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	<title>LM magazine &#187; Christophe Honoré</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Bovary Madame</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 03:17:37 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après la pièce-procès de Tiago Rodrigues ou le roman-performance d’Hugo Mallon (entre autres adaptations) Christophe Honoré se plonge à son tour dans les &#8220;mœurs de provinces&#8221; flaubertiennes. Et, comme l’annonce le titre du spectacle (<em>Bovary Madame</em>), le réalisateur et dramaturge français a bien l’intention de retourner les codes de l’œuvre originale&#8230; D’abord, Emma (incarnée par Ludivine Sagnier) ne s’est pas suicidée à l’arsenic. La voilà plutôt devenue &#8220;star&#8221; d’un show qui déménage. Car ici, point de chambres ou salons feutrés du<sup> </sup>XIX<sup>e</sup> siècle. Vêtue d’une robe de mariée, notre héroïne tragique prend place&#8230; au beau milieu d’une piste de cirque. Entre deux montreurs d’ours, elle raconte ainsi les pans de son existence tumultueuse comme on jouerait une succession de numéros. Sur fond de musique pop-rock, la plus fameuse figure de la littérature française s’offre au public à la façon d’une bête de foire. Surtout, elle s’émancipe. Là où le roman dépeint un personnage victime de ses rêves, Christophe Honoré donne corps à une madame Bovary éprise de liberté et de sensualité. Une femme qui se réinvente et (re)prend son destin en main. En cela, elle n’a peut-être jamais été aussi moderne.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/AnEHtLeXQB8?si=30dKx7U8ssrkmtz_" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Les Doyens</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 01:02:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de connaître la carrière que l&#8217;on sait, Christophe Honoré a signé de nombreux livres pour enfants. Pourtant, jamais le dramaturge et réalisateur n&#8217;avait encore créé de spectacle pour le jeune public. C&#8217;est désormais chose faite. Il met ici en scène deux savants autoritaires, pédants et complètement rétrogrades. Tellement qu&#8217;ils en deviennent burlesques. Sous leurs perruques façon Louis XIV, ces &#8220;doyens&#8221; à la mine poudrée savent &#8220;tout sur tout&#8221;, et comptent bien (re) faire l&#8217;éducation de nos chères têtes blondes. Problème, nos &#8220;sages&#8221; ignorent leur ignorance, et leurs cours sont d&#8217;un ridicule abyssal. C&#8217;est bien simple, plus ils enseignent, et moins on les croit ! Dans un décor évoquant un amphithéâtre, ils entremêlent la théorie de la création du monde selon Hésiode (qu&#8217;ils ont bien connu, ça va de soi) et <em>La Boum</em> (avec Sophie Marceau !). Ils convoquent aussi le fantôme du Père Noël lors d&#8217;une séance de spiritisme, télescopent Darwin et Sheila, Shakespeare et Harry Potter&#8230; on en passe et des meilleurs ! À leurs côtés, même Karatruc, leur assesseur, n&#8217;est pas franchement convaincu par leurs explications. Une pièce jubilatoire, qui aiguise l&#8217;esprit critique des jeunes spectateurs, et les incite à se révolter contre les faux pédagogues de tout bois.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/-wNUoUEGUAo?si=e2mv3RmQlYVSRYYS" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Le ciel de Nantes</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2022 03:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>
		<category><![CDATA[Le ciel de Nantes]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 20 ans déjà, Christophe Honoré s’était lancé dans l’écriture d’un long-métrage sur sa famille, et s’y était cassé les dents. Trop de douleur dans cette branche maternelle issue de la classe moyenne ? Avec tous ces oncles, tantes et grands-parents un peu loufoques qu’il a follement aimés disparus un à un&#8230; Sans doute les planches étaient-elles mieux adaptées pour retracer cette épopée courant des bombardements de 1943 au début des années 2000, avec la ville de Nantes pour toile de fond. Il y a Odette la matriarche, mère de dix enfants, Jacques, le dernier garçon (le préféré) et Christophe, qui à 15 ans se passionne déjà pour le ciné-club du lycée. Soit sept personnages surgis d’entre les morts qui s&#8217;emparent de la scène pour livrer leur vérité, dans le décor d’un cinéma décati. L’écrivain (<em>L’Infamille</em>), cinéaste (<em>Les Chansons d’amour</em>) et metteur en scène (<em>Les Idoles</em>) a naturellement confié ces rôles à sa seconde famille, ces comédiens qui le suivent dans ses différents projets (Marlène Saldana, Stéphane Roger, ou Julien Honoré, son propre frère, dans le rôle de leur mère) tandis que Chiara Mastroianni ajoute grâce et glamour au casting. Sur des airs de Barbara ou de Haydn, la fiction et le passé s’entremêlent, pour résonner avec l’histoire de chacun.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/G--Qak5pOnU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Les Idoles</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 01:30:58 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>
