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	<title>LM magazine &#187; Conférence</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Frédéric Ferrer</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 04:23:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Cabaret de curiosités]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Ferrer]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment Nicole a tout pété est votre sixième spectacle sur le thème du dérèglement climatique. Pourtant, la température continue d&#8217;augmenter. Un constat...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment Nicole a tout pété est votre sixième spectacle sur le thème du dérèglement climatique. Pourtant, la température continue d&#8217;augmenter. Un constat d&#8217;échec ?</strong><br />
Oui, c&#8217;est un échec total, puisque je cherche quand même à engager la lutte contre le réchauffement climatique à travers mes spectacles. Mais paradoxalement, <span class="has-pullquote" data-pullquote="cette crise est une aubaine pour les metteurs en scène">cette crise est une aubaine pour les metteurs en scène</span> : elle offre un tel niveau de bordel dans le monde qu&#8217;il y a une foule de sujets à traiter. Un vrai miracle pour les dramaturges.</p>
<p><strong>Vous êtes agrégé de géographie et diplômé en arts du spectacle. N&#8217;est-ce pas difficile de conjuguer l&#8217;humour avec l&#8217;écologie ?</strong><br />
Je pense qu&#8217;on peut parler de la bombe atomique avec humour et décalage. C&#8217;est Docteur Folamour, une comédie, qui m&#8217;a le plus fait réfléchir au danger de la menace nucléaire. Tous les sujets se prêtent à différents modes d&#8217;expression. On peut écrire une tragédie pour parler de la guerre, Charlie Chaplin en a fait un film drôle, Le Dictateur. Moi, je suis à l&#8217;aise dans le décalage, c&#8217;est mon rapport au monde. Dans mes spectacles, l&#8217;absurde permet de sortir des discours écologiques trop moralisateurs, qui culpabilisent notre manière d&#8217;être et ne donnent, selon moi, pas envie d&#8217;agir.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-177826 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/01/vincent.beaume.05-300x200.jpg" alt="Spectacle « Comment Nicole a tout pété » de la compagnie Vertical Détour le mardi 14 octobre et le mercredi 15 octobre 2025 au ZEF, scène nationale de Marseille. Photographies de Vincent Beaume. Conception et mise en scène : Frédéric Ferrer. Recherches et écritures : Clarice Boyriven et Frédéric Ferrer. Jeu : Karina Beuthe Orr, Clarice Boyriven, en alternance avec Caroline Dubikajtis Patosz, Guarani Feitosa, Frédéric Ferrer, Militza Gorbatchevsky, Hélène Schwartz. Scénographie : Margaux Folléa. Costumes : Anne Buguet. Construction, régie générale et lumière : Paco Galán. Création et dispositif vidéo : Laurent Fontaine Czaczkes. Création sonore : Clarice Boyriven. Régie son : Vincent Bonnet. Assistanat à la mise en scène : Caroline Dubikajtis Patosz. Production, diffusion et médiation : Floriane Fumey. Assistanat à la production et administration : Bénédicte Gras. Administration : Flore Lepastourel. Communication : Lucie Verpraet." width="300" height="200" /></p>
<p><strong>Vous nourrissez vos pièces d&#8217;enquêtes de terrain et de données scientifiques. À quoi doit-on s&#8217;attendre avec <em>Comment Nicole a tout pété</em> ?</strong><br />
C&#8217;est un spectacle-débat inspiré d&#8217;une véritable rencontre, organisée par l&#8217;État dans l&#8217;Allier sur l&#8217;ouverture d&#8217;une mine de lithium. Une activité lourde et polluante, capable en même temps de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant notre empreinte carbone par l&#8217;essor des mobilités douces. Forcément, il y a des positions locales contre d&#8217;autres globales, l&#8217;intime contre l&#8217;universel. Que se passe-t-il quand de tels enjeux s&#8217;invitent dans notre jardin ? Le spectacle est un condensé subjectif de la vingtaine de réunions qui ont eu lieu et que j&#8217;ai suivies. Il se joue autant sur scène que dans la salle, avec par exemple des acteurs qui recueillent les questions du public et s&#8217;empressent d&#8217;y répondre en interprétant l&#8217;un des quarante personnages de la pièce.</p>
