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	<title>LM magazine &#187; BPS22</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Alain Séchas</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:33:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il semble surpris autant que nous de se trouver là, un gros revolver à la main et <em>« prêt à faire une grosse bêtise »</em>. Le face-à face avec cette sculpture est d’autant plus étonnant que notre personnage, habillé d’un pantalon baggy, est affublé d’une tête de chat&#8230; Voilà plus de 40 ans qu’Alain Séchas pose un regard amusé sur le monde en usant de ce motif félin, dont les grands yeux exorbités traduisent une perpétuelle sidération. Cet ancien professeur de dessin s’est révélé dans les années 1990 avec ses silhouettes humaines longilignes au faciès de minous, <em>« plus facile à réaliser qu’un portrait humain »</em>, mais très expressif. Héroïne de saynètes humoristiques, cette faune humanoïde pointe avec tendresse ou ironie les péripéties de notre pauvre espèce, dans une esthétique pop des plus charmantes. <em><span class="has-pullquote" data-pullquote="« Chacune de mes créations est un petit piège visuel, il faut se laisser attraper »">« Chacune de mes créations est un petit piège visuel, il faut se laisser attraper »</span>.</em></p>
<p><strong>De l’art et du cochon</strong></p>
<p>D’ailleurs, il n’y a pas que des chats dans son oeuvre. Au fil de cette exposition, on tombe nez-à nez sur d’autres figures tout aussi cartoonesques, par exemple un martien visiblement heureux de manger un hamburger (<em>« cette merde »</em>, précise le bonhomme vert) ou un &#8220;professeur suicide&#8221; à tête de ballon de baudruche. Au centre d’une installation, celui-ci enseigne à ses élèves, en vidéo, 40 façons de s’éclater la caboche avec une aiguille, dans un grinçant snuff movie. Faut-il en rire ou en pleurer ? Sans doute un peu des deux, et c’est bien sur cette ligne de crête, entre burlesque et tragédie, qu’avance Alain Séchas, semant à travers son art autant de <em>« questions laissées sans réponses</em>, dit-il. <em>Tout mon projet est une histoire d’élévation, et même de suspension »</em>. À l’image de ce cochon volant dans la grande halle du <a href="https://www.bps22.be/" target="_blank">BPS22</a>. Baptisée <em>Jurassik Pork III</em>, la sculpture mécanisée lévite au rythme de ses battements d’ailes de chauve-souris, ses yeux-phares brillant comme des diamants. Cette bizarrerie porcine offre alors un peu d’allégresse à une humanité pas franchement assurée, elle, de retomber sur ses pattes&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Laurence Dervaux</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 00:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Il y a les artistes qui jouent de l&#8217;argile ou de la gouache, façonnent le métal, le bois ou tirent le meilleur...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a les artistes qui jouent de l&#8217;argile ou de la gouache, façonnent le métal, le bois ou tirent le meilleur parti du plastique. Et puis il y a Laurence Dervaux. La native de Tournai exploite une tout autre palette : du sang, de la mie de pain, une boîte crânienne&#8230; Littéralement ou en apparence seulement. Dans l&#8217;oeuvre protéiforme de l&#8217;artiste, tout est question de niveaux de compréhension. Prenons l&#8217;une de ses pièces emblématiques, qui avait marqué le public de Charleroi il y a trois ans. Une superposition de 750 récipients de verre emplis de 428 litres de liquide rouge transparent évoquant des images de joyaux, de rivière de rubis. Vient alors le titre : <em>La quantité de sang pompée par le coeur humain en une heure et vingt-huit minutes</em>, éclairant ce qui nous fait face d&#8217;un jour nouveau. <em>« On trouve dans mon travail des pièces relatives à nos fonctions vitales. Je cherche à montrer la fragilité de notre existence</em> », souligne la plasticienne. Cette exposition, baptisée <em>Nous, huit milliards d&#8217;humains, moins vingt-sept, plus septante, le temps de lire ce titre,</em> est le fruit d&#8217;un travail poussé sur la lumière, et suggère plus qu&#8217;il n&#8217;étale l&#8217;éphémère beauté de la vie.</p>
