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	<title>LM magazine &#187; Carl Cozier</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>HOLY MOLY</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 04:10:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Carl Cozier n&#8217;a pas choisi son nom d&#8217;artiste par hasard. Holy Moly est une exclamation britannique à mi-chemin entre l&#8217;étonnement et le juron poli. Elle colle parfaitement à cet illustrateur et designer résidant à Bristol, dont l&#8217;œuvre explose littéralement de couleurs et d&#8217;intentions. Originaire de l&#8217;Oxfordshire, il passe par une formation aux beaux-arts puis en communication graphique au Pays de Galles, avant de se frotter à la scène dance music — pochettes d&#8217;albums, visuels de soirées&#8230; De quoi faire ses premières armes dans l&#8217;effervescence des nuits britanniques. C&#8217;est le Boomtown Festival qui lui ouvre vraiment les portes, en lui confiant toute l&#8217;identité graphique. Un crochet fondateur dont il tire une conviction : «<span class="has-pullquote" data-pullquote=" J'ai énormément appris en faisant quelques détours, et mon travail n'en est que plus riche et plus varié"> J&#8217;ai énormément appris en faisant quelques détours, et mon travail n&#8217;en est que plus riche et plus varié</span> ». Bristol achève de façonner son regard. Ville d&#8217;activisme, de musique underground et d&#8217;art urbain effronté, elle irrigue chacune de ses compositions. DJ lui-même, Carl puise dans la culture rave une matière visuelle brute qu&#8217;il traduit en couleurs saturées, en typographies militantes, en mondes surréalistes où l&#8217;on se perd avec joie. Adobe, Red Bull, <em>The Guardian</em> : les commandes affluent, mais c&#8217;est dans l&#8217;engagement que son œuvre trouve sa profondeur. Fresques murales en hommage à l&#8217;hôpital public, affiches en soutien au mouvement Black Lives Matter, enchères caritatives&#8230; Il considère cela comme indissociable de sa pratique. « <em>Créer peut parfois sembler égoïste, alors </em><span class="has-pullquote" data-pullquote="j'essaie de mettre mon art au service du bien autant que possible">j&#8217;essaie de mettre mon art au service du bien autant que possible</span> ». Une philosophie qui tient en une couleur : toutes à la fois. Et la certitude que la forme n’est jamais dissociée du fond.</p>
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		<title>Entretien avec Holy Moly</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 03:37:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Et revenir sur votre parcours, de vos premières expériences avec la couleur à votre formation...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Et revenir sur votre parcours, de vos premières expériences avec la couleur à votre formation artistique ? Comment êtes-vous devenu illustrateur ?</strong><br />
J’ai toujours été attiré par l’art. J’ai suivi des cours préparatoires à l’Oxfordshire School of Art, avant de me spécialiser à l’université de Swansea, au Pays de Galles, où j’ai obtenu un diplôme en communication graphique. À la sortie, j’ai eu du mal à trouver une agence. J’ai donc pris mes distances avec ce que je percevais comme la « voie traditionnelle ». Alors, j&#8217;ai commencé à concevoir des visuels pour des événements de musique électronique, puis des pochettes d’albums pour des artistes confirmés. Progressivement, j&#8217;ai participé à des projets d’envergure, jusqu’à devenir directeur de la création graphique du Boomtown Festival, au Royaume-Uni. Avec le recul, ces détours ont été décisifs. Ils ont enrichi ma pratique et élargi mon champ d’exploration. Aujourd’hui, je me définirais plutôt comme un artiste et illustrateur. J’ai pris mes distances avec le graphisme au sens strict pour développer un langage visuel personnel, plus libre.</p>
<p><strong>Vous vivez à Bristol, une ville au rayonnement artistique international. Quelle influence exerce-t-elle sur votre travail ?</strong><br />
Bristol a profondément influencé mon travail depuis mon arrivée du Pays de Galles. C’est une ville incroyablement stimulante, portée par un esprit indépendant. Entre activisme, musiques underground et scène d’art urbain foisonnante, elle agit comme un catalyseur. J’essaie d’en capter l’intensité et le mouvement.</p>
<p><strong>Quels sont vos thèmes de prédilection ? Vos œuvres comportent aussi une dimension citoyenne voire politique, n&#8217;est-ce pas ?</strong><br />
