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	<title>LM magazine &#187; Banksy</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Jaune</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2018 04:20:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bruxelles, commune de Saint- Gilles, par un froid matin de mars. Bonnet vissé sur la tête, petites lunettes rondes et cigarette (qui fait rigoler) au bec, <a href="https://www.art-of-jaune.com/" target="_blank">Jaune</a> nous reçoit dans son vaste atelier, partagé avec un couturier, des vidéastes, un restaurateur de vélos… «<em> Bienvenue dans ma favela ! Bon, ne faites pas attention, c&#8217;est toujours le bazar…</em> ». Logique. Ici, les agents d&#8217;entretien se la coulent douce, trop occupés à cloper ou picoler, à jouer aux quilles avec des pneus ou se bastonner façon village gaulois dans <em>Astérix</em>. À sa décharge, cette bande de fainéants assure depuis 2011 un joli succès à notre hôte. L&#8217;artiste belge s&#8217;est rendu célèbre en envahissant les rues de la planète avec ses &#8220;p&#8217;tits gars&#8221; de 35 cm de haut. <img class="alignright size-medium wp-image-84005" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/dscf0485-copie-300x200.jpg" alt="Stavanger, Norvège, 2016" width="300" height="200" />Ses discrètes mises en scène ou grandes fresques sont visibles des Etats-Unis à l&#8217;Ecosse, en passant par l&#8217;Italie, le Portugal et, surtout… Ostende. «<em> Oui, c&#8217;est sans doute la ville où on trouve le plus de mes créations, grâce au festival <a href="http://www.thecrystalship.org/site/fr/" target="_blank">The Chrystal Ship</a> dont je suis un peu la mascotte</em> ». Ses pochoirs représentent essentiellement des éboueurs, héros de scénarios barrés, et franchement hilarants : ici planqués derrière un mur et armés de battes de baseball, là s&#8217;oubliant discrètement sur le bord d&#8217;une fenêtre – oui, c&#8217;est du propre !</p>
<p><strong>Hommes invisibles </strong></p>
<p>Comment Jonathan Pauwels a-t-il eu cette brillante idée ? De sa propre expérience. « <em>Durant mes études de graphisme à Saint-Luc, je travaillais en parallèle comme balayeur à Bruxelles. J&#8217;ai découvert la condition de ces ouvriers, </em>raconte le trentenaire (qui doit son blase à un ami grenoblois incapable de prononcer &#8220;John&#8221; correctement)<em>. Ils ont beau être habillés en fluo, ils sont invisibles, personne ne les calcule alors que sans eux on croulerait sous nos propres déchets ! Je me suis vite rendu compte du poids métaphorique de ce personnage</em> ». S&#8217;agit-il de rendre hommage à ces travailleurs de l&#8217;ombre ? «<em>Oui, mais chez moi, ils ne bossent pas ! <span class="has-pullquote" data-pullquote="Quitte à faire partie du décor, autant en profiter pour déconner, non ? Tout le décalage vient de là : ils sont supposés nettoyer le monde mais provoquent le chaos.">Quitte à faire partie du décor, autant en profiter pour déconner, non ? Tout le décalage vient de là : ils sont supposés nettoyer le monde mais provoquent le chaos.</span> Dans le même genre, j&#8217;ai aussi dessiné des policiers ouvrant des bières avec leurs flingues, des militaires armés de pistolets à eau. Et si je devais réaliser une série sur les pompiers, ils provoqueraient des incendies pour allumer un barbecue, voyez ?</em> ». Parfaitement. Voilà une belle ode au désordre, à l&#8217;oisiveté « <em>et même une glorification de la paresse, dans un monde où il faut toujours produire plus</em> ».</p>