<p><strong>Vous êtes connu pour laisser beaucoup de place à l&#8217;improvisation. Est-ce toujours le cas ?</strong><br />
Mon théâtre repose sur une écriture très documentée. Tout est vrai, pris au contact du réel. Mais les acteurs n&#8217;ont pas de texte, simplement un ordre d&#8217;idées. Ils connaissent les questions qu&#8217;ils doivent aborder, pas de quelle manière. Certains moments sont calés, mais c&#8217;est vraiment une dramaturgie de l&#8217;oralité, une improvisation dirigée.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-177833 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/02/frederic-ferrer-2-200x300.jpg" alt="Spectacle « Comment Nicole a tout pété » de la compagnie Vertical Détour le mardi 14 octobre et le mercredi 15 octobre 2025 au ZEF, scène nationale de Marseille. Photographies de Vincent Beaume. Conception et mise en scène : Frédéric Ferrer. Recherches et écritures : Clarice Boyriven et Frédéric Ferrer. Jeu : Karina Beuthe Orr, Clarice Boyriven, en alternance avec Caroline Dubikajtis Patosz, Guarani Feitosa, Frédéric Ferrer, Militza Gorbatchevsky, Hélène Schwartz. Scénographie : Margaux Folléa. Costumes : Anne Buguet. Construction, régie générale et lumière : Paco Galán. Création et dispositif vidéo : Laurent Fontaine Czaczkes. Création sonore : Clarice Boyriven. Régie son : Vincent Bonnet. Assistanat à la mise en scène : Caroline Dubikajtis Patosz. Production, diffusion et médiation : Floriane Fumey. Assistanat à la production et administration : Bénédicte Gras. Administration : Flore Lepastourel. Communication : Lucie Verpraet." width="200" height="300" /></p>
<p><strong>Le scientifique en vous trouve-t-il que l&#8217;humanité est aussi en pleine impro, face au dérèglement climatique ?</strong><br />
Oui ! L&#8217;humanité a pris un immense retard dans les décisions qu&#8217;elle devait prendre face à cette crise. Elle semble même avoir accepté l&#8217;idée d&#8217;une augmentation de la température, tout en cherchant encore à savoir quelle limite se fixer. Dans le même temps, des scientifiques travaillent depuis longtemps à des scénarios d&#8217;adaptation très rigoureux, mais qui ne sont pas appliqués. Comme nous avons enclenché des phénomènes dont on ne mesure pas tous les dangers, nous risquons d&#8217;aller de surprise en surprise. Et là, il faudra qu&#8217;on improvise !</p>
<p><strong>Votre drôle de &#8221;théâtre du climat&#8221; est-il une manière de décaler votre propre éco-anxiété ?</strong><br />
Je ne suis pas vraiment éco-anxieux, je crois qu&#8217;il faut continuer de vivre. Je pense surtout que la joie permet d&#8217;agir, qu&#8217;elle peut jouer le rôle d&#8217;un puissant moteur et redéfinir notre manière d&#8217;être au monde. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Si le théâtre veut rester un art vivant, il doit questionner le monde qui l'entoure. ">Si le théâtre veut rester un art vivant, il doit questionner le monde qui l&#8217;entoure. </span>Mettre en scène les grands bouleversements actuels, c&#8217;est aussi une manière de les documenter, de donner à déchiffrer le monde.</p>
<p><strong> En attendant une prise de conscience globale, essayez-vous quand même d&#8217;atteindre la neutralité carbone à titre personnel ?</strong><br />
