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	<title>LM magazine &#187; cubisme</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Aket Kubic</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 01:46:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Mêler street art et cubisme ? Il fallait y penser. C&#8217;est justement l&#8217;idée d&#8217;Aket Kubic. Derrière ce pseudonyme se cache Anthony, un jeune artiste des Hauts-de-France dont les œuvres se reconnaissent au premier coup d&#8217;œil. En cette fin d&#8217;année, le Nordiste<a href="http://marcq-en-baroeul.org" target="_blank"> expose</a> des toiles peuplées de personnages anguleux. Les couleurs s’entrechoquent, les scènes s’animent entre réalité tangible et fantaisie contrôlée.</p>
<h4><span style="color: #00ccff;"><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/11/01/aket-kubic/" target="_blank">Un interview d&#8217;Aket Kubic à découvrir &gt; ici</a></span></h4>
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		<title>Aket Kubic</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 06:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> J&#8217;ai grandi à Dunkerque. Enfant je dessinais beaucoup, puis j&#8217;ai eu ma période &#8220;ado et graffiti&#8221;, comme un peu tout le monde. Je souhaitais entrer dans une école de BD, encouragé par ma prof d&#8217;arts plastiques. Mais mon père m&#8217;a dit qu’il me fallait un vrai boulot. J&#8217;ai donc suivi des études de logistique, été chauffeur poids lourd, cariste, gestionnaire de projet… …</p>
<p><strong>Comment êtes-vous revenu à votre passion ?</strong> En fait, je ne l&#8217;ai jamais abandonnée, j&#8217;avais toujours mes carnets sur moi. Les rêves sont plus forts que tout. À 27 ans, je me suis donc remis à la peinture.</p>
<div id="attachment_153117" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic.jpg"><img class="size-medium wp-image-153117" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic-200x300.jpg" alt="© Julien Damien" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Julien Damien</p></div>
<p><strong>D&#8217;où vient votre surnom ?</strong> D&#8217;une punchline d&#8217;un morceau de rap, entre Tunisiano et Aketo : &#8220;J&#8217;vous présente Aket le nez pointu comme une fléchette&#8221;. Jeune, j&#8217;étais un peu plus frêle disons, et mon nez paraissait plus imposant, donc les potes m&#8217;appelaient Aket ! Le choix du pseudo était évident. J&#8217;y ai ensuite ajouté &#8220;Kubic&#8221;.</p>
<p><strong>Quelle fut votre première exposition ?</strong> C&#8217;était dans un bar, à Marcq-en-Baroeul. Je travaillais encore à ce moment-là, et ça a été un vrai succès. Je postais aussi mon travail sur les réseaux sociaux et quelques temps plus tard j&#8217;ai été repéré par la galerie Signature Fine Art de Miami, ça m&#8217;a permis de démissionner pour me consacrer à la peinture.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre style ?</strong> J&#8217;essaie simplement d&#8217;amener la spontanéité du graff au cubisme. Je dessine tout de suite, au feutre, sans croquis au préalable. Puis au fur et à mesure je travaille la toile pour raconter une histoire.</p>
<p><strong>Comment l&#8217;avez-vous développé ?</strong> Au début, mes personnages ressemblaient plutôt à des b-boys, un peu cartoonesques, avec de grands nez. Toutes les couleurs se chevauchaient, c&#8217;était un peu bordélique ! C&#8217;est finalement le noir qui a stabilisé l&#8217;ensemble. J&#8217;ai commencé à créer des contours, installer des ombres, et puis les formes géométriques sont apparues au fur et à mesure.</p>
<p><strong>Quelle a été la première toile réalisée de cette façon ?</strong> <em>La Femme aux crevettes</em>. J&#8217;avais donné à l&#8217;animal une forme très carrée, puis au visage du personnage qui le tenait. C&#8217;était la première fois que j&#8217;utilisais autant de formes géométriques, un peu dans le style de Braque, mais en plus coloré.</p>
<div id="attachment_153119" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic1.jpg"><img class="size-full wp-image-153119" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic1.jpg" alt="Portrait de l'homme pensif © Aket Kubic" width="800" height="1003" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de l&#8217;homme pensif © Aket Kubic</p></div>
