés font l&#8217;objet d&#8217;une exposition aussi didactique que pertinente – pourquoi des années pour juger Cahuzac, et une poignée d&#8217;heures pour condamner des gilets jaunes ?</p>
<p><strong>Futur antérieur</strong></p>
<p>Au rayon des nouveautés, notons cette ouverture vers la science-fiction, genre à la pointe lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;ausculter les troubles sociétaux. à ce propos, on attend la présentation du nouveau livre… d&#8217;Alain Damasio ! Quinze ans après <em>La Horde du Contrevent</em>, le pape de la SF française présente en exclusivité à Arras son nouveau roman, <em>Les furtifs,</em> lors d&#8217;une lecture-musicale. Au menu ? Big data et contrôle des peuples, dans une société quadrillée par les nouvelles technologies. Confirmant que l&#8217;usage de nos outils connectés n&#8217;est jamais neutre, il nous invite à devenir <em>« technocritiques »</em>.</p>
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		<title>Fabrice Arfi</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2015 08:48:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Fabrice Arfi]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Moreira]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment est né le collectif « Informer n’est pas un délit » ? Lors de l’examen de la loi Macron au Parlement,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est né le collectif « Informer n’est pas un délit » ?</strong><br />
Lors de l’examen de la loi Macron au Parlement, nous avons découvert qu’un amendement avait été glissé en catimini dans le texte, instaurant un « secret des affaires ». Rien n’avait été annoncé, personne n’avait été consulté. En moins de 24h, des centaines de journalistes se sont fédérés, donnant naissance à un collectif inédit. Deux jours plus tard, l’amendement était retiré à la demande de François Hollande.</p>
<p><strong>Que prévoyait cet amendement ?</strong><br />
Des peines de prison pour quiconque violerait le « <strong><a href="https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-les-entreprises-dicter-l-info-stop-directive-secret-des-affaires-tradesecrets" target="_blank">secret des affaires</a></strong> », en révélant ou détournant une information protégée.</p>
<p><strong>Pourquoi est-il dangereux ?</strong><br />
Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, c’est une directive qui menace le travail d’enquête des journalistes, et donc le droit de tout citoyen à être informé. Avec un tel amendement, jamais personne n’aurait entendu parler du scandale du <strong><a href="http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/05/14/l-affaire-mediator-retour-sur-18-mois-de-scandale_1700773_1651302.html">Mediator</a></strong>, des affaires Karachi, Luxleaks ou Bettencourt, et à cette heure-ci, Jérôme Cahuzac serait probablement toujours ministre du Budget.</p>
<p><strong>Pourquoi ce livre ?</strong><br />
Au-delà de la question du secret des affaires, une certaine idée du journalisme nous lie. Mais rien de corporatiste, <span class="has-pullquote" data-pullquote="on défend uniquement le droit pour les citoyens d’être mieux informés sur le monde qui les entoure">on défend uniquement le droit pour les citoyens d’être mieux informés sur le monde qui les entoure</span>. Or ce droit est constamment attaqué. J’ai proposé l’idée du livre en me souvenant d’un ouvrage publié aux Arènes,<em> Black List</em> (2002), dans lequel une quinzaine de journalistes américains racontaient les enquêtes qu’ils n’avaient pas pu mener. Avec Paul Moreira, nous avons décidé de réunir une quinzaine de confrères pour qu’ils racontent les coulisses de leurs enquêtes sensibles : les surveillances de la part des renseignements, les menaces anonymes, le culte du secret qui règne à l’Assemblée Nationale, ce que cela signifie aujourd’hui d’enquêter sur le FN, sur des tycoons comme Vincent Bolloré…</p>
<p><strong>La liberté de la presse est-elle menacée aujourd’hui en France ?</strong><br />