<p><strong>Jeux de mots</strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-84014" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/04/n7hd-bis-300x300.jpg" alt="(c) Jaune" width="300" height="300" />Concrètement, Jaune utilise une technique semblable à celle de <a href="http://banksy.co.uk/" target="_blank">Banksy</a>, qui l&#8217;a beaucoup influencé. Ses pochoirs sont conçus d&#8217;après photos (de ses potes ou de véritables agents, car «<em> il y en a toujours un en train de glander</em> »), puis dessinés à la tablette graphique avant d&#8217;être imprimés et découpés. Le Bruxellois a ainsi façonné près de 150 personnages, figés dans des postures précises. « <em>Je considère mon travail comme un exercice d&#8217;écriture. Chacun de ces bonshommes est un mot, adoptant une position unique. Je les ai classés en plusieurs catégories : il y a ceux qui se battent, picolent, transportent des choses, ceux qui interagissent avec la ville, escaladent, sautent… Il y a des tas de combinaisons possibles. Je parviens à raconter beaucoup d&#8217;histoires avec un vocabulaire restreint</em> ». Le Belge a aussi créé moult éléments de décors (des bancs, des poteaux électriques, des arrêts de bus…) mais laisse libre cours à son imagination en jouant avec le mobilier urbain : gouttières, transformateurs ou plaques d&#8217;égout… tout est bon pour s&#8217;amuser ! Question petit mec impertinent, le Manneken-Pis peut aller se rhabiller –<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/04/01/garderobe-mannekenpis/" target="_blank"> ce qu&#8217;il fait souvent d&#8217;ailleurs…</a></p>
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		<title>Street Generation(s)</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 01:00:29 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Poussant les portes des 1 500 m2 de la Halle B de l’ancienne usine textile, le visiteur entre dans une ville-musée. Le parcours de <em>Street Generation(s)</em> a été conçu comme une mégalopole à échelle réduite, avec des hauteurs de mur différentes. 150 oeuvres y sont disposées chronologiquement. On trouve-là des pièces légendaires (signées JR, Obey, Banksy, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/04/jonone-2/" target="_blank">JonOne</a>…) mais aussi des photos, vidéos et des créations in situ (Jef Aerosol, Sten Lex, Vhils&#8230;). A la faveur de ce labyrinthe, on appréhende ce nouveau pan de l’histoire de l’art, découvrant un large éventail de styles et de techniques – bombe, pochoir, collage… <em>« Il s’agit de montrer comment les générations se sont succédé, reprenant les codes des précédentes pour les réinventer »</em>, détaille Jean-Christophe Levassor, directeur de la Condition Publique. Très complète, l’exposition déborde jusque dans le quartier du Pile, dont les briques rouges se parent de graffs d’artistes internationaux, telle cette grande fresque géométrique du Londonien Remi Rough. <em>« Après l’exposition, je souhaite poursuivre ce travail</em>, annonce Jean-Christophe. <em>Il s’agit d’investir le quartier avec l’art, de le transformer en musée à ciel ouvert »</em>. On re(fait) le mur ?</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=69422&amp;preview=true" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE MAGDA DANYSZ</a></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-69448" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/03/portrait_magda-danysz_vhils_cceline-barrere1-200x300.jpg" alt="portrait_Magda-Danysz_vhils_(c)Celine-Barrère" width="200" height="300" /></p>
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		<title>Magda Danysz</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 00:45:17 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Où et quand ce mouvement est-il né ?</strong> à Philadelphie, à la fin des années 1960. L’Histoire s’écrivant avec ceux qui parlent le plus fort, on ne retient que certains noms. Cornbread clame ainsi qu’il est le premier tagueur. Il inscrivait son nom un peu partout, au départ pour impressionner une fille. Certains ont pris cela pour un jeu et c’est devenu viral ! Mais cette première manifestation est vite retombée, morte dans l’oeuf.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce que le réseau des transports en commun n’était pas assez développé à Philadelphie. Or il stimule l’émulation, indispensable dans ce domaine. On aurait pu en rester là, mais le mouvement est réapparu au tournant des années 1970, pas très loin, à New York. Notamment grâce à un coursier nommé Taki. Son métier lui permettant de sortir régulièrement de son quartier (Washington Heights), il en profita pour recouvrir toute la ville de sa signature, asticotant les jeunes des autres cités. Le métro ici incontournable, prend toute son importance car l<span class="has-pullquote" data-pullquote="Les jeunes s’envoyaient des messages par rames interposées, du Bronx à Harlem">es jeunes s’envoyaient des messages par rames interposées, du Bronx à Harlem</span>. En un an, celles-ci furent recouvertes du sol au plafond !</p>