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		<title>La Colère de Ludd</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2020/10/02/colere-de-ludd-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 00:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Félix]]></category>
		<category><![CDATA[BPS22]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Dépossession]]></category>
		<category><![CDATA[Dorothée Duvivier.]]></category>
		<category><![CDATA[Julius Van Daal]]></category>
		<category><![CDATA[La Colère de Ludd]]></category>
		<category><![CDATA[Teresa Margolles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Ce thème me tenait à cœur, car j’ai perdu un être cher cette année », confie Dorothée Duvivier. D’un drame personnel,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Ce thème me tenait à cœur, car j’ai perdu un être cher cette année »</em>, confie Dorothée Duvivier. D’un drame personnel, la commissaire de cette exposition a bâti un propos universel, illustrant une multitude de dépossessions : <em>« de soi, du langage, de la nature, de ses terres aussi, à travers le colonialisme&#8230; »</em>. Baptisé <em>La Colère de Ludd</em>, cet accrochage renvoie ainsi au livre de Julius Van Daal. Celui-ci retrace le combat de ce général qui, en pleine révolution industrielle anglaise, mena l’insurrection d’ouvriers contre le progrès par la destruction de machines. Ils résistaient alors contre la privation de leur savoir-faire, de leur vie.</p>
<p><strong>Dépouillés</strong></p>
<p>Deux siècles plus tard, cette histoire (vraie) résonne avec le petit cube d’une tonne de la Mexicaine <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/teresa-margolles-3/" target="_blank">Teresa Margolles,</a> réalisé avec de l’acier récupéré aux Forges de la Providence. Cette usine mythique de Charleroi fut fermée en 2012, laissant sur le carreau près d’un millier d’employés. L’œuvre figure l’appropriation de centaines de corps pour des tâches difficiles, et ensuite jetés sur l’autel du capitalisme. Plus loin, Benoît Félix nous rappelle que le dépouillement est parfois salutaire, surtout lorsqu’il s’agit d’oripeaux nationalistes. Avec son <em>Drapeau national du ciel</em>, l’artiste belge fustige les replis identitaires, nous incitant à nous unir pour une cause commune : la Terre. Alors, hissez haut !</p>
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		<title>Teresa Margolles</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 03:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[BPS22]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Te alineas o te alineamos</em>. &#8220;Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne&#8221;. Gravée à une dizaine de mètres au dessus du sol dans les briques du BPS22, telle une cicatrice indélébile, cette phrase est issue du Décalogue de Teresa Margolles. A l&#8217;origine, le mot désigne les dix commandements gravés dans la pierre par la main de Dieu. L&#8217;artiste en a imaginé un autre, composé de messages laissés par les narcotrafiquants dans le sillage de leurs crimes. Teresa Margolles sait de quoi elle parle. Elle est née à Culiacán, une ville située au nord-est du Mexique gangrénée par le trafic de drogue. Depuis la fin du XX<sup>e</sup> siècle, elle dénonce par tous les moyens cette violence et ses conséquences. Jusqu&#8217;à étudier la médecine légale pour entrer dans les morgues de son pays, témoignant en photos ou moulages des corps des victimes des règlements de comptes, féminicides&#8230; <em>« Montrer de quoi les gens meurent reflète l&#8217;identité d&#8217;une ville</em>, dit-elle. <em>Mon travail prend différentes formes, mais mon sujet reste le même : les disparations et la souffrance engendrée dans les familles »</em>.</p>
<div id="attachment_106561" style="width: 786px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/te-alineas-o-te-alineamos_2019_bps22--teresa-margolles--leslie-artamonow.jpg"><img class=" wp-image-106561" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/te-alineas-o-te-alineamos_2019_bps22--teresa-margolles--leslie-artamonow.jpg" alt="Te alineas o te alineamos, 2019, BPS22 © Teresa Margolles © Leslie Artamonow" width="776" height="517" /></a><p class="wp-caption-text">Te alineas o te alineamos, 2019, BPS22 © Teresa Margolles © Leslie Artamonow</p></div>
<p><strong>Les disparues</strong></p>