Evidemment, on ne meurt pas d’être journaliste en France, on n’est pas en Russie ou au Congo. Pour autant, on ne doit pas rester sans réaction face aux attaques. La loi sur la liberté de la presse de 1881 est une grande loi, mais comme sa date l’indique, elle mérite d’être actualisée. Quant à la loi du 4 janvier 2010 sur la protection du secret des sources, elle est simplement abominable.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong><br />
Elle établit que «<em> le secret des sources des journalistes est protégé dans leur mission d’information du public </em>», mais une autre disposition relativise immédiatement, expliquant qu’on peut y porter atteinte « <em>si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie</em> ». Qu’est-ce que cela signifie ? Si les révélations d’un journaliste menacent de faire tomber un gouvernement corrompu, est-ce un impératif prépondérant d’intérêt public ? <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ce que nous réclamons aujourd’hui, à travers ce livre, c’est une nouvelle grande loi sur la presse">Ce que nous réclamons aujourd’hui, à travers ce livre, c’est une nouvelle grande loi sur la presse</span>, instaurant une vraie protection des sources. Sans sources, il n’y a pas de journaliste, donc pas d’information.</p>
<p><strong>Connaît-on un contexte plus défavorable qu’avant ?</strong><br />
La liberté d’informer est fragilisée. On constate aujourd’hui dans notre pays une concentration inédite des médias entre les mains de six milliardaires, qui viennent de secteurs totalement étrangers au journalisme. L’homme d’affaires Bernard Arnault a racheté<em> Les échos</em> et <em>Le Parisien</em>, l’avionneur Serge Dassault possède <em>Le Figaro</em>, Patrick Drahi, qui vient des télécoms, a racheté <em>Libération</em> et <em>L’Express</em>… Vous imaginez l’image que cela renvoie à nos confrères à l’étranger ? C’est tout un écosystème qui est pollué, d’autant qu’il règne en France un réel culte de l’opacité.</p>
<p><strong>Quels sont les moyens de pression utilisés ?</strong><br />
Chaque journaliste raconte dans le livre les difficultés auxquelles il est confronté. Denis Robert, qui a révélé l’affaire Clearstream, a reçu près de 300 huissiers du monde entier au cours d’une procédure de plusieurs années. Benoît Collombat de <em>France Inter</em>, qui a enquêté sur le système Bolloré en Afrique, s’est heurté à un harcèlement judiciaire sans précédent… Gérard Davet et Fabrice Lhomme (<em>Le Monde</em>), qui sont en permanence sous la protection de gardes du corps, évoquent les «<em> nouvelles officines</em> », ces gens qui s’activent en dehors de tout cadre légal pour empêcher que certaines informations sortent. Ce qui est dingue, avec ces histoires, c’est qu’on fait juste notre boulot.</p>
<p><strong>Quelle est la prochaine étape de votre combat ?</strong><br />
L’amendement sur le « secret des affaires » est sorti par la porte pour mieux revenir par la fenêtre : nous nous sommes rendu compte qu’une directive similaire allait être examinée au Parlement européen. C’est une procédure complexe et qui va prendre du temps…</p>
<p><strong>Enfin, ne craignez-vous pas d’être de nouveau attaqué avec cet ouvrage ?</strong><br />
Si c’était le cas, ça ne manquerait pas de panache ! Mais nous avons bétonné juridiquement le livre.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Les journalistes exercent une fonction de « chiens de garde de la démocratie »"> Les journalistes exercent une fonction de « chiens de garde de la démocratie »</span>, ce n’est pas moi qui le dit mais la Cour européenne des Droits de l’Homme. Or un chien ça aboie, ça mordille les mollets.</p>
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		<title>Denis Robert</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Dec 2013 11:58:31 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Vous explorez de nombreux thèmes dans cet ouvrage&#8230; Oui. Ce livre fonctionne sur des inquiétudes. Je réfléchis à l’avenir, à la finance...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Vous explorez de nombreux thèmes dans cet ouvrage&#8230;</strong><br />
