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	<title>LM magazine &#187; Biennale</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Tue, 26 May 2026 08:51:10 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Fernando Botero</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 06:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[BAM]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il fut un temps pas si lointain où la minceur était synonyme de beauté, mais Fernando Botero s’est toujours fichu de cette mode comme d’une guigne. Pour le Colombien, <em>« la sensualité de l&#8217;art réside dans l&#8217;exaltation du volume</em> ». Ne cherchez donc pas ici les angles ou les lignes effilées. Depuis près de 70 ans, ce peintre et sculpteur représente le monde de façon voluptueuse, que ce soient les hommes, les femmes, les animaux, les paysages ou les natures mortes. <em>« Il applique cette déformation à tous les sujets. Ses oeuvres sont facilement reconnaissables »</em>, sourit Cecilia Braschi, la commissaire de cette rétrospective dont l’enjeu est d’aller &#8220;au-delà des formes&#8221;, pour en reprendre le titre. <em>« Il s’agit de montrer que cette démarche est le fruit d’une longue observation de l’histoire de l’art »</em>.</p>
<div id="attachment_125729" style="width: 850px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-24.jpg"><img class="size-large wp-image-125729" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-24-840x1024.jpg" alt="Fernando Botero, Les Danseurs, 2002 Pastel sur papier, 142 x 118, Collection privée © Fernando Botero" width="840" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Fernando Botero, Les Danseurs, 2002 Pastel sur papier, 142 x 118, Collection privée © Fernando Botero</p></div>
<div id="attachment_125723" style="width: 235px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-21.jpg"><img class="size-medium wp-image-125723" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-21-225x300.jpg" alt=" © Be Culture" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Be Culture</p></div>
<p><strong>Une icône pop </strong></p>
<p>La première section révèle ainsi toutes les références ingurgitées par le Sud-Américain : le muralisme mexicain, l’art précolombien mais aussi l’artisanat local ou la Renaissance italienne… Botero est bien plus qu’un &#8220;artiste-qui-peintdes- gens-en-gros&#8221;, <em>« il réalise le syncrétisme parfait entre l’art populaire et la culture dite &#8220;savante&#8221;. Il décloisonne les hiérarchies »</em>. C’est ainsi le cas dans cette représentation de cycliste, héros populaire par excellence en Colombie, traité ici comme les peintres de la Renaissance le feraient d’une icône religieuse. On le constate en déambulant dans les salles du BAM, garnies de toiles très imposantes : le Colombien est avant tout un artiste généreux, descendant l’art de son piédestal pour l’offrir au peuple. Son passage à la sculpture est motivé par cette même volonté de démocratisation, souligne Xavier Roland, le directeur du BAM. <em>« Il veut donner plus de son art aux gens, qu’ils puissent tourner autour ou même toucher ses créations »</em>, à l’instar de l’immense statue trônant en face de la Grand-Place de Mons.</p>
<div id="attachment_125722" style="width: 235px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-125722" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-2-225x300.jpg" alt="© Zoé Van Reckem " width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">© Zoé Van Reckem</p></div>
<p><strong>Échelle de valeurs</strong></p>
<p>Fernando Botero, c’est également un paradoxe : <em>« il est très connu du grand public mais nié par les critiques, les directeurs de musées et les commissaires, car il n&#8217;observe pas les codes de l&#8217;art moderne du xxe siècle »</em>. Pourtant, son travail ne manque pas de subtilité. <em>« Il est souvent dit que c’est le peintre du gigantisme, mais il serait plutôt miniaturiste, tant l&#8217;attention portée aux détails, aux petits éléments constituant ses compostions, est grande</em> », analyse Cecilia Braschi. L’homme joue avec les échelles comme peu d&#8217;autres. En témoigne cette grosse poire juteuse occupant la totalité du tableau, et dont l’effet de monumentalité est rendu par la présence d’un tout petit vers, grignotant doucement le fruit, nous signifiant au passage : oui, la vie est belle et juteuse, mais la mort guette toujours… Si son oeuvre est souvent synonyme de joie, drôle et haute en couleurs, Botero ne se départit jamais d’une douce ironie, voire d’une violente critique. Par exemple lorsqu’il dénonce avec les mêmes rondeurs les tortures infligées par l’armée américaine aux détenus de la prison irakienne d’Abou Ghraib, entre 2003 et 2004 – oui, c&#8217;est gonflé.</p>