<p>La première partie de l&#8217;exposition illustre les violences infligées aux femmes. A l&#8217;image de ces avis de recherches placardés sur les murs de Ciudad Juarez. Depuis les années 1990, des milliers de jeunes femmes ont disparu dans cette &#8220;célèbre&#8221; cité située à la frontière américano-mexicaine. Peu de corps ont été retrouvés et ces filles <em>« sont sans doute toutes mortes »</em>. Les clichés de Teresa Margolles révèlent des affiches lacérées ou abimées par le temps, <em>« comme si ces filles s&#8217;éteignaient une seconde fois »</em>. Qu&#8217;importe, leurs parents continuent de coller ces images, bravant l&#8217;interdiction des autorités locales, peu friandes de cette &#8220;mauvaise publicité&#8221;. Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne&#8230; <em>« Cette phrase résonne sur l&#8217;ensemble des pièces pour aborder le contexte mexicain, mais questionne aussi l&#8217;Occident. Nous n&#8217;avons pas d&#8217;armes sur la tempe mais nous nous soumettons aussi à pas mal de diktats, comme la loi du marché</em> », décrypte Nancy Casielles, la commissaire de l&#8217;exposition.</p>
<div id="attachment_106560" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_pesquisas3cteresa-margolles_lm-155.jpg"><img class="size-full wp-image-106560" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_pesquisas3cteresa-margolles_lm-155.jpg" alt="Pesquisas © Teresa Margolles" width="800" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Pesquisas © Teresa Margolles</p></div>
<p><strong>Ville punk</strong></p>
<p>Durant plusieurs mois, Teresa Margolles a ainsi sillonné <em>« jour et nuit »</em> les rues de Charleroi (qu&#8217;elle juge <em>« belle et punk »</em>) pour recueillir les récits de vie des laissés-pour-compte. Ceux-ci sont diffusés à travers de petits haut-parleurs incrustés dans les murs du musée. En y collant son oreille, le visiteur devient <em>« sculpture vivante, et comble le vide</em> ». En face sont accrochés les moulages des visages de 38 de ces marginaux, alignés tels <em>« des masques mortuaires »</em> où subsiste parfois une larme, un cheveu&#8230;</p>
<div id="attachment_106564" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00253.jpg"><img class="size-medium wp-image-106564" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00253-300x200.jpg" alt="Improntas de la calle (détail) © Teresa Margolles - Photo J.D." width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Improntas de la calle (détail) © Teresa Margolles &#8211; Photo J.D.</p></div>
<p>Au centre de l&#8217;immense salle du BPS22 trône un cube d&#8217;environ un mètre de côté. Lourde d&#8217;une tonne, cette pièce a été réalisée avec de l&#8217;acier récupéré aux Forges de la Providence, usine mythique de la cité wallonne fermée en 2012, laissant sur le carreau près d&#8217;un millier d&#8217;employés. <em>« En fondant cette matière je la réactive. Elle chauffe, revit, se comportant comme de l&#8217;or et le cœur de la ville. Ce petit cube raconte beaucoup de Charleroi, c&#8217;est la trace de ce qui n&#8217;existera plus »</em>. Le souvenir d&#8217;un vide ineffaçable.</p>
<div id="attachment_106562" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00258.jpg"><img class="size-full wp-image-106562" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00258.jpg" alt="1 Tonne. Forges de la Providence (Charleroi), 2019, BPS22 © Photo Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">1 Tonne. Forges de la Providence (Charleroi), 2019, BPS22 © Photo Julien Damien</p></div>
<div id="attachment_106563" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_dans-une-acierie-belgecteresa-margolles_lm-155.jpg"><img class="size-full wp-image-106563" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_dans-une-acierie-belgecteresa-margolles_lm-155.jpg" alt="Teresa Margolles dans une aciérie belge, 2019 © Teresa Margolles" width="800" height="499" /></a><p class="wp-caption-text">Teresa Margolles dans une aciérie belge, 2019 © Teresa Margolles</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=106742" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE TERESA MARGOLLES</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>__________________Œuvres commentées__________________</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Mundos &amp; Golden Palace</em></strong></p>