J&#8217;essaie d&#8217;être plus cohérent qu&#8217;hier et qu&#8217;avant-hier, mais le chemin est long. Ma voiture fonctionne toujours au pétrole. Je l&#8217;utilise de moins en moins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/c4NLu2tUEow?si=yxh7Yt0GYK2XrvoA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Festival Legs</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2025/03/01/festival-legs-7/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 02:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Performance]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Avancer tout en regardant en arrière ? Non, ça n&#8217;a rien d&#8217;évident &#8211; vous essaierez ! C&#8217;est pourtant le leitmotiv du festival...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avancer tout en regardant en arrière ? Non, ça n&#8217;a rien d&#8217;évident &#8211; vous essaierez ! C&#8217;est pourtant le leitmotiv du <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2024/03/01/festival-legs-6/" target="_blank">festival Legs</a>, qui puise dans l&#8217;histoire de la danse pour mieux éclairer les enjeux du présent. Si le marathon disco de l&#8217;Italo-Allemand Marco Berrettini colle immanquablement le sourire (et une furieuse envie de se déhancher !), la question politique, au sens noble du terme, imprègne largement cette programmation. En témoigne le <em>Dharma Punk</em> de Pierre Droulers. À travers cette performance-conférence, le Franco-Belge cherche dans le mouvement punk des années 1970-80 l&#8217;énergie nécessaire aux révoltes d&#8217;aujourd&#8217;hui. De résistance, il est aussi question dans <em>Hopak</em> d&#8217;Olga Dukhovna. Dans cette pièce pour deux interprètes et un accordéoniste, l&#8217;Ukrainienne sublime une danse folklorique de son pays, héritée des cosaques et dont les gestes (sauts, tours, coups de pied) sont inspirés de ceux du combat. Évidemment, dans le contexte de l&#8217;invasion russe, cette chorégraphie prend ici une autre portée&#8230; Enfin, clôturant le festival en beauté, l&#8217;Italien Virgilio Sieni met en scène une humanité devenue aveugle après avoir été frappée par un virus. Au gré d&#8217;une spectaculaire mise en scène, évoquant l&#8217;opacité d&#8217;une mer de lait, les interprètes ressuscitent des attitudes ancestrales pour survivre, et appréhender le monde autrement…</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ny-iv24qEdE?si=HQUryejPBLxqg4K3" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/nxdfoS-k3_c?si=BEfLmURwnLjqKYCE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/pvg0gjElQ6I?si=XxVpkoadw2hSJaTV" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Pierre-Emmanuel Barré</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/01/01/pierre-emmanuel-barre-4/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 07:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre-Emmanuel Barré]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[zénith]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>D&#8217;abord, pourquoi ce spectacle s&#8217;appelle-t-il Pfff… ? C’est ce que les spectateurs se disent en sortant de la salle. Je n’aime pas...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D&#8217;abord, pourquoi ce spectacle s&#8217;appelle-t-il<em> Pfff…</em> ?</strong> C’est ce que les spectateurs se disent en sortant de la salle. Je n’aime pas prendre le public en traître. Au début, je voulais même l’appeler <em>On ne rembourse pas</em>, mais c’était vraiment se tirer une balle dans le pied, fallait garder un peu de mystère&#8230; En réalité, les gens sortent de la salle en se disant que c’est la meilleure chose qu’ils aient vu depuis Nicolas Sarkozy en garde à vue. C’est juste que je suis mauvais pour trouver des titres. Mon précédent spectacle s’appelait <em>Nouveau spectacle</em>, c’est vous dire.</p>
<p><strong>Quelle est la forme ? Que verra-t-on sur scène ?</strong> C’est une conférence ayant pour modeste objectif que les gens repartent moins cons et que je reparte plus riche. Pour l’instant, ça marche pour moi. Pour ces trois dernières représentations, ce sera un format un peu particulier. J’ai invité des copains talentueux et drôles, comme Aymeric Lompret, GiedRé et <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/10/01/benjamin-tranie/" target="_blank">Benjamin Tranié</a>, mais aussi des copains tout court, comme Guillaume Meurice.</p>