<div id="attachment_125727" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-23.jpg"><img class="size-large wp-image-125727" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-23-1024x596.jpg" alt="AFernando Botero, Abu Ghraib numéro 44 triptyque, 2005, Huile sur toile, 109 x 104 cm (chaque partie) University of California, Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive © Fernando Botero" width="995" height="579" /></a><p class="wp-caption-text">AFernando Botero, Abu Ghraib numéro 44 triptyque, 2005, Huile sur toile, 109 x 104 cm (chaque partie)<br />University of California, Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive © Fernando Botero</p></div>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Œuvre commentée par Cecilia Braschi, commissaire de l&#8217;exposition</strong></span></p>
<p><em>Nature morte à la mandoline</em></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-25.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-125734" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-25-683x1024.jpg" alt="" width="683" height="1024" /></a></p>
<p>« Le style si particulier de Botero est né en 1956 avec cette toile. Il représente par erreur le trou sonore de cette mandoline de façon trop petite et se rend compte, par contraste, que cela offre une allure monumentale à l&#8217;instrument. Il comprend alors que l&#8217;art n&#8217;est que déformation, ici les volumes évoluent grâce à des jeux d&#8217;échelle entre différents éléments du tableau. Il appliquera ensuite cette technique à toutes ses compositions, avec la conscience que le but de la peinture n&#8217;est pas de représenter la réalité telle qu&#8217;elle est, mais d&#8217;en créer une autre : celle de l&#8217;artiste ».</p>
<hr />
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Œuvre commentée par Xavier Roland, directeur du BAM</strong></span></p>
<p><em>L’Apothéose de Ramón Hoyos</em></p>
<div id="attachment_125737" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-26.jpg"><img class="size-large wp-image-125737" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/11/fernando-botero-26-1024x557.jpg" alt="Fernando Botero, L’apothéose de Ramón Hoyos, 1959 Huile sur toile, 172 x 314 cm, Collection privée, © Fernando Botero" width="995" height="541" /></a><p class="wp-caption-text">Fernando Botero, L’apothéose de Ramón Hoyos, 1959. Huile sur toile, 172 x 314 cm, Collection privée, © Fernando Botero</p></div>
<p>« Cette œuvre est très importante dans la notoriété de Fernando Botero, c&#8217;est pour lui sa version du pop art colombien. Dans cette toile datant de 1959, il sacralise la figure d&#8217;un cycliste alors très connu, en rapprochant l&#8217;imagerie qu&#8217;en donnent les journaux avec les codes picturaux typiques de la Renaissance italienne : la composition est pyramidale, le héros est triomphant et à ses pieds sont enchevêtrés des personnages endormis, comme en dévotion. Il intègre donc une icône populaire dans une imagerie chrétienne, tout aussi importante dans son pays où la religion est prégnante ».</p>
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		<title>Charleroi Danse</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 02:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Bozzini]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Jan Martens]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Carlier]]></category>
