Raphaël Meltz
Après
Le TripodeLucas, père de famille, expérimente “l’après-vie”. À la suite d’un accident de vélo mortel, le voilà spectateur du vide créé par son absence. Il suit alors sa famille durant cette période de deuil, observant leur tristesse, leur colère. Et tente de graver en lui la voix de ses proches, leurs odeurs, leur visage, avant que ses sens ne se dissipent… Qu’y a-t-il après la mort ? Vaste question à laquelle s’attaque Raphaël Meltz. Il y répond en mettant en scène une disparition progressive. À travers des phrases démesurées, le temps s’étire et, avec lui, nous perdons à chaque chapitre un peu plus de Lucas, de sa présence. Grâce à ce procédé astucieux, l’auteur traduit l’effacement inéluctable de l’être, suggérant que la mort n’est peut-être pas une fin…
144 p., 16 €