<p><strong>Pourquoi ce choix de la conférence ?</strong> Déjà, ça me permet d’avoir l’air intelligent, et c’est une occasion qui se présente assez rarement dans ma vie, il fallait sauter dessus. Et puis c’est un format très marrant à jouer, c’est plus théâtral que le stand-up, laissant place à l’humour visuel, et j’adore ça. C’est le premier spectacle qui va me manquer quand j&#8217;arrêterais de le jouer. J’aurais pu continuer trois ou quatre ans de plus en changeant le titre pour <em>On ne rembourse pas</em>, faire semblant que c’est un nouveau spectacle, mais je vous l’ai dit, je n’aime pas prendre les gens en traître.</p>
<p><strong>Est-ce un prolongement de la conférence TEDx que vous aviez donnée en 2016 ?</strong> Wow, vous êtes de fins connaisseurs de ma carrière humoristique ! Effectivement, c’était une expérience assez intéressante. Je voulais me foutre un peu de leur gueule, parce que le concept est vraiment très macroniste et bien-pensant. Les conférences TEDx, c’est vraiment &#8220;si on veut, on peut&#8221;. La sociologie, ils s’en foutent. C’est de droite, TEDx. Alors je me suis acheté un costume comme Gabriel Attal et je me suis dit : « Moi aussi, je vais faire ma conférence ».</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/Q2G2eky6Azw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quels sujets abordez-vous ?</strong> Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, j’aborde plein de thèmes comme le chômage, l’égalité hommes-femmes, le dérèglement climatique, mais aussi l’orgasme prostatique et les bâtonnets de colin du capitaine Igloo. Rassurez-vous, les deux derniers sujets ne sont pas liés, on ne joue pas avec la nourriture.</p>
<p><strong>Pandémie, guerre, crise écologique&#8230; N&#8217;est-ce pas une époque formidable pour les humoristes ?</strong> Ça fait des bons sujets, c’est vrai, mais quand 90 % de la population sera à découvert à la fin du mois, la priorité ne sera pas d’aller rigoler dans les salles de spectacles. En 1940, il y avait des bonnes blagues à faire, mais je ne suis pas certain que ce fut une période très faste pour les humoristes. Et puis il arrive un moment où trop de choses vont mal, les gens n’ont plus envie de rire du tout. Si je me fais larguer juste après avoir appris que ma maison est saisie et que mon fils a une leucémie, si un mec arrive en criant « Eh ! Qu’est-ce qu’il fait un chat à la salle de sport ? Des abdominous ! Hahaha ! », je ne suis pas sûr de ne pas le tarter.</p>
<p><strong>Quoi qu&#8217;il en soit, la crise du Covid vous a été plutôt bénéfique. Votre <em>Journal du confinement</em> fut très suivi durant cette période, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, c’était très particulier comme période, tout le monde vivait la même chose en même temps, donc forcément, ça crée une émulation autour du sujet. C’était très marrant à faire, mais super fatiguant. C’est compliqué de sortir trois minutes marrantes par jour, pendant deux mois. Quand j’ai réalisé tout un épisode avec une branche de tilleul entre les fesses, je me suis dit : « Ouh-là, je commence à fatiguer »&#8230; Avec mon coauteur, Arsen, on était à deux doigts du burnout, mais on est super fiers du résultat.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/5zF25TrvzdE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pour vous, la grande question ne serait donc pas : « quelle planète va-t-on laisser à nos enfants ? », mais plutôt : « doit-on laisser des enfants à notre planète ? »&#8230; Votre humour deviendrait-il de plus en plus noir à mesure que notre avenir s&#8217;obscurcit ?</strong> Non, parce que je ne suis pas spécialement inquiet pour l’avenir. Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. J’ai bien conscience qu’à plus ou moins court terme, l’humanité est foutue, mais est-ce vraiment un mal ? On s’autodétruit comme des crétins en se gâchant la vie au travail pour acheter le dernier iPhone et l’utiliser pour supprimer nos interactions sociales… C’est donc un peu prétentieux de penser qu’il faut absolument sauver l’espèce humaine.</p>