<p><strong>Les premières manifestations du street art se résument-elles à des signatures ?</strong> Oui, le pseudo de l’auteur et, accolé, le numéro de sa rue. En l’occurrence 183 pour Taki. Il y avait très peu de couleurs. Les bombes aérosols, à l’époque, étaient rudimentaires.</p>
<p><strong> Peut-on parler d’art à ce moment-là ?</strong> Non, plutôt d’écriture, on parle de &#8220;writing&#8221;, pas de tag ni de graffiti. Notons d’ailleurs que tous les protagonistes détestent le terme &#8220;street art&#8221;. Celui-ci est apparu en 2007 et a été inventé par les maisons de ventes aux enchères, qui devaient bien mettre quelque chose sur leur catalogue !</p>
<div id="attachment_69426" style="width: 406px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-69426" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/03/14-streetgenerations-dondi-white-pre-altered-states-spray-paint-on-canvas-180x185cm-1984-collection-henk-pijnenburg-jigsaw-laconditionpublique-1024x986.jpg" alt="Dondi White - Pre Altered States, Spray Paint on canvas, 180x185cm, 1984 - collection Henk Pijnenburg" width="396" height="382" /><p class="wp-caption-text">Dondi White &#8211; Pre Altered States, Spray Paint on canvas, 180x185cm, 1984 &#8211; collection Henk Pijnenburg</p></div>
<p><strong>Quand commence-t-on à s’éloigner de la &#8220;simple&#8221; écriture ?</strong> Entre 1971 et 1972, certains regrettent que devant un tel empilement, on ne distingue plus leur signature. Un type, Stay High, décide alors d’appliquer un fond de couleur sous son blaze, pour se démarquer. C’est la première évolution. Il est aussi l’un des premiers à ajouter des ornements : une main tenant une cigarette fumante, et crée même un personnage : la silhouette de la série <em>Le Saint.</em> Les choses s’enchaînent ensuite à toute vitesse. On va toujours plus loin et plus haut ! En 1972, sous l’impulsion de Phase 2, les lettres deviennent des contours que l’on remplit : c’est l’apparition du lettrage.</p>
<p><strong>Le graffiti succède-t-il au tag à ce moment-là ?</strong> Exactement ! Mais ces mots sont apparus 10 ans plus tard. Le terme employé était alors &#8220;style writing&#8221; : on passe de l’écriture au style. La dimension artistique apparaît à cet instant, avec l’arrivée du graff.</p>
<p><strong>Qui sont les pères fondateurs ?</strong> Ils sont nés entre 1955 et 1958. Citons Seen, «the godfather of graffiti ». Il a inventé des formes d’écriture avec lesquelles les jeunes se font encore la main. Il y a aussi Quik qui, très tôt, délivraient des messages. Il dénonce la situation des noirs dans une Amérique profondément ségrégationniste. Il a ainsi reproduit Hitler à côté d’un membre du Ku Klux Klan sur tout un wagon, assimilant l’Amérique au nazisme ! Il était aussi anti-pub. Celle imposée dans le métro, véhiculant l’image d’une Amérique blanche avec femme au foyer et ce consumérisme à la sauce des années 1950…</p>
<p><strong>Quels en sont les codes ?</strong> Ils se résument ainsi : &#8221; first you have to learn your ABC, and then find your style&#8221;. On apprend d&#8217;abord son lettrage, avant de trouver son style et dépasser le voisin ou son maître. De même que les peintres classiques apprenaient à mélanger les couleurs, réaliser des fonds&#8230; c&#8217;est d&#8217;abord beaucoup de technique. Celui qui copie les autres est considéré comme un &#8220;toy&#8221;. Il y a des règles strictes depuis le début, c&#8217;est très codé. On est loin de l&#8217;anarchie, du vandalisme auxquels certains essaient de réduire ce mouvement.</p>