		<category><![CDATA[Lara Barsacq]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pas question pour Annie Bozzini, la directrice du Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de laisser gâcher ces retrouvailles. <em>« Ce qui compte, c’est la reprise. Le public, si longtemps éloigné de l’art, en a besoin. »</em> Les artistes aussi, las de voir leurs dates repoussées. Durant deux semaines, 14 compagnies prennent d’assaut les deux lieux de la Biennale avec des créations ambitieuses. Lara Barsacq par exemple, qui s’inspire d’un ballet russe méconnu pour en tirer une cérémonie écoféministe (<em>Fruit Tree</em>), fait partie des performeuses les plus attendues. Le spectacle <em>Simple</em> de l’Argentine Ayelen Parolin, aux racines dada et accents comiques, promet aussi un beau temps fort. Ces filles-là bousculent les codes, pensez-vous ? <em>« L’audace, ces derniers temps, est féminine</em>, confirme la directrice, ravie. <em>Les danseuses assument de ne plus être dans la séduction sur un plateau. »</em></p>
<p><strong>Belgique, Afrique, c’est chic </strong></p>
<p>Au-delà de la danse contemporaine belge (Julien Carlier, Jan Martens) dont la Biennale se veut depuis toujours une vitrine, la manifestation regarde vers l’Afrique, avec la New-Yorkaise native du Zimbabwe Nora Chipaumire, ou le chorégraphe burkinabé Salia Sanou. Ce dernier propose une <em>« comédie dansée »</em> sur une bande-son confiée à Gaël Faye et Capitaine Alexandre. On vous l’avait dit, pas de quoi troubler la fête !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/HthQlQM6py4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>_____________ LA PREUVE PAR TROIS_____________ </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La Ronde</strong></p>
<p style="text-align: center;">Boris Charmatz s’inspire de la pièce de l’Autrichien Arthur Schnitzler, décrivant les amours illégitimes de couples liés les uns aux autres. Le Savoyard met en scène 20 duos pareillement unis, chacun comprenant un interprète du précédent. Jouée dans l’espace public, La Ronde appuie des clins d’oeil à des corps-à-corps célèbres (tel Dirty Dancing), lors d’un spectacle total.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/EyFXrpo9vyI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt;Bruxelles, 15.10, Gare du Nord, 16 h, gratuit + Charleroi, 16.10, Ancien Tri Postal, 17 h, gratuit</em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Showgirl</strong></p>
<p style="text-align: center;">Marlène Saldana &amp; Jonathan Drillet revisitent Showgirls de Paul Verhoeven. Le duo se concentre sur l’histoire de Nomi, rêvant de devenir danseuse dans les plus beaux casinos de Las Vegas. Entre pole dance et effeuillage, sur une musique de Rebeka Warrior, cet opéra-techno met en scène la jeune femme&#8230; prisonnière d’un gigantesque volcan-mamelon !</p>
<div id="attachment_124737" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/charleroi-danse.jpg"><img class="size-full wp-image-124737" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/charleroi-danse.jpg" alt="© Jérome Pique" width="800" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">© Jérome Pique</p></div>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Bruxelles, 21.10, La Raffinerie, 20 h 30, 10 / 5 €</em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"> <strong>The Dancing Public</strong></p>
<div id="attachment_124738" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/charleroi-danse1.jpg"><img class="size-full wp-image-124738" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2021/10/charleroi-danse1.jpg" alt="© Hans Meijer" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Hans Meijer</p></div>
<p style="text-align: center;">Dans son nouveau solo, Mette Ingvartsen célèbre l’extase du mouvement lors de grands rassemblements. Entre déferlement de musique, de mots et de chants, la Danoise explore ces temps de crise (sanitaire ou économique) où la danse envahit l’espace public. De la tarentelle aux raves parties, elle montre comme les corps se rebellent dans une pièce en forme d’exutoire.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Charleroi, 22.10, Les Écuries, 21 h, 10 / 5 €</em></p>
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		<title>Niki de Saint Phalle</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Sep 2018 03:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Kyla McDonald]]></category>
		<category><![CDATA[Mons]]></category>