<p><strong>Seriez-vous toujours &#8220;un sale con&#8221;, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/01/pierre-emmanuel-barre-2/" target="_blank">comme l&#8217;annonçait votre premier spectacle</a> ?</strong> Vous voyez que je suis nul en titre, dix ans après le premier spectacle, on continue à en profiter pour m’insulter. Heureusement qu’il ne s&#8217;appelait pas &#8220;Pierre-Emmanuel Barré suce pour deux euros&#8221;, vous imaginez comme ma vie serait un enfer ?</p>
<p><strong>Certains jugent votre humour &#8220;grossier&#8221;. Que répondez-vous à ça ?</strong> <strong>Est-ce une réponse à la vulgarité du monde ?</strong> Je vous répondrais bien que oui, c’est une réponse à la vulgarité du monde, pour avoir l’air torturé et passer pour un artiste écorché vif. Mais en fait, c’est juste que, parfois, c’est très marrant les blagues de bite.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/CLDoLrIgWfw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>D&#8217;ailleurs, comment définiriez-vous votre humour, votre style ?</strong> J’essaye de ne pas m’enfermer dans des cases, parce que c’est super difficile d’en changer. Avant, j’étais &#8221; le mec de Canal+ &#8220;, puis &#8220;celui dit du mal de Manuel Valls sur France Inter&#8221;. Maintenant, je suis &#8220;le gars du journal de confinement &#8220;&#8230; C’est un peu gênant, car les gens s’attendent à quelque chose en venant dans la salle, et ils sont déçus si je tente des trucs différents. J’essaie donc de me renouveler en permanence, pour que le public reste ouvert à d’autres propositions.</p>
<p><strong>Finalement, ne seriez-vous pas la preuve, contrairement à ce que l&#8217;on peut entendre à longueur de journée, que l&#8217;on peut encore rire de tout ?</strong> Honnêtement, je pense que j’ai entendu cette question 7863 fois cette année. Ce n’est pas contre vous, hein, mais apparemment il existe une règle tacite entre journalistes et vous êtes obligés de la poser. Mais je trouve bizarre qu’on dise ça, parce que je n’ai pas du tout l’impression qu’on puisse dire moins de choses qu’avant. Il suffit d’allumer CNews ou de regarder Hanouna (ne le faites pas) pour voir qu’on peut dire n’importe quelle merde qui nous passe par la tête sans aucune conséquence.</p>
<p><strong>Sinon, rien à voir, mais vous confond-on encore avec Laurent Wauquiez ?</strong> Non, en revanche, un jour un type m’a arrêté dans la rue et m’a demandé : « Vous êtes Pierre-Emmanuel Barré ou Guillaume Meurice ? ». Je lui ai répondu « Pierre-Emmanuel Barré ». Alors il m’a dit : « Est-ce que vous pourriez dire à Guillaume Meurice que j’adore ce qu’il fait ? »&#8230; Merci la vie.</p>
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		<title>Olympicorama</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2022 03:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Ferrer]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux olympiques]]></category>
		<category><![CDATA[Olympicorama]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Depuis plus de 15 ans, Frédéric Ferrer brouille la frontière entre spectacle et conférence, propulsant le savoir et la science aux confins...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de 15 ans, Frédéric Ferrer brouille la frontière entre spectacle et conférence, propulsant le savoir et la science aux confins de l’absurde. On l’a par exemple suivi dans sa <em>Recherche des canards perdus</em>, où il s&#8217;emparait d&#8217;une expérience menée par la Nasa, qui lâcha 90 palmipèdes en plastique dans un glacier pour mesurer la vitesse du réchauffement de la planète. On l’a aussi vu tourner en dérision les climato-sceptiques dans L<em>es Vikings et les satellites</em> ou scruter d’autres traces de vie dans le cosmos – <em>Wow !</em>. Aujourd’hui, il s’attaque aux Jeux olympiques. D’ailleurs, <em>« les Grecs les appelaient &#8220;olympiakoi agones&#8221;, que l&#8217;on devrait traduire par &#8220;agonie olympique&#8221;</em>, commence-t-il. <em>Personne ne le fait évidemment, parce que ce n&#8217;est pas très positif comme discours… »</em>. Le ton est donné : oui, on va apprendre des choses, et surtout s’amuser.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/wAzYEO4DVYE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Dérapages incontrôlés </strong></p>