<div id="attachment_69428" style="width: 430px" class="wp-caption alignright"><img class=" wp-image-69428" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/03/3-streetgenerations-1980s-quik-courtesy-of-the-artist-and-magda-danysz-2-jigsaw-laconditionpublique-786x1024.jpg" alt="Quik - 1980s - courtesy of the artist and Magda Danysz" width="420" height="547" /><p class="wp-caption-text">Quik &#8211; 1980s &#8211; courtesy of the artist and Magda<br />Danysz</p></div>
<p><strong>Quand le mouvement est-il sorti de New York pour inonder la planète ?</strong> On le date très précisément : 1983. En été, car la population se passionnant pour ce mouvement est jeune, scolarisée. Ceux qui parvenaient à se payer le voyage pour New York se sont pris une claque. Ce fut le cas pour Bando ou Jef Aerosol, alors étudiant en art. L’arrivée de Futura en Europe a aussi été déterminante. Il fut invité sur la tournée des Clash en France, pour concevoir le fond de scène – une pièce visible à la Condition Publique. Cela a été une révolution visuelle pour beaucoup. Mogador, 1981, reste une date marquante.</p>
<p><strong>Quand est-il entré dans les musées ?</strong> Dès le début des années 1980, il y eut de grandes expositions comme<em> New-York, New Wave</em>, rassemblant les fondateurs tels Quik, Futura&#8230; et de grands noms de l&#8217;art contemporain. Des gens comme Keith Haring les suivaient dans la rue et puis des people, comme Madonna, collectionnaient leurs œuvres&#8230; Un artiste comme Crash, qui réalise un mur pour la Condition Publique à l&#8217;occasion de cette expo, fut hyper-important, car invité très tôt dans les galeries et musées.</p>
<p><strong>Le street art nourrit-il un lien privilégié avec le hip-hop ?</strong> C’est une image d’Epinal, renvoyant à un moment précis : à la fin des années 1970, le graffiti a été théorisé par Afrika Bambaataa comme le quatrième pilier du hip-hop. Pour autant, dans les années 1960, le hip-hop n’existait pas, les tagueurs ont indifféremment écouté du rock, du punk et du rap.</p>
<p><strong>On note aussi une culture du secret, de l’anonymat…</strong> Oui, elle est liée à la transgression. Le tag et le graff sont très réprimandés, les peines encourues lourdes. à Los Angeles, si vous portez des bombes de peinture dans votre sac, vous êtes déjà en infraction. Dans les années 1990, certains artistes comme Space Invader et plus tard <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/02/01/banksy-2/" target="_blank">Banksy</a>, théorisent l’anonymat. Ils posent une question : « qu’est-ce qui compte ? Le nom ou le message ? ». Banksy dit : « je n’importe pas », dénonçant la mainmise de la signature, de la marque.</p>
<div id="attachment_69427" style="width: 495px" class="wp-caption alignright"><img class=" wp-image-69427" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/03/19-streetgenerations-jefaerosol_chuuuttt_2011-courtesy-galerie-magda-danysz-jigsaw-laconditionpublique-768x1024.jpg" alt="Jef Aerosol - Chuuuttt!!!, 2011 - courtesy galerie Magda Danysz" width="485" height="647" /><p class="wp-caption-text">Jef Aerosol &#8211; Chuuuttt!!!, 2011 &#8211; courtesy galerie Magda Danysz</p></div>
<p><strong>L’avènement du message dans les années 1990 constitue-t-il une deuxième évolution ?</strong> Oui, pour moi le symbole de ce virage reste Obey, avec ce célèbre visage appelant à la &#8220;désobéissance visuelle&#8221;. Au début, les autres graffeurs l’insultaient, il est plutôt issu de la culture du skate. Mais, il s’est rapidement imposé en recouvrant les espaces publicitaires d’immenses affiches. En cela, il est complètement en phase avec Quik. On note l’apparition du message, donc, mais aussi de nouvelles formes.</p>
<p><strong>Comment ?</strong> A cause du contexte répressif. En étant pourchassés, les artistes privilégient certaines pratiques. Le pochoir notamment permet de gagner en rapidité et réduit les risques d’interpellation. D’un autre côté, le collage est moins réprimandé car il cause desdégâts moindres dans l’espace public. Finalement cette répression pousse les artistes à se surpasser.</p>