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		<category><![CDATA[Niki de Saint-Phalle]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Ici tout est possible ». Cette phrase fut prononcée par Niki de Saint Phalle à la fin des années 1970, face...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Ici tout est possible »</em>. Cette phrase fut prononcée par Niki de Saint Phalle à la fin des années 1970, face au paysage du futur <em>Jardin des Tarots</em>, en Toscane. Elle y édifiera un parc mystique peuplé de 22 sculptures géantes et habitables – dont on découvre à Mons les maquettes. <em>« C&#8217;était pour elle un endroit magique »</em>, explique la commissaire, Kyla McDonald, qui a vu dans ces mots le titre idéal de cette rétrospective. Conçue de façon chronologique, empreinte de joie, de violence ou de mythologie, cette exposition retrace en films, dessins, sculptures ou peintures 50 ans de carrière d&#8217;une pionnière et provocatrice hors norme. Citons par exemple ce <em>Champignon magique </em>recouvert de centaines de petits miroirs, baignant le BAM de mille éclats de lumière.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-89067" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/08/n281j09-243x300.jpg" alt="Niki de Saint Phalle, Autel noir et blanc, 1962 © 2018 Niki Charitable Art Foundation, All rights reserved. Photo : © André Morin / Courtesy Galerie GP &amp; N Vallois, Paris" width="243" height="300" />Femme libérée</strong></p>
<p><em>« Sa palette était extrêmement large</em>, ajoute Kyla McDonald. <em>Rien ne l&#8217;arrêtait »</em>. Surtout pas sa condition féminine. <em>« Ce parcours nous montre à quel point Niki de Saint Phalle voulait être l&#8217;égale de l&#8217;homme. Elle s&#8217;est rebellée très jeune contre la société patriarcale. Cette conviction l&#8217;a conduite à créer des sculptures monumentales, célébrant les femmes dans les lieux publics »</em>. Toutefois, la plus belle oeuvre de cette artiste engagée et enragée, c&#8217;est sans doute sa vie. Pas des plus sereines. Violée par son père à l&#8217;âge de 11 ans, placée au couvent, avant des séances d&#8217;électrochoc pour &#8220;soigner&#8221; une dépression nerveuse, celle qui fut d&#8217;abord mannequin (pour <em>Vogue</em> ou <em>Life</em>) abandonnera ses deux enfants et son mari pour son art. «<em> Sa production fut dantesque, près de 3 500 pièces&#8230; On la compare d&#8217;ailleurs à Picasso, elle manifeste la même urgence », </em>observe Xavier Roland, directeur du pôle muséal<em>.</em></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/gbHPIztVAWU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Tir groupé</strong>Dès lors, on apprécie sous un jour nouveau sa série des <em>Tirs</em>, initiée au début des années 1960. Lors de ces performances, la Française canardait avec une carabine des tableaux ou statues sur lesquels elle avait disposé des poches de peinture qui se répandait ainsi aléatoirement. Les hommes, la religion, la politique&#8230; Niki de Saint Phalle tirait sur tout ! Y compris son géniteur, qu&#8217;elle tue métaphoriquement dans la vidéo Daddy, ou <em>La Vénus de Milo</em> (1962), parmi quelques chefs-d&#8217;oeuvre ici dévoilés. <em>« Sa production est étroitement liée à son existence. C&#8217;est l&#8217;une des artistes qui a le plus assumé sa féminité. Que sont les </em>Nanas<em>, sinon des femmes libérées, s&#8217;affichant sans aucun complexe ? »</em>. Placées à divers endroits de Mons, ces oeuvres généreuses <em>« ré-humanisent nos villes modernes », </em>soutient Xavier Roland. A l&#8217;image de la Nana-Maison, dans les jardins du BAM, que l&#8217;on peut toucher, pénétrer&#8230; Oui, ici, tout est vraiment possible.</p>
