Home Musique Kings of Convenience

Déclaration d'Indépendance

 © Salvo Alibrio

Radiohead a toujours refusé de jouer son hymne Creep sur scène. Quel toupet. Que dire alors d’un groupe qui annonce une tournée faisant volontairement l’impasse sur tous ses tubes ? Les Kings of Convenience ont, en 20 ans, amassé suffisamment d’amour pour se permettre ce B-Sides Tour. Leur véritable hit, c’est la tendresse.

Avec sa dégaine de Bill Gates, il n’était pas écrit qu’Erlend Øye devienne une bête de scène. De la même façon, les miniatures folk du magnifique Quiet is the New Loud, premier album de Kings of Convenience en 2001, auraient pu rester confidentielles et contenter quelques disciples du hygge à Bergen, sa ville d’origine. Mais voilà, ce grand échalas cultive un goût pour l’ailleurs et ses voyages ont renouvelé son approche esthétique. Égérie house pour le producteur allemand Phonique et ses compatriotes Röyksopp, inspirateur du grand secret de l’indie pop The Whitest Boy Alive, curateur de l’une des meilleures références de la série de mix DJ Kicks, cantautore de sérénades à Syracuse ou de reggae à Reykjavik… le Norvégien a tout vécu avec sa musique. Dans cette malle pleine de souvenirs, Kings of Convenience est le costume qu’il ressort toujours. Avec un attelage léger (lui, Eirik Glambek Bøe et deux guitares) Erlend joue où il veut : dans des jolies villes, de belles salles… Et malgré cette promesse de ne pas interpréter les ballades folk et comptines pop les plus attendues, cela affiche complet partout. Loin de la frénésie, des Zénith et du spectaculaire à tout prix. Et si c’était ça, le modèle d’avenir ?

Mathieu Dauchy / Photo : © Salvo Alibrio
Concert(s)
Kings of Convenience
Gand, De Vooruit
16.04.2025 à 20h00Complet !
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