<p><strong>Étiez-vous attiré par le cubisme ?</strong> Pas du tout ! Je n&#8217;admirais pas spécialement les oeuvres de Picasso, j&#8217;étais plutôt fan de Basquiat, pour l&#8217;énergie que dégagent ses toiles. J&#8217;ai ensuite découvert George Condo, mêlant Renaissance et cubisme, et puis Fernando Botero, dont j&#8217;aime les couleurs chaleureuses. En général ma palette est assez froide, j&#8217;utilise beaucoup de nuances de bleu, de gris. Mes dernières créations laissent toutefois plus de place au rouge, au jaune.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous intéresse dans le cubisme ?</strong> La profondeur, cette perspective en 3D appliquée à des sujets simples, mais avec des formes complexes, où les couleurs s&#8217;entremêlent.</p>
<p><strong>Techniquement, comment composez-vous vos oeuvres ?</strong> Je commence par le visage et puis je construis autour. C&#8217;est un peu comme de la sculpture. Je pose la matière puis je lui donne de l&#8217;épaisseur. Au début les formes géométriques sont assez rudimentaires, ensuite je les étoffe. Je peins à l’acrylique et à la bombe, parfois à l&#8217;aérographe pour donner de la texture à la peinture, qu&#8217;elle ressemble à de la pierre. J’y reviens avec du bleu et du blanc, des nuances de gris pour complexifier la toile au maximum.</p>
<p><strong>Vous peignez en atelier mais aussi dans la rue. Quelle approche préférez-vous ?</strong> Ce n&#8217;est pas la même technique, ni la même intention. En plein air, le mur en lui-même ne m&#8217;intéresse pas tant que ça, c&#8217;est surtout cette notion de partage avec les gens que j&#8217;aime. Le travail en atelier est plus solitaire&#8230;</p>
<p><strong>Plus généralement, où trouvez-vous l&#8217;inspiration ?</strong> Je peins beaucoup de portraits. En ce moment je reprends aussi des scènes de vie, comme cet homme en train de manger un bol de nouilles, dans une rue au Japon. Je raconte une histoire, un peu comme une illustration, et j&#8217;aime laisser de la place à l&#8217;imagination du spectateur.</p>
<div id="attachment_153124" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic3.jpg"><img class="size-full wp-image-153124" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic3.jpg" alt="À l'aube, elle s'établit © Aket Kubic" width="800" height="998" /></a><p class="wp-caption-text">À l&#8217;aube, elle s&#8217;établit © Aket Kubic</p></div>
<p><strong>Que cherchez-vous à véhiculer à travers votre art ?</strong> Chacune de mes oeuvres est accompagnée d&#8217;un texte explicatif, d&#8217;une petite poésie que j&#8217;écris moi-même. Mais l&#8217;idée principale est de croire en ses rêves et de rester sincère. J&#8217;ai par exemple réalisé un portrait de samouraï. On voit de la persévérance dans ses yeux. On peut imaginer qu’il se regarde aussi dans la lame de son katana, qu’il se combat lui-même. La lumière du tableau vient d&#8217;ailleurs de son arme.</p>
<p><strong>Votre parcours est aussi marqué par un événement : votre collaboration avec Coca-Cola, pour la publicité <em>Masterpiece</em>&#8230;</strong> Oui, d&#8217;ailleurs c&#8217;est drôle parce que l&#8217;agence de communication qui travaille pour la marque m&#8217;a contacté à un moment où j&#8217;avais moins de projets. J&#8217;avais même repris un petit boulot. Je signais à peine mon CDD lorsqu&#8217;ils m&#8217;ont appelé. On a bossé durant plusieurs mois pour ce projet. Je dessinais, mais jamais rien ne fonctionnait ! Puis ils ont repéré un personnage datant de 2021 dans mon book, <em>La Dame au chapeau</em>. Je l&#8217;ai retravaillée un peu, viré la clope qu&#8217;elle avait au bec, et voilà ! Je l&#8217;ai aussi rebaptisée <em>Divine idylle</em>, en référence à une chanson de Vanessa Paradis.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/VGa1imApfdg?si=pIZcDS-nWkQU4uUl" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La publicité n&#8217;est pas non plus anodine, donnant vie à plusieurs chefs-d’œuvre de la peinture comme <em>La Jeune Fille à la perle</em> de Vermeer, <em>Le Cri</em> de Munch&#8230;</strong> Oui, toutes ces œuvres ont été revisitées par de jeunes artistes. J&#8217;y ai vu comme une sorte de passage de témoin, et un message : il faut faire confiance à la nouvelle génération, aller de l&#8217;avant sans oublier le passé.</p>