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		<title>ARTour</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2017 01:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[ARTour]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Combinant art contemporain et patrimoine, cette biennale se penche pour sa 11e édition sur la notion de collection. L&#8217;occasion de découvrir des...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Combinant art contemporain et patrimoine, <a href="http://www.ccrc.be/fr/artour-2017-collecte-collection-collectionneur-un-monde-a-soi.html?cmp_id=25&amp;news_id=1865" target="_blank">cette biennale </a>se penche pour sa 11e édition <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/06/01/artour-2/" target="_blank">sur la notion de collection</a>. L&#8217;occasion de découvrir des expositions étonnantes et une ribambelle d&#8217;objets farfelus, telles les dizaines de paires de lunettes de Baudouin Oosterlynck, au Musée Ianchelevici de La Louvière. Question originalité, le Musée du carnaval et du masque de Binche tire aussi son épingle du jeu, en présentant une fausse collection d&#8217;art premier, échafaudée par le Belge Olivier Goka à partir de bouts de plastique. Un pied de nez au marché de l&#8217;art et un joli clin d&#8217;oeil à la création africaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Parcours d’artistes</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2016/05/02/parcours-dartistes-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2016 07:00:31 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Prêts à percer les mystères de la création ? 360 artistes vous ouvrent les portes de leur atelier. Initiée en 1988 par la commune de Saint-Gilles, cette biennale invite le public à une balade culturelle au coeur de Bruxelles. Une manifestation hors norme à laquelle s’est associée Forest en 2014. Voilà deux villes transformées, et reliées pour l’occasion par les rubans colorés de Kadanja, qui serpentent à travers les rues, les balcons… Le thème de cette édition ? L’art dans l’espace public. Citons Fred Martin, qui vous convie à réaliser une tête géante dans le parc de Forest, tandis que Saint-Gilles se pare des tricots-tags signés par le gang de mamies de Leïla Foulon.</p>
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		<title>Charleroi Danses</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 08:32:17 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Fidélité et ouverture. Deux mots qui résument l’état d’esprit de Charleroi Danses. Pour Vincent Thirion, directeur du centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, «<em> il y a des filiations à long terme – quatre résidents – et des découvertes. à travers cette biennale, il s’agit de remettre en avant l’aspect rituel, le déplacement dans une salle de spectacle</em> ». L’événement rayonne plus que jamais en Belgique, depuis les écuries de Charleroi jusqu’à la Raffinerie de Bruxelles, il constitue d’ailleurs une antenne de Mons 2015. Cette édition est aussi marquée par l’inauguration d’un grand studio imaginé par l’architecte Jean Nouvel. Ici, on ne perd pas de vue la dimension politique d’un spectacle. L’innovation en matière d’écriture ou les processus participatifs traversent chaque projet. Ainsi, Atlas de Ana Borralho et João Galante, réunit une centaine d’amateurs locaux prêts à brosser le portrait de Charleroi. Avec Shifts, le résident Peter Savel traduit quant à lui la douleur causée par le deuil. Citons aussi les deux versions du Sacre du printemps : l’une signée Daniel Linehan, privilégiant l’aspect musical – et « <em>sensoriel</em> » – du chef-d’oeuvre de Stravinsky, tandis que Virgilio Sieni s’appuie sur « <em>un théâtre des corps</em> », tout aussi émouvant. Alors, prêts à entrer dans la danse ?<br />
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<p><a href="https://vimeo.com/139348992">Biennale 2015 &#8211; spot TV</a> from <a href="https://vimeo.com/charleroidanses">Charleroi Danses</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Renaissance &#8211; Lille3000</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2015 06:18:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Rio Rio ? Ses plages, le foot… et son carnaval, bien sûr ! Le plus grand du monde. Il constitue le centre de la...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<h2><strong>Rio</strong></h2>
