Alban Lefranc
Dis-moi qui tu hantes
Éditions VerticalesAu croisement des voix s’esquisse un portrait. Celui d’un écrivain fictif, dont l’œuvre semble maigre, et la déchéance cruelle. Julien Mana a été saisi par l’écriture, et pour un temps sauvé. Quand il est retrouvé mort dans un troquet parisien, chacun se souvient de l’effet que sa rencontre a eu sur sa propre vie. Histoires d’amour, de dépendance. Distance et oubli. Le procédé rappellera le Citizen Kane d’Orson Welles. Mana était-il bon écrivain ? Peut-être n’a-t-il été effleuré que par une promesse, trop prompt à se couler dans l’excès et le manque. Alcool, psychiatrie… Le ratage est trop spectaculaire. Mais la belle idée aura été de donner chair à l’un de ces noms s’accumulant dans les bacs de soldes, avant passage au pilon.
180p., 20€