<div id="attachment_106558" style="width: 675px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00271.jpg"><img class="size-large wp-image-106558" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00271-665x1024.jpg" alt="Mundos (2016 - Cuidad Juarez, Mexique) / Golden Palace (2019 - Charleroi, Belgique) photo : J.D." width="665" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Mundos (2016 &#8211; Cuidad Juarez, Mexique) / Golden Palace (2019 &#8211; Charleroi, Belgique) photo : J.D.</p></div>
<p style="text-align: center;">Teresa Margolles a installé deux enseignes lumineuses sur la façade du BPS22, transformant le musée de Charleroi en <em>« un lieu de divertissement »</em>. La première, <em>Mundos</em>, date des années 1950 et a été récupérée sur un ancien bar de Ciudad Juárez. Elle témoigne d&#8217;une époque où cette ville frontalière, désormais célèbre pour sa violence, demeurait une destination de fêtes et de plaisirs. La seconde porte la mention <em>Golden Palace,</em> qui était une salle de jeux de la Ville Basse de Charleroi, à une période faste et pleine de promesses de l&#8217;histoire de la cité industrielle wallonne.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong> Wila Patjharu / Sobre La Sangre (&#8220;Sur le sang&#8221;)</strong></p>
<div id="attachment_106559" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_tela-bordada-detail-boliviacteresa-margolles-mor-charpentier--roberto-ruiz-_lm-155.jpg"><img class="size-full wp-image-106559" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_tela-bordada-detail-boliviacteresa-margolles-mor-charpentier--roberto-ruiz-_lm-155.jpg" alt="© Roberto Ruiz" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">© Roberto Ruiz</p></div>
<p style="text-align: center;">A partir des années 2010, Teresa Margolles témoigne des violences faites aux femmes en déposant des tissus sur les scènes de féminicides, dans la rue. Ici, elle a confié un drap avec lequel elle a épongé le sang d&#8217;une victime à des artisanes Aymaras. En brodant cette pièce, ces indigènes boliviennes ont elles-mêmes évoqué les exactions qu&#8217;elles subissaient de la part des hommes de leur entourage, libérant une parole jusque-là contenue&#8230;</p>
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		<title>Teresa Margolles</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 00:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[BPS22]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Teresa Margolles]]></category>
		<category><![CDATA[Tu t'alignes ou on t'aligne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment présenteriez-vous votre travail ? Il est difficile à résumer, car j&#8217;ai connu plusieurs périodes artistiques, en collectif (ndlr : au sein...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment présenteriez-vous votre travail ?</strong> Il est difficile à résumer, car j&#8217;ai connu plusieurs périodes artistiques, en collectif (<em>ndlr : au sein de SEMEFO</em>) ou en solo. Mais dans tous les cas, il est traversé par une constante : il parle toujours des disparitions, des pertes et de la souffrance ancrée dans les familles des personnes assassinées. L&#8217;art est évidemment mon seul moyen d&#8217;agir face à cette violence, mais plus il y aura d&#8217;artistes engagés sur le sujet et moins il y aura de meurtriers.</p>
<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord suivi une formation pour devenir artiste et photographe, au début des années 1990. Puis j&#8217;ai passé un diplôme de sciences médico-légales, afin d&#8217;entrer dans les morgues de mon pays et d&#8217;approcher les corps, réalisant par exemple des moulages du visage des cadavres.</p>
<p><strong>Dans quel but ?</strong> Montrer de quoi les gens meurent reflètent l&#8217;identité d&#8217;une ville. Au Mexique, les journaux publient quotidiennement le nombre de morts. Le gouvernement peut bien masquer les chiffres, mais la réalité est là.</p>
<div id="attachment_106560" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_pesquisas3cteresa-margolles_lm-155.jpg"><img class="size-full wp-image-106560" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/xpo_teresa-margolles_pesquisas3cteresa-margolles_lm-155.jpg" alt="Pesquisas © Teresa Margolles" width="800" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Pesquisas © Teresa Margolles</p></div>