<p>Comme à son habitude, Frédéric Ferrer se glisse dans la peau du professeur zélé, débordé par ses propres explications. Sur scène, une petite table et un écran où défilent tout un tas de textes, de photos et de schémas alambiqués. Notre pataphysicien expose de très sérieuses recherches lors de cours magistraux glissant magistralement vers la loufoquerie. <em>« <span class="has-pullquote" data-pullquote="C’est une dramaturgie du PowerPoint">C’est une dramaturgie du PowerPoint</span></em>, résume cet émule de Georges Perec. <em>Mes spectacles prennent la forme de conférences ou de colloques qui se détraquent petit à petit »</em>. Créé à la Villette (désignée site de célébration officielle pour les JO de Paris 2024), <em>Olympicorama</em> s’est étoffé <em>« jusqu’à devenir un feuilleton »</em>. Il s’agit de célébrer l’olympisme en abordant son histoire, ses héros et surtout sa pratique, à travers l’étude très détaillée des épreuves iconiques de l’édition estivale – une quinzaine en tout. Lors de chaque spectacle, des athlètes de haut niveau nous font également l’honneur d’une démonstration sur le plateau ! À Maubeuge, le programme est ardu. Durant quatre soirs consécutifs, on s’intéresse au tennis de table (conviant entre deux lifts Mao Zedong et Richard Nixon) mais aussi au 100 mètres, au marathon ou au lancer du disque, découvrant les prémices de cette idée (saugrenue, il faut dire) dans L’Iliade, entre autres détours de piste…</p>
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		<title>Le pas grand chose</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Dec 2017 23:10:10 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Johann Le Guillerm]]></category>
		<category><![CDATA[Le pas grand chose]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Equilibriste de génie, concepteur d&#8217;installations semblant tenir comme par magie (ces fameuses &#8220;architextures&#8221;), Johann Le Guillerm prend littéralement la parole. Dernière partie...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Equilibriste de génie, concepteur d&#8217;installations semblant tenir comme par magie (ces fameuses &#8220;architextures&#8221;), <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/11/01/johann-le-guillerm/" target="_blank">Johann Le Guillerm</a> prend littéralement la parole. Dernière partie de son projet Attraction, ce spectacle- conférence invite à recréer un monde à partir d&#8217;un simple point, ce<em> « pas grand chose qui n&#8217;est pas rien »</em> dit-il. Entre pataphysique et expérimentations burlesques réalisées en direct avec des objets farfelus, le circassien démonte les fausses évidences.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/d0CmZE6rThs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Luc-Jérôme Bailleul</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2013/06/13/luc-jerome-bailleul/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 10:53:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Friterie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>D&#8217;où vous vient cette passion pour les frites ? Je suis originaire du Nord de la France,où les habitants entretiennent un rapport viscéral...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D&#8217;où vous vient cette passion pour les frites ? </strong>Je suis originaire du Nord de la France,où les habitants entretiennent un rapport viscéral avec le sujet. Étudiant en arts plastiques, je me suis aperçu que le terrain était fertile pour donner lieu à des créations. Avec des plasticiens, des architectes et des graphistes, on a pris le parti de décliner le sujet sous différentes formes : des cartes postales, des stickers, des sapins-senteur qui répandent une douce odeur de frites dans votre voiture.</p>
<p><strong>Quel est le principe de votre conférence ?</strong> Ma prestation repose sur des éléments historiques, mais ce n&#8217;est pas un cours magistral. J&#8217;ai une approche de passionné et je réalise une création personnelle avec la pomme de terre pour point de départ.</p>
