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	<title>LM magazine &#187; chute</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Isabelle Wenzel</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:40:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Contorsionné, recroquevillé, plié en deux la tête à l&#8217;envers, en équilibre sur le sommet du crâne ou les épaules&#8230; Avec Isabelle Wenzel, le corps repousse les limites de la souplesse et des lois de la gravité. Cette ancienne acrobate et skateuse professionnelle, devenue photographe après une blessure, immortalise des performances spectaculaires, parfois burlesques mais toujours chargées de sens. <em>« Ce n&#8217;est pas de l&#8217;autoportrait, même si son corps reste le sujet,</em> observe Audrey Hoareau, la directrice du CRP.<em> Elle le met à l’épreuve en fonction de son ressenti face à l&#8217;actualité. La notion de chute revient par exemple souvent dans son travail </em>». Comme l&#8217;allégorie d&#8217;un monde qui vacille. Tenez : cette image dans laquelle elle exécute un poirier incliné, sur le point de s&#8217;effondrer. Baptisée <em>Fall,</em> la figure a été réalisée suite à la percée de l&#8217;extrême-droite lors des élections fédérales allemandes, et se passe de commentaires&#8230;</p>
<div id="attachment_173449" style="width: 839px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/08/1_me_13_isabellewenzel.jpg"><img class="size-large wp-image-173449" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/08/1_me_13_isabellewenzel-829x1024.jpg" alt="Me 13 © Isabelle Wenzel" width="829" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Me 13 © Isabelle Wenzel</p></div>
<p><strong>The Office</strong></p>
<p>Précisons que les photographies d&#8217;Isabelle Wenzel ne souffrent d&#8217;aucun trucage ni recours à l&#8217;IA. Mais alors, comment procède-t-elle ? « <em>Avec un retardateur : elle a quelques minutes pour se placer derrière l’objectif et performer. Il y a un côté très expérimental dans sa démarche, elle ne connaît pas le résultat à l&#8217;avance, aime cette part d’accident</em> », souligne Audrey Hoareau, qui a opté pour une scénographie très dynamique en accord avec cette œuvre. À Douchy-les-Mines, les clichés font littéralement «<em> corps avec le mur</em> », ils sont accrochés parfois très bas, en hauteur, dans les angles, les arêtes&#8230; Parmi cette quarantaine d&#8217;images, on découvre notamment toute une série sur le monde du travail, en particulier au bureau, « <em>son cauchemar !</em> ». Pourtant, de ce lieu par essence dévolu à l&#8217;immobilité, Isabelle Wenzel parvient à tirer une poésie clownesque, imaginant d&#8217;invraisemblables positions pour se jouer des codes sociétaux qui régissent nos existences. La voici par exemple en équilibre sur les omoplates, les jambes relevées loin du sol et un ordinateur portable coincé sous le menton&#8230; Promis, on essayera !</p>
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		<title>Celui qui tombe</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 23:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Acrobaties]]></category>
		<category><![CDATA[Celui qui tombe]]></category>
		<category><![CDATA[chute]]></category>
		<category><![CDATA[déséquilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Equilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Yoann Bourgeois]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment rester debout dans un monde qui tangue ? Yoann Bourgeois a planché sur la question dès 2014. Dix ans plus tard,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Comment rester debout dans un monde qui tangue ? Yoann Bourgeois a planché sur la question dès 2014. Dix ans plus tard, sa réponse est toujours aussi pertinente : composer avec le déséquilibre. Sur scène ils sont six, trois garçons et trois filles. Mais la star de la pièce, c’est bien cette plateforme de 36 m² sur laquelle ils vont s’installer et qui, une heure durant, va tourner comme un manège, se soulever en oblique avant de redescendre. Ils pourraient défier les lois de la physique, nous montrer l’étendue de leurs talents acrobatiques, lutter contre la force qui les sépare ou les pousse les uns contre les autres. Ils préfèrent s&#8217;adapter au mouvement, accélérer le pas lorsque le sol se dérobe, se recroqueviller pour faire face. Portés par une bande-son évoluant de la <em>Symphonie n°7</em> de Beethoven à <em>My Way</em> de Sinatra, nos Sisyphe résistent, parfois seuls et à contre-courant, souvent ensemble. Du moins, c’est ce que l&#8217;on croit. Car le grand mérite de Yoann Bourgeois est d’avoir créé une pièce ravivant notre imaginaire, nos interrogations sur la vie, l’état du monde et le temps qui court&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/6zJD3idg25c?si=_HYJ_4J7McU7qMK6" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Sandro Giordano</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2024/09/01/sandro-giordano-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2024 02:50:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[chute]]></category>