Oui. Ce livre fonctionne sur des inquiétudes. Je réfléchis à l’avenir, à la finance qui est en train de nous tuer, mais aussi à la relation entre un père et son fils. Lorsqu’il avait sept ans, nous avions passé une journée ensemble, visité un zoo, une mine, dormi chez un copain. J’ai noté nos conversations. Je me pose énormément de questions : comment va-t-il se démerder ? Il est plein de rêves et d’insouciance. Je ne veux pas le plomber, mais bon… J’espère qu’il gardera en lui cette candeur.</p>
<p><strong>Comment qualifieriez-vous ce livre entre fiction et journalisme ?</strong><br />
Tout est vrai. C’est un roman ancré dans le réel. Je connais vraiment des mafieux, on a essayé de faire sauter ma bagnole&#8230; J’ai effectué toutes ces rencontres, sauf que ce n’était pas concentré sur un voyage de trois jours. Tom Wolfe ou Hunter S. Thompson m’inspirent beaucoup, mais je fais du gonzo journalisme à ma manière.</p>
<p><strong>Pourquoi la Moselle ?</strong><br />
Car je ne l’ai jamais quittée. Elle est particulière, c’est une terre d’immigration. Et je ne connais pas de région où l’on a autant menti et fait de plans sociaux. Il y a toujours des emplois détruits, des révoltes ouvrières. Je me suis intéressé à la vallée de la Fensch, avec la sidérurgie, et au bassin houiller lorrain.</p>
<p><strong>Comment les L orrains vivent-ils cette situation ?</strong><br />
L&#8217;insécurité de l’emploi conditionne les esprits. Je me souviens d&#8217;un type venu poser du carrelage dans ma cuisine. Il avait tout résumé en une phrase : « <em>Y’a plus rien à espérer de l’avenir</em> ». J’aurais pu la retrouver à pleins d&#8217;endroits. Je revois aussi ce couple, qui fait partie des huit mille Lorrains  ayant bénéficié, à la fin des années 1990, d’un incroyable plan social accordant la retraite à 45 ans avec interdiction de travailler. Cela favorisa des déprimes incroyables, des drames de l’alcoolisme. Beaucoup de retraités des houillères, vivant avec de bonnes retraites, paient les façades de leur villa, mettent des nains dans leur jardin. Et à côté de cette ambiance surannée, on trouve des mômes qui sont perdus et se défoncent. Cela crée des frictions et fait monter le FN.</p>
<p><strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong><br />
Ce sont avant tout des choix politiques. Je ne crois pas à la thèse de la mondialisation. On a un exemple très récent avec Mittal à Florange. Il était possible de sauver ces emplois. L’argent, je sais où le prendre. Les paradis fiscaux, les chambres de compensation de Clearstream ne sont pas un mythe. Il faut taxer ces gens-là. ça pourrait être un propos de comptoir s’il n’était pas étayé sur une vingtaine d’années. J’ai fréquenté des traders, écrit trois bouquins, on m’a fait soixante procès, j’ai tout gagné. Donc je sais de quoi je parle<strong>. </strong></p>
<p><strong>Quel bilan tirez-vous de ce combat ?</strong><br />
C’est paradoxal : je peux les accuser de comptes mafieux sans être taxé de diffamation. Mais Clearstream est toujours là. J’ai gagné mais j’ai perdu. Ma victoire judiciaire a permis une plus grande liberté de la presse. Il fallait absolument que je gagne, j’ai refusé tout compromis. C’était une question de journalisme.</p>
<p><strong>Avons nous atteint un point de non retour ?</strong><br />
Non. Mais si on laisse faire la finance, ce sera encore pire. On est face à une impuissance totale, une situation unique depuis l’après-guerre. Les incertitudes sont nombreuses : la montée de l’extrême droite, les mensonges des politiques, leur absolue corruption. Heureusement, il nous reste le foot.</p>
<p><strong>L&#8217;avenir du FC Metz (leader de L igue 2) est-il plus radieux ?</strong><br />
Oui ! L’équipe a retrouvé une âme. Cela prouve que les pétrodollars ne font pas tout. Il y a une véritable communion. J’y vais avec mon fils et les copains, on boit une bière. On retrouve un peu de fierté. Mais comme à chaque fois, nos bons joueurs vont être transférés. Il y a quelques années Sollac était sur le maillot, ils ont failli être champions. L’an dernier je suis allé voir des matchs contre Le Poirée-sur-Vie ou Luzenac. En même temps je trouve un charme à ce genre de soirée dépressive. Je préfère ça au PSG.</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/12/23/denis-robert/">Denis Robert</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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