<p>Rio ? Ses plages, le foot… et son carnaval, bien sûr ! Le plus grand du monde. Il constitue le centre de la parade d’ouverture de cette 4e édition de lille3000. « <em>C’est le catalyseur de Renaissance </em>», selon Caroline David, directrice des arts visuels. Au programme : 2 000 musiciens ou danseurs (professionnels et amateurs), cinq chars, des centaines de Lillois mis à contribution, et une ville métamorphosée. Telle la rue Faidherbe qui se mue en « rambla », habillée de <span class="has-pullquote" data-pullquote="12 totems et d’éléments de décor du carnaval de Rio « qui sortent pour la première fois du territoire brésilien »">12 totems et d’éléments de décor du carnaval de Rio « qui sortent pour la première fois du territoire brésilien »</span>. En plein boom économique, cette mégalopole doit communiquer son «<em> énergie</em> » durant trois mois au quartier de Wazemmes – dans la rue, ses cafés. Cela dit, la capitale de la samba reste une ville de contrastes – entre richesse et pauvreté – cristallisés à la maison Folie via l’exposition <em>Cariocas !</em>. «<em> Ce sont surtout les artistes de rue que l’on présente</em> » prévient ainsi <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/02/didier-fusillier/">Didier Fusillier (en interview ici)</a>. Tel ce focus sur la favela Maré, l’un des lieux les plus dangereux au monde, ici photographié par ses jeunes habitants, des ados qui ont fabriqué leurs appareils avec les moyens du bord (comme des boîtes de conserve). Ils révèlent l’autre visage de Rio : celui de la battante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Détroit</h2>
<p>Motor City fut la première grande ville des USA déclarée en faillite. Et à vivre le chaos. Dépeuplement, maisons abandonnées, disparition des services publics&#8230; «<em> C’est le rêve américain qui s’est effondré</em> », selon Justine Weulersse, commissaire de l’exposition dédiée à « the D ». Mais, fidèle à sa devise érigée après l’incendie qui la ravagea en 1805 (« <em>Nous espérons des temps meilleurs, elle renaîtra de ses cendres</em> ») cette cité garde espoir. Sa force ? Ses habitants. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Nourriture, éclairage, culture… poussés par la nécessité, ils réinventent tout ! Ce sont des ingénieurs du futur »">« Nourriture, éclairage, culture… poussés par la nécessité, ils réinventent tout ! Ce sont des ingénieurs du futur »</span>. Cette ville demeure par exemple la capitale des fermes urbaines. Une agriculture incitative dont les graines ont aussi germé dans le quartier Saint-Sauveur de Lille, qui a inauguré en avril son jardin partagé. L’histoire de Détroit est un cycle de déclins et de renaissances qu’illustre également le travail de Scott Hocking. Représentatif de la scène artistique de Motor City, ce plasticien crée des œuvres éphémères avec des matériaux qu’il trouve au milieu des ruines. à ne pas rater : l’installation monumentale qu’il érige dans les 4 000 m2 encore en friche de la Gare Saint Sauveur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Phnom Penh</h2>
<p>«<em> Phnom Penh est le seul exemple contemporain d’une ville qui a été vidée de ses habitants, tués ou chassés par les Khmers rouges </em>», rappelle Claire Baud-Berthier, coordinatrice artistique. De 1975 à 1979, jusqu’à la chute du régime de Pol Pot, la capitale cambodgienne fut «<em> une ville fantôme</em> ». Ce n’est que dans les années 1990 qu’elle a pu renaître, via une urbanisation effrénée, voire anarchique, et parfois au mépris de la population. « <em>Phnom Penh est donc très jeune,</em> confirme Didier Fusillier.<em> Elle a inventé une autre façon de vivre en Asie</em> ». Et a vu émerger une nouvelle scène artistique, constituée de trois générations : les survivants du génocide, ceux qui sont nés juste après, et la dernière génération, « <em>plus décomplexée</em> », libérée de toutes influences mais attachée à sa culture. Qu’ils soient photographes, peintres ou sculpteurs, ce sont ces trois visions de l’identité cambodgienne que révèle l’Hospice Comtesse. Parmi eux Rithy Panh, réalisateur du film L’image manquante, qui exorcise le génocide avec des figurines en terre cuite. <span data-pullquote="Il a accepté « pour la première et dernière fois », de sortir ces sculptures de son pays pour les exposer à Lille. « Elles repartiront ensuite au Cambodge, pour redevenir poussière »."><span class="has-pullquote" data-pullquote="Il a accepté « pour la première et dernière fois », de sortir ces sculptures de son pays pour les exposer à Lille. ">Il a accepté « pour la première et dernière fois », de sortir ces sculptures de son pays pour les exposer à Lille. </span>« <em>Elles repartiront ensuite au Cambodge, pour redevenir poussière</em> ».</span> Dans une émouvante allégorie de… la renaissance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Eindhoven</h2>