		<category><![CDATA[In Extremis (bodies with no regret)]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sandro Giordano]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment l’idée de cette série est-elle née ? Elle a commencé un peu comme une blague après une mauvaise chute à vélo....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment l’idée de cette série est-elle née ?</strong> Elle a commencé un peu comme une blague après une mauvaise chute à vélo. Après l&#8217;accident, j&#8217;ai commencé à réfléchir à la fatigue et au stress plombant notre vie. Si nous nous blessons, c&#8217;est parce que quelque chose ne va pas, et notre corps nous envoie des signaux. Il faut tomber pour se relever. À travers mes photos, j&#8217;envoie un message clair à tout le monde : soyons prudents.</p>
<p><strong>Ce projet illustre-t-il les penchants, les modes et vices qui font vaciller l&#8217;humanité ?</strong> Exactement. J&#8217;aime exagérer les névroses et les angoisses dont, pour le meilleur ou le pire, nous souffrons tous. Nous courons chaque jour comme des fous pour aller on ne sait où et passons à côté des petites choses importantes de l&#8217;existence, comme les relations humaines et la recherche de sérénité. Nous accumulons des choses inutiles, pensant qu&#8217;elles rempliront notre vie, mais c&#8217;est le contraire qui se produit. Nous pensons les posséder, mais en réalité ce sont elles qui nous possèdent.</p>
<p><strong>Quel serait le thème principal de votre travail ?</strong> En fait, je raconte la solitude et le malaise de personnes accablées par un fardeau qu&#8217;elles ne peuvent plus supporter.</p>
<div id="attachment_162363" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/sandro-giordano.jpg"><img class="size-full wp-image-162363" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/sandro-giordano.jpg" alt="Tanti Auguri A Me (c) Sandro Giordano" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Tanti Auguri A Me (c) Sandro Giordano</p></div>
<p><strong>Au-delà de leur aspect indéniablement humoristique, ces scènes cachent aussi une certaine tragédie, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, je pense qu&#8217;il existe une corrélation profonde entre la tragédie et l&#8217;ironie, du moins en ce qui me concerne. Si, dans la rue, je vois quelqu&#8217;un glisser et tomber ou se cogner le visage contre une porte en verre, je cours instinctivement à son secours, mais avant cela je ris comme un fou !</p>
<p><strong>Par exemple, pouvez-vous nous commenter cette image montrant une femme qui tombe de sa voiture, et dans laquelle on voit un drapeau de l&#8217;Union européenne ?</strong> J&#8217;ai pris cette photo en 2015. Elle s&#8217;appelle <em>Io Sono l&#8217;Italia</em>. Dans ce &#8220;Io&#8221;, il y a toute la présomption et l&#8217;arrogance des hommes et femmes politiques qui dirigent le monde. Des gens qui, un matin, se réveillent et décident de commander les autres, convaincus que leurs idées doivent être imposées à tous. Vous rendez-vous compte du niveau d&#8217;égocentrisme de ces personnes ?</p>
<div id="attachment_162371" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/sandro-giordano7.jpg"><img class="size-full wp-image-162371" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/sandro-giordano7.jpg" alt="IO SONO L'ITALIA (c) Sandro Giordano" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">IO SONO L&#8217;ITALIA (c) Sandro Giordano</p></div>
<p><strong>Concrètement, comment composez-vous ces scènes ?</strong> Cela dépend des photos. Certaines se réalisent en quelques jours, mais la plupart nécessitent trois à quatre semaines de préparation. Il faut d&#8217;abord trouver le bon endroit, ce qui devient de plus en plus difficile. Je prends quelques clichés de ce qui sera &#8220;le lieu du crime&#8221;, puis je les étudie sur l&#8217;ordinateur pendant plusieurs jours, en imaginant la position du corps, la disposition des objets et les couleurs que je souhaite inclure.</p>
<p><strong>J&#8217;imagine qu&#8217;il faut attacher une grande importance à chaque élément, chaque détail de la composition, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, les objets sont par exemple cruciaux car, grâce à eux, je peux reconstituer la dynamique de l&#8217;accident et l&#8217;historique du personnage. Quant aux positions, plus les corps des modèles semblent désarticulés, et plus l&#8217;image paraît dérangeante.</p>
<p><strong>On dirait presque des sculptures humaines&#8230;</strong> Oui, et cela n&#8217;est possible qu&#8217;en travaillant avec des mannequins qui maîtrisent leur corps. La plupart d&#8217;entre eux sont des collègues du théâtre, des personnes entraînées à supporter ces positions inconfortables.</p>