		<category><![CDATA[Douai]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De Jacques Demy à Bernard-Marie Koltès, les invités de la nouvelle création de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/10/01/christophe-honore/" target="_blank">Christophe Honoré</a> sont pour le moins prestigieux. Pour son retour au théâtre, il réunit <em>« tous les artistes dont il tombait amoureux »</em> à 20 ans, en 1990, au coeur de cette triste période qu’on appela &#8220;les années Sida&#8221;. Guibert l’écrivain, Lagarce le dramaturge, Daney le journaliste&#8230; Tous fauchés par le virus. Flamboyants, provocants, engagés, ils étaient aussi tous homosexuels. Certains assumés, d’autres dans l’ombre. Inconsolé de n’avoir pu les côtoyer, Christophe Honoré rend hommage à ses idoles en leur inventant des retrouvailles tantôt drôles, tantôt poignantes. Admiratif et nostalgique, le metteur en scène s’autorise néanmoins quelques libertés : Marina Foïs campe Guibert et son ironie grinçante, Cyril Collard, sulfureux cinéaste des<em> Nuits Fauves</em>, danse sur <em>Despacito</em>. Sur les quais du métro ou à Beaubourg, de scènes de music-hall en tableaux d’agonie, ces six figures se croisent, se moquent et s’affrontent dans une époque incertaine, entre hier et aujourd’hui. Elles sont magnifiées par la tendresse d’un artiste orphelin, refusant de faire le deuil d’une génération décimée.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/291162933?title=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Christophe Honoré</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:30:06 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>
		<category><![CDATA[colonie]]></category>
		<category><![CDATA[Così fan tutte.]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Così fan tutte est une oeuvre phare… n&#8217;avez-vous pas eu peur au moment de vous y atteler ? Quand le festival d&#8217;Aix-en-Provence...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Così fan tutte</em> est une oeuvre phare… n&#8217;avez-vous pas eu peur au moment de vous y atteler ?</strong> Quand le festival d&#8217;Aix-en-Provence me l&#8217;a proposée, j&#8217;ai dit &#8220;oui&#8221; spontanément. N&#8217;appartenant pas au monde lyrique, je n&#8217;ai pas d&#8217;appréhension face aux oeuvres dites de patrimoine. Mon approche est assez naïve et innocente. Pour autant, j&#8217;ai conscience que la musique de Mozart est complexe. Des passages semblent joyeux tandis que les personnages sont plongés dans une détresse absolue. On peut difficilement l&#8217;envisager en suivant le texte à la lettre. Il ne faut pas avoir peur d&#8217;aller chercher l&#8217;émotion.</p>
<p><strong>Pourquoi situer l&#8217;opéra dans les années 1930, dans l&#8217;Afrique coloniale, sous l&#8217;emprise de Mussolini ?</strong> <em>Così fan tutte</em> raconte l&#8217;histoire de deux militaires qui se déguisent en étrangers pour séduire à nouveau leurs femmes. Ils ne choisissent pas ce camouflage par hasard : ils parient sur la fidélité de leurs fiancées… et sur le mépris qu&#8217;ont celles-ci pour les étrangers. Je me suis donc interrogé. Dans quel contexte deux hommes seraient-ils persuadés que leurs fiancées considèrent l&#8217;étranger comme un être inférieur ? A quelle époque une catégorie d&#8217;individus a-t-elle pu s&#8217;imaginer supérieure ? Voilà comment l&#8217;idée du contexte colonial est née.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ucnCxnQWbXU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Cela favorise-t-il une approche nouvelle sur le fond ?</strong> On reconnaît volontiers que la musique de <em>Così</em> est sublime, mais on juge souvent le livret de Da Ponte avec condescendance. En le relisant, j&#8217;ai trouvé que cette façon de déshabiller la domination masculine, le désir et la cruauté, méritait d&#8217;être réentendue.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous avec la directrice musicale, Emmanuelle Haïm ?