<p><strong>Banksy reste le plus célèbre&#8230;</strong> Oui, sa démarche est intéressante car il replace le pochoir sur le devant de la scène. D&#8217;ailleurs on peut pousser un cocorico car cette technique est française. Elle est née lors de mai 68, initiée par les profs des beaux-arts qui incitaient leurs élèves à couvrir les rues de messages. Banksy a remis à l&#8217;ordre du jour de veilles pratiques, donné un coup de projecteur à des artistes comme Jef Aerosol et participé à la reconnaissance du mouvement.</p>
<p><strong>Qu’en est-il des pratiques actuelles ?</strong> L’invention est permanente. à l’image du Portugais Vhils, âgé de 30 ans, qui s’attaque directement au support. Il travaille les murs au marteau- piqueur pour les &#8220;faire parler&#8221;, ou grave dans des &#8220;croûtes&#8221;, des accumulations d’affiches pour révéler des visages. C’est drôle car à l’origine le terme graffiti signifie : « inciser le mur »…</p>
<p>___________________________</p>
<p><strong>A lire :</strong> <em>Anthologie du street art</em>, Magda Danysz (éditions Alternatives, chez Gallimard), 288 p., 30 €,<a href="http://www.editionsalternatives.com" target="_blank"> www.editionsalternatives.com</a></p>
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		<title>Banksy</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2017 00:50:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>The Art of Banksy n&#8217;échappe pas à la contradiction qui entoure son sujet. Tout au moins dans la forme. Les œuvres de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>The Art of Banksy</em> n&#8217;échappe pas à la contradiction qui entoure son sujet. Tout au moins dans la forme. Les œuvres de notre &#8220;artiviste&#8221; millionnaire sont en effet accrochées au second étage du <a href="http://stadsfeestzaal.com/" target="_blank">Shopping Stadsfeestzaal</a>, soit… un vaste centre commercial. Du genre clinquant. Imaginez : une quarantaine de boutiques lovées dans un espace de 20 000 m2 avec parquet en chêne et verrière dorée. Notons aussi le prix du ticket d&#8217;entrée, flirtant avec les 20 euros. Faute de goût ? Provocation ? Ce policier anglais nous accueillant dès la première salle avec un doigt d&#8217;honneur (<em>Rude Copper</em>, sa première vente, en 2002) pourrait constituer un début de réponse&#8230; <em>« Chacun se fera sa propre opinion, mais notre but reste de toucher le plus de personnes possible et l’endroit, de par sa surface, est idéal »</em> répond Chris Ford, proche collaborateur du commissaire, Steve Lazarides. A la décharge de Banksy, l&#8217;exposition n&#8217;est pas organisée avec son consentement. C&#8217;est bien son ex-agent qui en est l’initiateur. Le galeriste anglais a rassemblé plus de 80 œuvres (pièces imprimées, peintures, sculptures, photos&#8230;) issues de sa collection et d&#8217;autres, privées. Elles datent principalement du début du millénaire. Leur collaboration s&#8217;étant achevée en 2007, cette rétrospective reste donc incomplète, mais pas dénuée d&#8217;intérêt. Au contraire ! Elle révèle les multiples facettes d&#8217;un artiste en tout cas fascinant. A commencer par cet esprit sarcastique, cet humour <em>so british</em> constituant sa marque de fabrique, entre jeux de mots et détournements d&#8217;images.</p>
<p><img class="  wp-image-66709 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/01/xpo_banksy5julien-damien_lm126-1024x683.jpg" alt="Napalm ©Julien-Damien" width="863" height="576" /></p>
<p><strong>Ronald et Mickey</strong></p>
<p>Dans le monde revu et corrigé par Banksy, des gamins s’ébattent gaiement avec des gilets pare-balles, un émeutier balance un bouquet de fleurs tel un cocktail Molotov, des femmes prostrées pleurent la fin des soldes comme la perte d&#8217;un enfant. <em>Napalm</em>, sans doute l&#8217;une de ses créations la plus « choc », met en scène Kim Phuc, cette fillette prise en photo durant la guerre du Vietnam, nue et hurlant de douleur. Ici, elle tient la main de Ronald McDonald et de Mickey Mouse, dézinguant dans un même geste la société de consommation et la politique étrangère de l&#8217;oncle Sam. Bref, le plus illustre des inconnus n’épargne aucun sujet de société, du consumérisme aux médias en passant par la finance, la monarchie anglaise – pauvre Reine d&#8217;Angleterre, affublée d’une tête de singe&#8230; <em>« Selon moi, il est apprécié parce qu’il distille une idée, une émotion de façon très succincte, en une image. Vous pouvez montrer </em>La Petite fille au ballon rouge<em> en Chine ou à Londres, les gens comprendront toujours. Son langage est universel », </em>soutient Chris Ford.</p>