<p>Ancienne cité industrielle, Eindhoven a connu la désolation dans les années 1990. «<em> Elle fut décimée après le déménagement de Philips, qui a entraîné la suppression de 38 000 emplois</em> », explique Didier Fusillier, ex-directeur de lille3000. Sa renaissance est passée par l’innovation et la création, générant 45 000 jobs grâce au design et aux nouvelles technologies&#8230; « <em>C’est une ville sidérante, extrêmement vive !</em> ». Et connue pour être un vivier de « makers », «<em> des gens qui ne veulent plus passer par les réseaux commerciaux, les chaînes de production et qui, avec les moyens du bord, inventent</em> », précise Justine Weulersse, coordinatrice artistique. Si des focus sur le design sont au programme (citons les textiles de Bart Hess, reproduisant les effets de la peau humaine) cette exposition présentée à la maison Folie Moulins est avant tout participative. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« On veut montrer ce qui fait le succès d’Eindhoven : le Do it yourself »">« On veut montrer ce qui fait le succès d’Eindhoven : le Do it yourself »</span>. Concrètement ? « <em>Des moyens en libre accès pour permettre la création dans tous les domaines</em> ». Le public pourra s’initier dans ce « fab lab » à la découpe laser, aux imprimantes 3D ou fraiseuses numériques, encadré par des makers lillois. Allez hop, on se retrousse les manches !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Séoul</h2>
<p>Détruite au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Séoul est devenue la troisième mégalopole la plus peuplée du monde. Un miracle économique et une mutation qui s’est opérée en quatre décennies. A travers <em>Séoul, Vite, Vite !</em>, 25 artistes coréens livrent leur vision – sans concession – de cette cité géante. « <em>Un choc visuel</em> », selon Caroline Carton, coordinatrice artistique de cette exposition dont le nom reprend une expression coréenne. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Celle-ci traduit le dynamisme, mais aussi les doutes d’une société face à une modernisation trop rapide.">Celle-ci traduit le dynamisme, mais aussi les doutes d’une société face à une modernisation trop rapide.</span> Une énergie qui explose au visage du visiteur dès son entrée au Tripostal grâce aux œuvres pop de Choi Jeong Hwa. Conçues avec des objets récupérés à travers le monde, elles évoquent la mythologie et les marchés populaires locaux. Séoul est aussi un bouillon de technologie que restitue U-Ram Choe à travers 10 installations monumentales. Des « <em>créatures mécaniques qui font coexister les machines et la vie</em> », telle cette Light ball composée de 300 phares de voitures. La plasticienne Lee Bul investit quant à elle un espace de 200 m2 avec <em>Civitas Solis II</em>, «<em> une pièce recouverte de miroirs</em> ». Un paysage-installation qui reflète tous les contrastes d’une cité écartelée entre passé et futur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/02/didier-fusillier/">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE DIDIER FUSILLIER</a></p>
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		<title>Didier Fusillier</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 13:54:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi ce thème de la « Renaissance » ? C’est parti d’un sondage, en 2012, qui dévoilait que la France était le plus pessimiste...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Pourquoi ce thème de la « Renaissance » ?</b></p>
<p>C’est parti d’un sondage, en 2012, qui dévoilait que la France était le plus pessimiste de tous les pays développés et que 70% des Français pensaient que leurs enfants vivraient moins bien qu’eux… Avec Martine Aubry, on s’est dit qu’il fallait provoquer un sursaut. Montrer qu’on pouvait être un modèle pour les générations futures… Bref, porter le flambeau.</p>
<p><b>Comment incarner cet esprit ? </b></p>
<p>En s’appuyant sur cinq villes qui ont toutes connu un choc à un moment donné de leur histoire. On a cherché à voir comment elles s’en tiraient – ou pas – et si elles inventaient de nouvelles façons de vivre.</p>