<div id="attachment_162370" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/sandro-giordano6.jpg"><img class="size-full wp-image-162370" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/09/sandro-giordano6.jpg" alt="IN VACANZA DA SOLA (c) Sandro Giordano" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">IN VACANZA DA SOLA (c) Sandro Giordano</p></div>
<p><strong>La plupart de vos modèles ont toujours un objet dans la main, malgré la chute. Pourquoi ?</strong> Cet objet souligne leur attachement à nos futiles possessions matérielles. Cela m&#8217;est arrivé en premier. En tombant de mon vélo, j&#8217;ai volé sur au moins trois mètres et me suis fait très mal. Je me suis cassé le poignet, parce qu&#8217;au lieu de lâcher la barre protéinée que je mangeais en pédalant, je l&#8217;ai instinctivement serrée dans ma main. J&#8217;aurais peut-être pu amortir le choc si je l&#8217;avais laissée. Quelques semaines plus tard, un de mes amis s&#8217;est cassé la jambe en rattrapant son smartphone alors qu&#8217;il se trouvait sur des rochers, sur la plage. J&#8217;ai pensé que la situation était vraiment grave. Notre instinct nous pousse à donner plus d&#8217;importance aux objets que nous possédons qu&#8217;à notre vie.</p>
<p><strong>Pourquoi ne montrez-vous jamais le visage de vos modèles ?</strong> Si je les dévoilais, les gens auraient beaucoup plus de mal à s&#8217;identifier au personnage. Cela créerait une distance émotionnelle. En cachant le visage, le personnage qui chute pourrait être n&#8217;importe lequel d&#8217;entre nous.</p>
<p><strong>Il y a donc de l&#8217;espoir dans vos images ?</strong> Absolument. Aussi tragiques que mes photos puissent paraître, elles contiennent un grand message d&#8217;espoir. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ce n'est qu'après avoir touché le fond que l'on peut se relever ">Ce n&#8217;est qu&#8217;après avoir touché le fond que l&#8217;on peut se relever </span>et commencer à vivre mieux qu&#8217;avant.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? Travaillez-vous toujours sur <em>In Extremis</em> ? Avez-vous d’autres concepts en tête ?</strong> Je pense que je n&#8217;abandonnerai jamais cette série. Après la pandémie et sept années de travail acharné, j&#8217;ai décidé de faire une longue pause. Je n&#8217;ai réalisé qu&#8217;une seule nouvelle photo l&#8217;année dernière, que j&#8217;aime beaucoup, et je vais certainement recommencer. Entre-temps, j&#8217;ai publié un livre à édition super limitée pour le dixième anniversaire du projet. Une anthologie rassemblant les images les plus significatives de ces années. J&#8217;y ai travaillé pendant longtemps et suis très heureux du résultat.</p>
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		<title>Sebastian Diaz Morales</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2015 06:47:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[argentine]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
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		<category><![CDATA[monographie]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut d’abord emprunter un tunnel plongé dans une pénombre bleue, sorte de passage Lynchien vers une autre dimension. Une fois au bout, on découvre la première vidéo du parcours, Insight. Présentée comme un tableau vivant, une équipe de tournage se dresse face à nous (sommes-nous les acteurs de leur film ?). Soudain, l’écran se fissure et vole en éclats, comme un miroir brisé. Nous voici embarqués, telle Alice glissant vers le Pays des merveilles, dans <em>Ficcionario</em>, cet espace où se mêlent réel et imaginaire. « <em>Pour moi, il n’y a pas de scission entre la réalité et la fiction. La réalité n’est rien d’autre qu’une construction, selon Sebastian Diaz Morales. Dès lors, pourquoi ne pas la créer nous-mêmes ?</em> ». Ici, c’est à nous d’imaginer nos propres histoires &#8211; et donc notre propre vision du monde &#8211; à travers six films qui laissent filtrer une indéniable poésie, mais aussi une dimension politique (Morales nous invite à dépasser les apparences et ne pas croire ce que l’on voit). Suspension, au cœur de l’exposition, figure la chute sans fin d’un homme dans l’espace et le temps. Qu’y voir ? Citant Borges, le vidéaste, qui préfère laisser parler son œuvre, conclut sobrement : «<em> l’esprit rêvait, le monde était son rêve</em> ».</p>
<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/48434105" height="369" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/48434105">Oracle</a> from <a href="https://vimeo.com/user11871899">Sebastian Diaz Morales</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/55517821" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/55517821">Pasajes I (fragment)</a> from <a href="https://vimeo.com/user11871899">Sebastian Diaz Morales</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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