Tourcoing Jazz Festival 2026
40 nuances de rythmes
Quarante ans, ça se fête. Alors, le Tourcoing Jazz Festival a vu les choses en grand. Comme toujours, l’événement cultive deux maîtres mots particulièrement bien taillés pour cette édition : fidélité et diversité
En 1986, l’ambition première de ce festival était d’offrir à Tourcoing un programme exigeant, curieux, surtout pas figé. La première décennie vit défiler, entre autres, Herbie Hancock, Art Blakey, McCoy Tyner, Dizzy Gillespie, Michel Portal, James Brown, Dr Feelgood. Le ton était donné et la barre, placée haut. Le festival a toujours conservé cet esprit, et ce n’est pas un hasard si cette année, les artistes habitués, voire familiers de l’événement répondent une nouvelle fois présents : citons Kenny Garrett, légende du saxophone passée par l’orchestre de Duke Ellington puis les Jazz Messengers d’Art Blakey avant de rejoindre Miles Davis. Sans oublier l’éclectique Yael Naim en ouverture, le faux-dilettante Thomas Dutronc ou Chassol et ses harmonisations du réel.
En toutes notes
Diversité des sons et des genres, mais aussi des générations. On ne manquerait pour rien au monde les fers de lance de la scène jazz actuelle tel Émile Parisien, qui présente son nouveau projet Floating (mêlant son saxophone au piano de Yaron Herman et des tablas de Prabhu Edouard), juste avant le set de l’accordéoniste Vincent Peirani. Ce ne sont là que quelques-uns des incontournables d’une affiche riche en découvertes et retrouvailles. Accueillant une centaine d’artistes dans toute la ville durant une semaine, le TJF fête dignement ses 40 ans – on n’ose pas imaginer ce qu’il nous réserve pour le centenaire.