<p><strong>Etes-vous menacée dans votre pays ?</strong> Ce n&#8217;est pas important, seul compte mon travail et ce dont il témoigne.</p>
<p><strong>Subissez-vous une censure de la part du gouvernement ?</strong> Je ne l&#8217;ai jamais sentie mais le fait est qu&#8217;on ne m&#8217;invite plus à participer aux expositions collectives. Cela montre évidemment une certaine frilosité&#8230; Du coup, j&#8217;expose dans des réseaux plus alternatifs.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir intitulé cette exposition <em>Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne</em> ?</strong> Cette phrase est issue d&#8217;une pièce que j&#8217;ai conçue en 2007, Decálogo. Dans l&#8217;ancien testament, le Décalogue désigne les tables de lois écrites par Dieu, les dix commandements. J&#8217;ai créé le mien en utilisant dix messages de narcotrafiquants. Le premier est : &#8220;Pour que vous appreniez à respecter&#8221;. Je l&#8217;ai notamment apposé sur le fronton de cinémas abandonnés, en reprenant le lettrage d&#8217;origine, comme si on allait voir un film. &#8220;Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne&#8221; est la huitième phrase de mon décalogue. Elle évoque le contexte mexicain, cette violence, mais aussi Charleroi et l&#8217;Occident en général, où l&#8217;on constate une forme d&#8217;alignement économique, même si on ne vit pas ici avec une arme sur la tempe.</p>
<div id="attachment_106561" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/te-alineas-o-te-alineamos_2019_bps22--teresa-margolles--leslie-artamonow.jpg"><img class="size-full wp-image-106561" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/te-alineas-o-te-alineamos_2019_bps22--teresa-margolles--leslie-artamonow.jpg" alt="Te alineas o te alineamos, 2019, BPS22 © Teresa Margolles © Leslie Artamonow" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Te alineas o te alineamos, 2019, BPS22 © Teresa Margolles © Leslie Artamonow</p></div>
<p><strong>Quelles œuvres vous a inspiré Charleroi ?</strong> J&#8217;ai d&#8217;abord été frappée par tous ces espaces vides laissés par la mort de l&#8217;industrie, et ses conséquences économiques sur la ville. Il y aussi l&#8217;odeur de toutes ces usines abandonnées. Je me suis donc demandée où était partie cette odeur du travail. J&#8217;ai utilisé de l&#8217;acier récupéré dans les Forges de la Providence*, en cours de démantèlement, pour le fondre et ainsi le réactiver. Cette matière chauffe, revit, devient presque de l&#8217;or. J&#8217;en ai coulée un petit cube d&#8217;une tonne, comme si c’était le cœur de la ville. Celui-ci raconte beaucoup de Charleroi. C&#8217;est le témoignage de ce qui ne va plus exister.</p>
<div id="attachment_106562" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00258.jpg"><img class="size-full wp-image-106562" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00258.jpg" alt="1 Tonne. Forges de la Providence (Charleroi), 2019, BPS22 © Photo Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">1 Tonne. Forges de la Providence (Charleroi),<br />2019, BPS22 © Photo Julien Damien</p></div>
<p><strong>Vous avez aussi façonné des moulages de visages de marginaux, rencontrés dans les rues de Charleroi. Pourquoi ?</strong> Lorsque j&#8217;ai rencontré ces gens, j&#8217;ai tout de suite compris que le portrait photographique ne correspondrait pas. Ce format n&#8217;aurait pas pu retranscrire leurs propos, leur vie. C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née l&#8217;idée de ces moulages, une œuvre en trois dimensions. Leurs visages nous observent et ces masques montrent des traces de sang, des larmes&#8230; la photo ne permet pas ça.</p>
<p><strong>Plus généralement, que pensez-vous de Charleroi ?</strong> J&#8217;ai entendu parler de cette blague, la présentant comme la ville la plus moche d&#8217;Europe**. Elle est certes spéciale, dure, mais a aussi ses points lumineux, ses propres couleurs. En tout cas moi, je la trouve belle et &#8220;punk&#8221;.</p>
<div id="attachment_106564" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00253.jpg"><img class="size-full wp-image-106564" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/10/dsc00253.jpg" alt="Improntas de la calle (détail) © Teresa Margolles - Photo J.D." width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Improntas de la calle (détail) © Teresa Margolles &#8211; Photo J.D.</p></div>
