Eugène Leroy en miroir / Histoires d’onde, histoires d’eau
En janvier 1927, un jeune homme de 17 ans gratte et dessine à la mine de plomb son autoportrait « dans une vitre », ce dessin dans lequel il y a selon son professeur « une promesse » devient pour cet artiste, Eugène Leroy, la figure initiale, primordiale et fondatrice de l’ensemble de son œuvre.
Au travers de la vitre, dans le reflet d’un miroir, dans le scintillement de la rosée ou de la pluie, la réverbération de la neige, l’irisation d’un marécage, ou l’éclat de la mer, Eugène Leroy n’aura eu de cesse d’essayer de « toucher » cette lumière toujours mouvante et à jamais capricieuse.
L’exposition Histoires d’ondes, histoires d’eau, pose un regard resserré sur un « écho » thématique dans l’œuvre d’Eugène Leroy. En effet, le reflet, le contre-jour, le miroir sont des éléments constants dans sa recherche de « lumière ». Histoires d’ondes, histoires d’eau se veut une déambulation, une promenade sensorielle qui part de la mer, miroir sans limite, en passant par le paysage humide, mouillé, imprégné comme le marécage ou le « delta » du fond du jardin, jusqu’à la fenêtre, la vitre ou le miroir qui paradoxalement par le contre-jour chargent et altèrent l’image de sa figuration.
Le miroitement mouvant, le reflet et l’altérité de la vitre sont aussi des composantes de la réflexion d’artistes plus anciens ou actuels. Ainsi l’expérience de la peinture d’Eugène Leroy est augmentée par les œuvres de Anaïs Boudot, Thierry Kuntzel, Chistine Felten et Véronique Massinger, Marc Trivier, Antoine Petitprez…
Histoires d’ondes, histoires d’eau se construit à partir des collections du MUba Eugène Leroy I Tourcoing, et en particulier la Donation Eugène-Jean et Jean-Jacques Leroy enrichie par des prêts exceptionnels d’institutions publiques françaises et étrangères, et de collections privées.
L’exposition comporte trois expériences : L’Homme et la mer, Paysages mouillés, la rosée, les marais, et Fenêtre, vitre et miroir.