<p><strong>Cette publicité vous a-t-elle ouverte des portes ?</strong> Elle m&#8217;a offert beaucoup de visibilité, mais ce n&#8217;est pas fini. Elle est diffusée aux États-Unis et continue de tourner un peu partout dans le monde, et bientôt en Europe.</p>
<p><strong>Que présentez-vous lors de cette exposition à Mouvaux ?</strong> Une trentaine de toiles évoquant le Japon, où j&#8217;ai effectué un voyage en amont de cette exposition. J&#8217;aime la culture de ce pays, qui est tellement éloignée de la nôtre. On se croirait sur une autre planète. J&#8217;en livre ici ma vision personnelle, en mêlant tradition et modernité. Ici un combat de sumos, là un portrait de mangeur de nouilles&#8230; Il y aura aussi quelques clins d&#8217;œil à Hokusai, à sa vague bien sûr, et puis quelques fantômes. La scénographie est aussi très particulière, car pour l&#8217;occasion on a reconstitué une rue du vieux Kyoto.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-153129" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/aket-kubic8.jpg" alt="" width="800" height="1043" /></a></p>
<p><strong>Pourquoi ce titre, <em>Du ciment à la belle étoil</em>e ?</strong> Il est inspiré d&#8217;une chanson de la rappeuse Keny Arkana. Elle porte un message qui m&#8217;est cher : il faut croire en ses rêves. C&#8217;est mon histoire que je raconte ici.</p>
<p><strong>Après le Nord, vous exposez à Miami, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, dans le cadre du salon d’art international Context Art. Il y aura une partie japonaise et une autre plus hollywoodienne. J&#8217;ai aussi prévu deux autres expositions l&#8217;année prochaine, dont une dans la métropole lilloise, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment&#8230;</p>
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		<title>Shira Barzilay</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 03:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Installée à Tel-Aviv, <a href="http://www.koketit.com" target="_blank">Shira Barzilay</a> fut d’abord illustratrice de mode. Mais en parallèle, dans ses carnets de croquis, se baladait une étrange figure : une jeune fille aux grands yeux et lèvres rouges. « <em>Elle ressemblait au début à un cartoon</em> », confie l’artiste. Puis elle a lentement évolué, ses formes se sont épurées, renvoyant aux traits cubistes de Picasso. « <em>J’ai opté pour le minimalisme, l’esquisse la plus pure et intuitive</em>, confirme l’Israélienne.<em> J’ai baptisé ce personnage Koketit, signifiant &#8220;coquette&#8221; en hébreu</em> ». Soit une belle allégorie de la liberté et de l’élégance, du féminisme et de la sensualité. Notre &#8220;coquette&#8221; s’est alors échappée de sa prison de papier pour <em>« flirter »</em> avec toutes les images à portée de main, jusqu’à devenir une signature, et même un alter ego. «<em> Nous vivons tous à travers des avatars dans le monde numérique, ils sont quasiment réels. D’ailleurs, mes créations sont presque toutes autobiographiques. Elles reflètent mon humeur</em> ». Ici, cette composition filiforme se marie avec les traits du modèle pour souligner son expression, triste ou joyeuse, là elle s’étend sur un corps pour former un tout autre visage, toujours par petites touches. «<em> En dessinant sur ces photographies, je décale la narration sans la bouleverser de manière radicale</em> ». Koketit développe ainsi des histoires sur des portraits, des paysages ou la peau, via des tatouages éphémères. <em>« <span class="has-pullquote" data-pullquote="En tant qu’artiste digitale, je n’ai pas de limites. Je peux dessiner sur un immeuble ou des nuages, et imaginer toutes les formes ">En tant qu’artiste digitale, je n’ai pas de limites. Je peux dessiner sur un immeuble ou des nuages, et imaginer toutes les formes </span>»</em>. En somme, le monde est sa toile.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/01/04/shira-barzilay-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Hugh Kretschmer</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 08:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Comment avez-vous découvert la photographie ? Grâce à mon père qui m’a appris à développer mes premières photos dans...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment avez-vous découvert la photographie ?</strong></p>