<p><strong>A propos d&#8217;Histoire, quelle est l&#8217;origine de la frite ?</strong> Il y a plusieurs théories. Mais les deux plus tenaces opposent la France à la Belgique qui revendiquent la paternité du bâtonnet doré. On flirte parfois avec la mythologie. Je ne m&#8217;inscris pas du tout dans ce conflit, et me place pile à la frontière car « <em>la frite tombe toujours du côté où elle penche</em> ». Apatride, elle appartient à tout le monde, donc à personne. D&#8217;où notre Internationale Phrituationiste. Et puis, le plus important n&#8217;est pas son origine mais qu&#8217;on continue à en manger.Tant qu&#8217;on en mange, elle existe !</p>
<p><strong>Sous n&#8217;importe quelle forme ?</strong> Je ne suis pas un puriste et je ne défends pas une recette plus qu&#8217;une autre. Je trouve qu&#8217;il est bon d&#8217;utiliser la patate douce, le manioc, des tubercules divers et variés . Il y a 4 000 variétés de pommes de terre en Amérique du Sud. Ce serait dommage de se limiter&#8230;</p>
<p><strong>Mais n&#8217;avez-vous pas une petite préférence?</strong> Malgré mon discours, je préfère la version la plus classique, autrement dit, la recette belge. Je les mange généralement sans sauce. À l&#8217;occasion, avec du vinaigre auquel cas, je ne mets pas de sel. Sinon il en va des frites comme de la petite madeleine. On cherche en vain celles que nos grands-parents nous cuisinaient, celles mangées sur le bord d&#8217;une route départementale, la nuit à la sortie d&#8217;une discothèque, près des quais, sur le port de Calais&#8230;</p>
<p><strong>Que pensez-vous des frites dites« légères » ? </strong>Je ne crois pas en une frite « saine » et digeste, comme le promettait la marque Végétaline ou les friteuses Seb®. Je sais pourquoi je mange des frites : pour engranger de la graisse. Je n&#8217;ai aucun problème avec cela, sinon quel intérêt ?</p>
<p><strong>Et faut-il légaliser la frite au four ?</strong> Je n&#8217;en mange pas, mais mes enfants trouvent qu&#8217;elles sont meilleures. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la frite la plus consommée dans le monde. Avec un ami, on a réalisé des battles, comme les Djs mais avec nos friteuses. Moi, avec des frites fraîches, coupées à la main, graisse de boeuf, bref, la recette classique&#8230; Lui, avec une friteuse neuve et de l&#8217;huile sans odeur. Eh bien, la plupart des goûteurs, en dehors des Nordistes et des Belges, préfèrent la version surgelée. Parce que la norme et les fast-foods finissent par imposer ce goût-là.</p>
<p><strong>Un commentaire sur les sauces ?</strong> Vous avez les basiques, donc la mayonnaise et le vinaigre. Ensuite, les plus consommées sont sans doute la sauce poivre, l&#8217;andalouse, la Bicky et l&#8217;américaine. Après, on bascule dans le registredu voyage avec les saucesHawaï, Brazil, Tzigane&#8230; Puis, on assiste à une surenchère avec les pots de Samouraï, King-Kong, Banzaï Mammouth, Shogun&#8230; qui n&#8217;indiquent rien quant à leur contenu si ce n&#8217;est un degré de piquant et un moyen pour les garçons de tester leur virilité&#8230; Quand je lis sauce Shogun ou Samouraï, j&#8217;ai immédiatement des visions de fêtes foraines.</p>
<p><strong>Avec une fourchette ?</strong> Plutôt avec les doigts. Mais ce n&#8217;est pas un dogme. La frite, c&#8217;est le miroir de l&#8217;âme. Chacun y trouve son compte. Avec ou sans sauce, avec ou sans les doigts, dans la Végétaline ou la graisse de boeuf, avec ou sans sel, bintje ou pas. Car ça reste une frite.</p>
<p><strong>Quels sont les différences notoires en matière de consommation en France et en Belgique ?</strong> En Belgique, la frite ne s&#8217;accompagne pas forcément de viande. Elle se suffit à elle-même, et on en mange quasiment tous les jours. Pour moi, c&#8217;est une friandise, à ranger au rayon des gaufres, des crêpes, des bonbons. J&#8217;aime ce côté un peu régressif, charriant des visions d&#8217;enfance.</p>