<p>*Usine mythique de la cité wallonne, fermée en 2012.</p>
<p>** Charleroi a été proclamée <em>« ville la plus moche d&#8217;Europe »</em> par un journal néerlandais, en 2008.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=106556&amp;preview=true" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : La visite de l’exposition <em>Tu t&#8217;alignes ou on t&#8217;aligne</em></strong></a></p>
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		<title>Pauline Beugnies</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 00:30:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On l&#8217;avait découverte en 2016 lors de la présentation de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/03/pauline-beugnies-generation-tahrir/" target="_blank"><em>Génération Tahrir</em></a> au Musée de la photographie de Charleroi. Installée au Caire entre 2008 et 2013, Pauline Beugnies a vécu le Printemps arabe de l&#8217;intérieur, dressant le portrait d&#8217;une jeunesse éprise de liberté. Que sont devenus ces espoirs ? Ces idéaux ? Loin des médias occidentaux, cette révolution, qui aboutit à la chute de Moubarak, a tourné au vinaigre… La photojournaliste est donc retournée auprès des égyptiens pour cette fois dénoncer la répression à l&#8217;oeuvre sous le régime du maréchal al-Sissi, élu à la tête du pays en 2014… avec 96,9 % des voix.</p>
<p><strong>Disparitions </strong></p>
<p>De ce travail a découlé un documentaire remarqué, <em>Rester vivants,</em> et une série de photos présentées ici pour la première fois. <em>« Elles témoignent des &#8220;disparations forcées&#8221; dont est victime la population »</em>, explique Dorothée Duvivier, curatrice de cette exposition. Selon un rapport d&#8217;Amnesty International, trois à quatre personnes seraient en effet séquestrées et torturées chaque jour en égypte, étouffant ainsi toute dissidence. <em>« Il s&#8217;agit d&#8217;activistes, de gens appartenant à des familles d&#8217;activistes… cela peut être n&#8217;importe qui »</em>. Pauline Beugnies a recueilli les témoignages des proches de disparus. Ses images saturées de couleurs montrent des chambres vides ou, surtout, des portraits d'&#8221;invisibles&#8221; brandis comme ultimes preuves de leur existence, et du rêve qu&#8217;elle contient.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/198085605" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/198085605">Rester Vivants (trailer)</a> from <a href="https://vimeo.com/rayuelaprod">Rayuela Productions</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Metamorphic Earth &amp; Panorama</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 00:15:09 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Oeuvre de Nadine Hilbert et Gast Bouschet, <em>Metamorphic Earth</em> nous plonge dans un monde aussi fascinant qu’inquiétant. Constituée de projections vidéo et de constructions sonores complexes, cette installation immersive brouille les repères du visiteur. Elle interroge les métamorphoses de la Terre, à l’heure de l’anthropocène, soit une ère où l’activité humaine aura modifié plus de la moitié des écosystèmes. En parallèle de ce message d’alerte, l’exposition <em>Panorama</em> rappelle les beautés de notre planète via une quarantaine d’oeuvres contemporaines revisitant le genre du paysage. <a href="http://www.bps22.be/fr/expositions" target="_blank">Deux accrochages complémentaires et nécessaires.</a></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/177405166?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Uchronies</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2016 23:00:19 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’uchronie est un genre littéraire ou cinématographique qui consiste à imaginer une nouvelle réalité en modifiant un élément du passé. Sur ce principe, <a href="http://www.bps22.be/fr/" target="_blank">le BPS22 </a>s’est amusé à créer de nouvelles histoires de l’art en réinventant des filiations artistiques entre art ancien ou contemporain. 70 œuvres sont disposées dans un parcours qui mélange ainsi les écoles et les périodes, offrant une visite troublante et des « courts-circuits » insoupçonnés.</p>