<p><img class="  wp-image-66710 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/01/xpo_banksy_media-canvas-1024x762.jpg" alt="Media Canvas" width="875" height="651" /></p>
<p><strong>Câlins </strong></p>
<p>Si l&#8217;accrochage présente des créations iconiques (cette succession de portraits warholiens de Kate Moss) d&#8217;autres demeurent plus rares. <em>« Certaines proviennent de l’exposition</em> Barely Legal<em> qui s&#8217;était tenue en 2006 à Los Angeles »</em>. Citons <em>Media</em>, gigantesque peinture acrylique représentant une fillette mise en scène au milieu des décombres, mitraillée par un photographe et une équipe de télé, dénonçant la <em>« pornographie de la guerre… »</em>. On découvre également un pan plus méconnu de son travail. Comme cette sculpture s’emparant de la ballerine de Degas, l’affublant d&#8217;un masque à gaz, accessoire contemporain de nos sociétés polluées, ou cette huile sur toile dans le style Renaissance, représentant une madone tenant un bébé ceinturé d&#8217;explosifs : <em>Even a Suicide Bomber Need a Hug</em> &#8211; &#8220;même un kamikaze a besoin d&#8217;un câlin&#8221;. <em>« Les gens connaissent bien son art urbain, mais je pense que cette expo permettra aux visiteurs d’avoir un aperçu de son travail en studio, plus confidentiel, et seront étonnés de ses capacités techniques</em>, assure Chris Ford. <em>Certaines pièces appartiennent à des collections privées depuis plus de dix ans et n’avaient jamais été montrées »</em>. Tel ce tableau représentant un Christ crucifié, tenant à bout de bras des sacs de course. C&#8217;est sur cette critique du consumérisme que le visiteur quitte l&#8217;exposition&#8230; pour se retrouver illico sous les dorures du temple de la consommation anversois. Faites le mur, qu’il disait !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/a0b90YppquE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Street art</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Nov 2014 15:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Banksy]]></category>
		<category><![CDATA[Blek le rat]]></category>
		<category><![CDATA[Graffiti]]></category>
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		<category><![CDATA[Shepard Fairey]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où les œuvres de Banksy sont découpées à même les murs et revendues à prix d’or sur Internet, voici  un livre qui dresse un panorama du street art. Didactique, l&#8217;ouvrage pose les bases en citant ceux qui ont fait les beaux jours du mouvement.  Des jalons nécessaires, du graff politique aux fresques ornementales, des pochoirs du pionnier Blek le rat (les années 1980) jusqu’aux coups de maître médiatisés du susnommé Banksy (très présent dans l’ouvrage) en passant par les affiches de Shepard Fairey (<i>Obey Giant</i>). Une large place est accordée aux productions actuelles, et anonymes pour la plupart. On parcourt alors les villes du monde les plus représentatives : les rues de São Paulo, Santiago du Chili ou Melbourne (où des visites guidées sont organisées pour se retrouver au pied des -plus beaux- murs…) et Londres toujours. Plus intéressant, un détour par l’Asie, où à l’instar de la Chine, l&#8217;espace urbain devient véritable terrain d’expression. Sans excès d&#8217;érudition, ce recueil rend justice aux œuvres par la qualité de ses illustrations. On tient ici une (sage) encyclopédie qui encapsule les maîtres du genre sans négliger la jeune garde. Pour ceux qui auraient raté le coche et voudraient faire le mur !</p>
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