<p><b>Y a-t-il aussi cette volonté de montrer, grâce l’art, que notre société change ?</b></p>
<p>Oui. On vit certainement une époque charnière. Mais lille3000 n’est pas une biennale d’art. Nous n’avons pas cette prétention, ni cette envie. Nous souhaitons surtout confronter un large public à des chocs esthétiques, des visions nouvelles. Qu’entre copains, en famille, on imagine un monde différent pendant trois mois.</p>
<p><b>Un message plutôt optimiste…</b></p>
<p>On en a besoin, surtout dans le Nord ! Parce que là, ça devient lourd&#8230; Je crois qu’il faut qu’on se rende compte qu’on a une chance folle d’habiter en France. On a très envie que les gens se disent, en sortant de « Renaissance » : « <i>la vache, vivre à Lille, c’est génial !</i> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/02/renaissance-lille3000/">A LIRE AUSSI : &#8220;RENAISSANCE&#8221;</a></p>
<div></div>
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		<title>ARTour</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2015 08:15:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>A l’heure où le burn-out est en passe d’être reconnu en France comme une maladie professionnelle, la biennale d’art contemporain de la...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où le burn-out est en passe d’être reconnu en France comme une maladie professionnelle, la biennale d’art contemporain de la Louvière décortique notre rapport au travail. Critique, cynique ou drôle, ce regard porté sur l’<a href="http://www.mons2015.eu/fr/homo-faber-po%C3%A9tiques-et-m%C3%A9caniques-du-travail"><em>Homo Faber</em> </a>se décline en sculptures, installations, illustrations, arts numériques&#8230; Citons l’absurdité désopilante qui transpire des <em><a href="http://www.previeux.net/">Lettres de non-motivation</a></em> que Julien Prévieux adresse à des employeurs, à qui il explique les raisons pour lesquelles il ne postulera pas à l’offre proposée. Plus effrayantes, les machines organiques affamées de Denis Mahin et Michaël Matthys ont réduit les hommes qui les servent à l’état d’esclave. Un travail d’utilité générale !</p>
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		<title>Prise Directe 2</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2015 09:34:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment incarner cette volonté de « théâtre immédiat » ? D’abord, dans la forme. Sur scène, les textes sont lus par des comédiens dans...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/02/02/prise-directe-2/">Prise Directe 2</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Comment incarner cette volonté de «<em> théâtre immédiat</em> » ? D’abord, dans la forme. Sur scène, les textes sont lus par des comédiens dans une mise en scène réalisée en deux jours, donc très épurée : « <em>il y a ainsi moins de barrières avec les spectateurs, qui peuvent être plus facilement touchés</em> », indique Eva Sérusier, chargée de production au sein du <a href="http://www.theatreduprisme.com" target="_blank">Théâtre du Prisme</a>, qui a créé <a href="http://www.theatreduprisme.com/prisedirecte/" target="_blank">ce festival</a> biennal en 2013. Puis, c’est évidemment sur le fond, par le choix des sujets, que « Prise Directe » est percutant. Durant une semaine, dans dix lieux de la métropole lilloise, les thèmes du travail, de la nourriture ou l’adolescence sont convoqués sur le ring. Depuis<a href="http://vimeo.com/105038099" target="_blank"> <em>Bull</em>, de Mike Bartlett</a> (« <em>Deux postes. Trois candidats. C’est vraiment le mauvais moment pour avoir une tâche sur ta chemise</em> ») à<a href="http://www.theatreduprisme.com/prisedirecte/gianina-c%C4%83rbunariu.html" target="_blank"><em> Asparagus</em>, de Gianina Carbunariu</a> (l’histoire d’un Roumain et d’un Anglais dans un supermarché avant sa fermeture, en quête d’aliments soldés), ces voix méconnues, contemporaines «<em> nous parlent du réel,</em> dixit Capucine Lange, co-directrice de cette compagnie née en 1998.<em> Ces auteurs sont en prise directe avec notre monde</em> ». Et risquent de nous envoyer par-dessus les cordes.</p>
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