<span class="has-pullquote" data-pullquote="Je m’intéresse beaucoup aux questions de justice sociale et environnementale.">Je m’intéresse beaucoup aux questions de justice sociale et environnementale.</span> La santé mentale occupe également une place importante dans mon travail. Je souhaite une normalisation du débat.</p>
<p><strong>Quelles réactions souhaitez-vous susciter dans le public ?</strong><br />
De l’optimisme, de l’émerveillement et de la curiosité.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-180434 alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/04/yourdifferencenew-240x300.jpg" alt="YourDifferenceNEW" width="240" height="300" /></p>
<p><strong>Vous êtes également engagé dans des projets solidaires. Quelle place ces actions occupent-elles ?</strong><br />
J’ai collaboré avec de nombreuses associations caritatives et causes humanitaires. Je considère cela comme un aspect essentiel de mon travail. Créer peut parfois sembler déconnecté du réel ; c’est pourquoi je m’efforce de mettre mon art au service du bien autant que possible… Participer à des ventes caritatives ou à des projets solidaires donne un sens supplémentaire à ce que je fais, même s’il faut aussi trouver un équilibre économique.</p>
<p><strong>Votre univers fait aussi écho à la culture pop. Quel rôle jouent ces références ?</strong><br />
Je puise surtout dans les sous-cultures auxquelles <span class="has-pullquote" data-pullquote="je suis lié, en particulier les musiques électroniques. Cette scène m'a toujours inspiré. ">je suis lié, en particulier les musiques électroniques. Cette scène m&#8217;a toujours inspiré. </span>Je mixe moi-même et les festivals occupent une place importante dans ma vie. Je suis également un passionné de padel et d&#8217;escalade. Ces sports surgissent souvent dans mon travail. Au-delà des références, c’est le mouvement et l’énergie de ces pratiques qui irriguent mes images.</p>
<p><strong>Votre œuvre est marquée par des couleurs franches et vibrantes. Quel rapport entretenez-vous avec la couleur ?</strong><br />
Je suis obsédée par la couleur. J&#8217;adore les grandes surfaces, les aplats francs, saturés. Je pense que les confinements au Royaume-Uni ont décuplé mon amour pour la couleur. Depuis, ma palette s’est considérablement élargie, jusqu’à embrasser presque tout le spectre.</p>
<p><strong>Plus précisément, comment décririez-vous votre processus créatif ? Comment vos images prennent-elles forme et quels outils utilisez-vous ?</strong><br />
Je travaille principalement avec les outils Adobe, notamment Illustrator et Photoshop, ainsi que Project Neo, sur MacBook Pro avec double écran. Je commence par des esquisses rapides, puis je développe mes idées sur tablette graphique Wacom Cintiq.</p>
<p><img class=" size-medium wp-image-180427 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/04/holy-moly-love-is-love-400x400mm-no-border-300x300.jpg" alt="Holy Moly 'Love Is Love' - 500x500mm NO BORDER" width="300" height="300" /></p>
<p><strong>Pouvez-vous évoquer une œuvre en particulier ?</strong><br />
<em>Love Is Love</em> reste l’œuvre dont je suis le plus fier et sans doute celle qui m’est le plus souvent demandée. C’est aussi celle qui est née le plus par hasard et qui s’est en quelque sorte conçue toute seule. Sa méthode de création a ensuite profondément influencé mon travail typographique.</p>
<p><strong>Et les fresques murales que vous réalisez ? En avez-vous fait beaucoup ? Où peut-on les voir ?</strong><br />
J&#8217;ai réalisé quelques fresques murales permanentes un peu partout, notamment celle rendant hommage au NHS (hôpital publique), qui orne un mur à Walthamstow (Londres), ainsi que celle située à l&#8217;entrée du célèbre Dalston Market, sur Ridley Road (Londres). Je collabore le plus souvent avec le collectif Wood Street Walls, dont le savoir-faire permet de transposer mon univers à grande échelle avec une grande fidélité.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? Avez-vous une exposition ou un projet d&#8217;édition en préparation ?</strong><br />
J’ai récemment participé à l’exposition collective « <em>Happy Place</em> » à la galerie BSMT, à Dalston. Je suis également présent dans «<em> Make Earth Day Everyday</em> », une exposition numérique organisée par The Good Society, visible aux Pays-Bas et sur des écrans à Times Square, entre avril et mai 2026.</p>
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