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		<title>Les Mondes Inversés</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2015 08:11:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Malevitch, Picasso, Kupka… nombreux sont les artistes à avoir emprunté aux folklores, légendes ou coutumes. Logique : «<em> la culture populaire, c’est une forme de désordre qui grippe notre mécanique sociétale trop bien huilée </em>», selon Pierre-Olivier Rollin, directeur du musée carolo. En d’autres termes : « <em>c’est foutre le bordel !</em> » L’esprit du carnaval s’impose : cet instant où l’avant devient l’arrière, où les femmes se muent en hommes, les riches en pauvres et vice versa. La quarantaine d’œuvres présentées ici tendent ainsi à « <em>recréer cet espace utopique de liberté pour retourner les ordres dominants : politiques, moraux, esthétiques, économiques, etc.</em> »</p>
<p><strong>A en perdre la tête</strong><br />
Imaginez : une « <em>zone d’autonomie temporaire </em>» de 2 500 m2 (clin d’œil au fameux Taz de l’écrivain-anarchiste Hakim Bey), où alternent pièces monumentales ou minimalistes dans un parcours volontairement foutraque. « <em>La scénographie est aussi populaire : les œuvres se frottent comme dans une foire </em>». Quelles sont les attractions ? Citons les sculptures grotesques et obscènes de Michel Gouéry, qui tancent le bon goût pour remettre en cause l’idée même du beau et du laid. Plus loin, <em>Scramble for Africa</em> de Yinka Shonibare nous place en face d’hommes acéphales attablés autour d’une carte de l’Afrique. Parodie de la conférence de Berlin, qui vit les Européens démembrer le continent à la fin du XIXe siècle, l’installation pose en filigrane une hypothèse : et si les Africains se partageaient eux-mêmes leur propre terre ? Pas si dingue ça…</p>
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		<title>BPS22</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 15:15:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Les mondes inversés]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Olivier Rollin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Alors que l’imposante façade grise du BPS22 et ses lourdes colonnes sont camouflées par des échafaudages, Pierre-Olivier Rollin, le directeur, slalome entre...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’imposante façade grise du <a href="http://www.bps22.be">BPS22</a> et ses lourdes colonnes sont camouflées par des échafaudages, Pierre-Olivier Rollin, le directeur, slalome entre les pots de peinture. En septembre, le musée d’art contemporain (inauguré en 2000) rouvrira ses portes après 18 mois de rénovation. Cet ancien bâtiment industriel érigé pour l’exposition de Charleroi de 1911 offrira une nouvelle surface d’accrochage de 2 500 m2, avec des hauteurs permettant l’installation d’œuvres monumentales. Pour l’inauguration se tiendra une grande exposition sur les cultures populaires : <em>Les mondes inversés</em>. « <em>Soit le meilleur de tout ce qu’on a pu présenter depuis 15 ans</em> » précise notre hôte. Et le fidèle reflet d’un programme mariant une grande exigence à des thématiques sociales et accessibles. Le plasticien français Tal Isaac Hadad introduira ainsi des oeuvres autour de la tecno-brega, « <em>un genre musical kitch issu des régions pauvres du nord du Brésil</em> ».</p>
<p>Le Hainaut ne compte-t-il pas déjà un lieu dédié à l’art contemporain avec le Mac’s, au Grand-Hornu ? Si mais un autre musée a toute sa place à Charleroi. «<em> Il faut simplement prendre en compte que l’on part de loin</em> », précise Pierre-Olivier. Une partie de la mission du nouveau BPS22 sera d’ailleurs éducative. « <em>La Wallonie est restée trop longtemps tournée vers le passé, qui représente un âge d’or. Alors que pour les Flamands, il est vécu comme une oppression, ça change la vision des choses</em> ». Des artistes reconnus, comme Johan Muyle ou Michaël Matthys sont nés ici. « <em>Malheureusement, beaucoup sont partis rapidement, faute d’école d’art, et ne reviennent pas toujours. On espère bien faire bouger les lignes !</em> ».</p>
<p>—</p>
<p><strong>BPS22, Musée d’art de la Province de Hainaut, Bd Solvay 22, 6000 Charleroi, <a href="http://www.bps22.be">www.bps22.be</a></strong></p>
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