<p>Grâce à mon père qui m’a appris à développer mes premières photos dans la chambre noire familiale. Cela m’a immédiatement passionné.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail ?</strong></p>
<p>Je m’efforce de transmettre un message ou une idée à travers les images. J’ai développé une technique de collages / assemblages échelonnés. Ce style a lancé ma carrière.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous?<em>  </em></strong></p>
<p>Je commence par le dessin : cela m’aide à déterminer les proportions, la composition. Ainsi, je vérifie si l’idée fonctionnera ou non. Ensuite, j&#8217;exploite au maximum les capacités de mon appareil photo, pour avoir le moins possible recours à la post-production. Je travaille en studio la plupart du temps.</p>
<p><strong>Quels sont vos modèles et comment les choisissez-vous ?<em>  </em></strong></p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="Je privilégie les acteurs, plus aptes à évoquer une humeur, un sentiment, un geste. J’aime aussi que mon modèle soit abordable, pas forcément beau.">Je privilégie les acteurs, plus aptes à évoquer une humeur, un sentiment, un geste. J’aime aussi que mon modèle soit abordable, pas forcément beau.</span> Selon le projet, je les sollicite via Internet ou dans la rue.</p>
<p><strong>Peut-on qualifier votre oeuvre de surréaliste ? On pense à Magritte devant certaines de vos photos…<em>  </em></strong></p>
<p>On m&#8217;a souvent étiqueté comme tel. Pourtant, je ne cultive pas cet aspect surréaliste. Peut-être est-ce parce que je rêve éveillé ? <strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>Quelles sont vos sources d’inspiration? Vos influences artistiques ?  </strong></p>
<p>J’adore le constructivisme russe, le dadaïsme, le cubisme… Depuis toujours, j&#8217;observe des illustrations, des tableaux, des créations graphiques, des dessins, plus souvent que des photographies.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong></p>
<p>Je trouve le dessin tellement plus inspirant. Si la photo a évolué avec le numérique, elle atteint toujours ses limites visuelles. La peinture, la sculpture sont infinies en termes d’interprétation, de technique, de contenu et d’expression. Leur seule limite est notre imagination. <strong> </strong></p>
<p><strong>On remarque aussi dans vos photographies une esthétique qui renvoie aux années 1950… Pourquoi ?</strong></p>
<p>J’aime tout ce qui est classique, démodé. Ma maison est remplie d&#8217;un éventail d’antiquités et ma bibliothèque est truffée d’images vintage et de livres d’arts. Il est vrai que certaines de mes images par les costumes, les accessoires voire les décors sont référencés, mais je ne fais pas nécessairement écho à cette décennie. J&#8217;essaye de rendre mes œuvres intemporelles.</p>
<p><strong>Il y a aussi beaucoup d’humour dans votre travail&#8230;</strong></p>
<p>Cela dépend de l’image sur laquelle je m’échine. Certaines de mes photographies sont aussi très noires et un peu effrayantes. Mais, si le sujet  justifie, <span class="has-pullquote" data-pullquote="je ne suis pas contre une petite pointe humoristique ou ironique sur la condition humaine.  ">je ne suis pas contre une petite pointe humoristique ou ironique sur la condition humaine.  </span></p>
<p><strong>Au-delà de la photographie, utilisez-vous d’autres moyens d’expression?</strong></p>
<p>Ma technique englobe déjà tellement d’autres formes artistiques : collage, assemblage, fabrication d’accessoires, construction de décors. Cela m’a aidé à élargir mes compétences. Je suis très concret, j’aime le processus de fabrication dans son ensemble.</p>
<p><strong>Qui sont vos clients ?</strong></p>
<p>Je suis toujours embauché pour des travaux commerciaux, publicitaires, éditoriaux. Ces jobs paient les factures et me permettent de développer mes projets personnels.</p>
<p><strong>Et exposez-vous ?</strong></p>
<p>J’expose, en ligne, à Dusseldorf* et je prépare une exposition personnelle à Los Angeles à la galerie Fathi, en octobre. C’est en quelque sorte une rétrospective regroupant des accessoires artisanaux, des dessins et un ou deux  projets d’animation.</p>
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