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	<title>LM magazine &#187; 100% Lisbeth Gruwez</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Lisbeth Gruwez</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2014 23:00:00 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence avec Jan Fabre. À 18 ans, Lisbeth est déterminée à travailler avec lui, et personne d’autre. À peine sortie de l’Institut de ballet d’Anvers elle débarque donc dans son bureau pour qu’il l’engage. Mais le sulfureux artiste lui demande de revenir lorsqu’elle aura fait ses premières armes. Le prenant au mot, quatre ans plus tard (après un cycle de formation dispensé par Anne Teresa De Keersmaeker et un passage chez Wim Vandekeybus), elle passe l’audition pour <em>As long as the world needs a warrior’s soul</em> et insiste : « <em>tu m’as demandé de rappliquer et je suis là, tu ne peux pas me refuser, c’est impossible, il faut que je reste. Il a bien rigolé et il a dit ok</em>. » se souvient Lisbeth.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ça baigne dans l’huile.</strong></span> Ce coup de force débouche sur une fructueuse collaboration. Aux côtés de Fabre, elle apprend à canaliser son énergie, à dépasser ses limites. Jusqu’au paroxysme en 2004, lorsque son « grand maître » lui taille un solo sur mesure (<em>Quando l’uomo principale è una donna</em>), « <em>un cadeau magnifique !</em> ». Sur un lac d’huile d’olive, la danseuse joue de son corps, interrogeant les catégories de genres masculin-féminin. La force de cette performance résidait dans ces perpétuels glissements d’un sexe à l’autre, la danseuse se transformait en un être hermaphrodite, un ange asexué.</p>
<p><span class="has-pullquote" data-pullquote="« Contrôler l’incontrôlable et en tirer une danse parfaitement sculptée »"> </span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Tailler dans le vif.</strong></span> Cette expérience lui a donné envie d’écrire. «<em> Ça se battait en moi, j’avais envie d’aller plus loin, de trancher dans la danse, d’enlever tous les mouvements non-nécessaires</em> ». Alors elle se lance en 2006 avec sa propre compagnie, Voetvolk, (« L’infanterie ») désignant  «<em> ceux qui font la guerre à pieds et jettent leur corps dans la bataille</em> ». <em>À travers nos créations, il s’agit de </em><em>contrôler l’incontrôlable, comme la chute, le sentiment de danger ou l’extase, et en tirer une danse parfaitement sculptée</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/me4Oci8zl_Q" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Extases</strong></span>. Dans sa dernière pièce, <em>AH/HA</em>, Lisbeth dissèque le fou rire en compagnie -pour la première fois- de plusieurs danseurs: « <em>Le rire c’est contagieux, comme un virus</em> ». Ensemble ils libèrent une palette d’expressions depuis la franche rigolade jusqu’au grotesque monstrueux, « <em>du sourire discret de Mona Lisa jusqu’au cri horrifique de Munch !</em> ». Elle présente aussi <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/reperage/december-dance-lisbeth-gruwez-dances-bob-dylan-lisbeth-gruwez-et-maarten-van-cauwenberghe/" target="_blank"><em>Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan</em></a>, comme une invitation à une seconde partie de soirée, « <em>vous savez, ce moment où les gens traînent une bière à la main et matent le dernier concert. J’aimerais que ce soit un peu libre et rock’n’roll</em> » confie-t-elle dans un sourire. La sélection qu’elle a concoctée pour l’occasion est à son image : brute de décoffrage. De la danse « <em>in your face</em>».<br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/141649554?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="500" height="281" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/141649554">Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan Trailer</a> from <a href="https://vimeo.com/user7405239">KVS</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A lire aussi dans le cadre du <em>100% Lisbeth Gruwez</em> : Interview de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/31/drugs-kept-alive/" target="_blank"><strong>Antony Rizzi</strong> </a>, <em>Drugs kept me alive</em> et <strong><em><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/31/chicks-money-nothing-free-het-kip-kopergietery/" target="_blank">Chicks for money and nothing for free </a></em></strong>, par la compagnie<em> </em>Het KIP &amp; Kopergietery</p>
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		<title>Drugs kept me alive</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2014 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[100% Lisbeth Gruwez]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Rizzi]]></category>
		<category><![CDATA[Jan Fabre]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; Comment avez-vous rencontré Jan Fabre ? J’avais 27 ans et je travaillais aux Ballets de Francfort. J’ai passé une audition pour...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment avez-vous rencontré Jan Fabre ?</strong> J’avais 27 ans et je travaillais aux Ballets de Francfort. J’ai passé une audition pour lui sans savoir qui c’était. À l’époque, je n’avais plus envie de danser, je pensais avoir atteint une sorte de palier. Cette rencontre a tout changé. Elle a redéfini mon approche de la danse, mon engagement… tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment vous a-t-il présenté ce projet ?</strong> Je suis arrivé le premier jour sans savoir ce qu’on allait faire. Il a commencé à me poser des questions sur les médicaments que j’ingurgitais, si j’avais expérimenté certaines drogues. Il m’a questionné sur mes rêves et mes désirs. Sur la façon dont je vivais, ma réaction quand j’ai appris ma séropositivité. À partir de mes réponses, il a écrit un texte, le monologue qui est au cœur du spectacle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé ?</strong> Le premier défi, était d’apprendre les 20 pages de texte, moi qui ne suis pas comédien. J’y parle de l’usage des substances à avaler pour rester en vie, de leur effet sur mon corps. Le texte et nos discussions ont spontanément généré des mouvements.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De quoi parle la pièce ?</strong> D’un combat. Dans le spectacle je passe par des hauts et des bas, de l’enfer au paradis, tout le temps, comme dans la vie. Dès lors, j’ai appris à composer avec l’enfer mais aussi à vivre avec mes faiblesses et transformer le négatif en positif.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une révélation en quelque sorte ?</strong> Oui. Car il s’agit aussi de se sauver en s’empoisonnant ! Les substances chimiques que j’avale sont le poison nécessaire pour continuer à vivre*.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* en anglais « <em>drugs</em> » désigne à la fois le médicament et la drogue. Dans la pièce les deux côtés du mot sont explorés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Programmé dans le cadre de la carte blanche <em>100% Lisbeth Gruwez</em>. A lire aussi  le portrait de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/31/lisbeth-gruwez/" target="_blank"><strong>Lisbeth Gruwez</strong></a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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