<p><strong>Est-elle de gauche ou de droite ?</strong> En tout cas, elle est politique. Elle symbolise par exemple les retrouvailles entre Flamands et Wallons (voir p.38). Sinon, elle n&#8217;est pas d&#8217;un bord particulier.Toutes les couches sociales se retrouvent le dimanche soir autour de la baraque à frites. C&#8217;est l&#8217;intérêt de cette culture. Le fritkot sur la place du village a la même fonction que le café. On y partage des idées, on demande des nouvelles de la famille.</p>
<p><strong>Justement, comment la frite est-elle entrée dans l&#8217;espace public ?</strong> Son essor correspond à la période d&#8217;industrialisation et au développement du cheminde fer. À proximité de chaque nouvelle gare apparaissait une baraque. C&#8217;est comme ça que le commerce des frites a vu le jour. Le principe de la baraque, c&#8217;est l&#8217;idée de faire à manger dans la rue comme à la maison. Au XIXe, c&#8217;était le casse-croûte des ouvriers, au XXe c&#8217;est l&#8217;en-cas du travailleur pressé et mobile. Une cuisine familiale sur le pouce, à moindres frais.</p>
<p><strong>Y a -t-il une typologie de la friterie ?</strong> A la base, c&#8217;est une caravane transformée en cuisine mobile. Elle repose sur une esthétique de la convivialité et du fait-main. L&#8217;investissement est faible,on peut ainsi lancer son activité avec peu de moyens. L&#8217;éminent fritologue flamand Paul Ilegems (voir p.36), disait que la baraque à frites « <em>c&#8217;est l&#8217;architecture sans architecte</em> ». Je vois aussi _le fritier le long des routes comme le flibustier des temps modernes.</p>
<p><strong>Pourtant, certaines caravanes ne bougent pas beaucoup&#8230;</strong> Oui, elles se sont sédentarisées. Soit disant pour des raisons d&#8217;hygiène mais en réalité il est question de fiscalité. On incite à construire en dur pour obtenir une adresse et imposer ces établissements.</p>
<p><strong>Où trouve-t-on les meilleures friteries ? Existe-t-il un palmarès ?</strong> On prétend toujours que le meilleur fritkot est la Maison Antoine à Bruxelles ou encore &#8220;Frit&#8217; Flagey&#8221;. Cela me laisse perplexe. Sans botter en touche, j&#8217;adorais deux friteries qui n&#8217;existent plus mais dont je garde des souvenirs forts. L&#8217;une d&#8217;elles se trouvait dans la banlieue de Lille, sur la route de Seclin. Implantée sur une ancienne station service désaffectée, &#8220;Chez Francis&#8221; proposait plus de cinquante américains (ou mitraillettes). Vous imaginez la vision de rêve ? Il y avait des « américain vol-au-vent » ou « américain-museau ». Je n&#8217;ai jamais vu ça ailleurs. Mon autre spot se trouvait sur la place de l&#8217;hôtel de ville de La Madeleine, toujours dans la banlieue de Lille : &#8220;Chez Claude&#8221;. Un sacré personnage, entre Johnny et Eddy Mitchell. Un brin mégalo, il vous servait des « Claude Burger » d&#8217;anthologie en découpant pour chaque client une nappe en tissu du plus bel effet. On repartait donc avec un collector. En Belgique, j&#8217;aime beaucoup la friterie de la Barrière à Saint-Gilles, à côté de la porte de Hal.</p>
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		<title>Arrêt sur images</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 09:46:29 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[News]]></category>
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		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Vous êtes curieux de découvrir les arts numériques ? Les étapes de fabrication d&#8217;un film d&#8217;animation, d&#8217;un jeu vidéo ou le fonctionnement...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes curieux de découvrir les arts numériques ? Les étapes de fabrication d&#8217;un film d&#8217;animation, d&#8217;un jeu vidéo ou le fonctionnement du doublage ? Direction la Fête de l&#8217;Anim&#8217; pour trois jours de projections, conférences, ateliers et expositions. De quoi ravir le jeune public comme le grand !</p>
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