Le Grand Bleu
Place aux jeunes
Aux Bois-Blancs, Le Grand Bleu ouvre une saison qui mise sur la création, l’échange et l’adresse aux nouvelles générations. Ici, l’enfance et l’adolescence n’ont droit ni aux formes au rabais ni aux spectacles sous cloche : place à l’excellence et au partage.
Depuis plus de quarante ans, ce théâtre de 220 à 250 places creuse le même sillon : offrir aux plus jeunes la même exigence artistique qu’aux adultes. « Petit spectateur, petite ambition, petits moyens » : c’est justement cet adage que combat son directeur, Grégory Vandaële, convaincu que les enfants « méritent aussi le meilleur ». Une conviction payante puisque la saison passée, la salle affichait 95 % de remplissage — la preuve, glisse-t-il, que « le projet rencontre son public ». Ce début de saison ne déroge pas à la règle et joue avec les imaginaires. Sur une île menacée par les vagues de plastique, Lucienne Eden embarque petits et grands dans une fable écologique et fantastique. Puis vient l’heure des frissons : pour Halloween, la Nuit de l’horreur transforme le théâtre en machine à frayeurs, avec une caravane où seize spectateurs viennent affronter leurs peurs, avant un ciné-concert qui réenchante le King Kong de 1933. En novembre, le regard se tourne vers l’adolescence. Entre danse, théâtre et musique noise, Out of Hands écoute une jeunesse électrique et sans filtre. Puis huit jeunes danseurs prennent le plateau dans [Les 2010], portrait chorégraphique d’une génération qui cherche encore ses repères. Et la saison ne fait que commencer !