</strong> C&#8217;est une direction partagée, en confiance. Pour certains chefs, il est difficile d&#8217;accorder autant d&#8217;importance au metteur en scène. Il y a une vingtaine d&#8217;années, ils assuraient souvent eux-mêmes la mise en scène. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Pour ma génération, la dramaturgie renforce l'intérêt d'un spectacle, la lecture qu'on propose d'une oeuvre. Or, le chef n'a pas toujours le temps d'explorer cette question. ">Pour ma génération, la dramaturgie renforce l&#8217;intérêt d&#8217;un spectacle, la lecture qu&#8217;on propose d&#8217;une oeuvre. Or, le chef n&#8217;a pas toujours le temps d&#8217;explorer cette question. </span></p>
<p><strong>Comment décrire votre rapport à la musique, très présente dans vos films et pièces de théâtre ?</strong> Je m&#8217;en sers comme d&#8217;un ressort dramaturgique important. Elle peut imposer un rythme aux scènes, ou donner un sens grâce au texte d&#8217;une chanson. Je choisis en général les musiques avant le tournage, et j&#8217;en diffuse sur le plateau, notamment pour émouvoir les comédiens. Loin d&#8217;être une béquille, c&#8217;est un outil essentiel.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/lCjfN0RDEeI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>En quoi est-ce différent de diriger des chanteurs ?</strong> Ils sont moins paresseux que les acteurs ! Ils arrivent le premier jour de répétition en ayant déjà beaucoup travaillé la partition. Du coup, ils sont réceptifs aux nouvelles idées. C&#8217;est très agréable, même si leur obsession de la performance vocale affecte parfois l&#8217;incarnation des personnages. Mais j&#8217;ai la chance de travailler avec de jeunes chanteurs, conscients qu&#8217;ils ont tout à gagner à être de bons acteurs. Avoir une belle voix ne suffit plus pour être remarqué sur un plateau d&#8217;opéra. Il faut aussi introduire du mystère, de l&#8217;humour… ces éléments appartenant au jeu d&#8217;acteur.</p>
<p><strong> Les réactions lors de la présentation à Aix-en-Provence furent très partagées… Cela compte-t-il pour vous ?</strong> J&#8217;ai compris depuis longtemps que le metteur en scène était la personne maudite à l&#8217;opéra. Si le public s&#8217;ouvre peu à peu, il faut admettre qu&#8217;une majorité de spectateurs aiment voir les mêmes spectacles, mis en scène de façon classique. Si vous ne leur servez pas <em>Così fan tutte</em> au XVIIIe siècle, avec perruques et moustaches, ils estiment que vous détruisez leur jouet ! Comme un enfant réclamant perpétuellement la même histoire… En tant que metteur en scène, je choisis le camp des progressistes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Le jour où je serai face à un public unanime, je m'inquiéterai quant à mon embourgeoisement">Le jour où je serai face à un public unanime, je m&#8217;inquiéterai quant à mon embourgeoisement</span>…</p>
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		<title>Alex Beaupain</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2013 11:51:42 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Souchon]]></category>
		<category><![CDATA[Alex Beaupain]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Honoré]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>La couverture médiatique d&#8217;<em>Après Moi Le Déluge</em> (2013) a sans doute réchauffé le cœur meurtri d&#8217;Alex Beaupain. À la scène, à la ville, le Bisontin s&#8217;avère confondant de modestie et d&#8217;humilité. Alors, évitons de le faire rougir, laissons les lauriers aux branches et résumons son oeuvre en peu de mots : le temps qui file, le deuil de l&#8217;être aimé, des chansons d&#8217;amour plus politiques qu&#8217;elles n&#8217;en ont l&#8217;air (et l&#8217;inverse), des mélodies limpides, les bandes (vraiment) originales de son frère d&#8217;âme Christophe Honoré (citons au moins <em>Les Chansons d&#8217;Amour</em>, 2007), le refus de choisir entre sensibilité et sensualité&#8230; C&#8217;est tout cela, Alex Beaupain. C&#8217;est aussi quatre albums de très haute tenue et, si l&#8217;on garde une tendresse pour<em> 33 Tours</em> (2008), le plus récent l&#8217;a définitivement intronisé au rang de meilleur héritier d&#8217;Alain Souchon. Un chanteur pop, donc populaire.</p>
<p>04.10, Béthune, Théâtre municipal, 20h30, 16/12€, www.theatre-bethune.fr<br />
17.10, Bruxelles, L&#8217;Orangerie, 19h30, 21/18/15€, www.botanique.be<br />
19.10, Lille, Le Splendid, 25€, www.le-splendid.com</p>
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