Joli joli
Faux accords
Une comédie musicale se déroulant à la fin des années 1970, sur fond de tournage et d’histoire d’amour impossible. Un compositeur qui a fait ses preuves, un casting cinq étoiles avec Clara Luciani pour son premier grand rôle au cinéma… Sur le papier, le film cosigné par Diastème et Alex Beaupain avait de quoi émoustiller. Et pourtant…
Un écrivain en panne d’inspiration (William Lebghil), fauché et désabusé, voit son quotidien bouleversé lorsqu’il se retrouve, par hasard, à passer le réveillon du 31 décembre 1976 avec une star de cinéma (Clara Luciani). C’est le coup de foudre… avant le coup de théâtre : il est engagé pour écrire le scénario du prochain film de la belle par son producteur, lui-même amoureux d’elle, entre autres quiproquos…
À contretemps
À cette comédie romantique somme toute conventionnelle, Diastème insuffle une dimension musicale par le biais du compositeur Alex Beaupain, auteur-compositeur récompensé d’un César pour Les Chansons d’amour. Hélas, le résultat est loin d’être à la hauteur du film de Christophe Honoré. Cette fois, les mélodies se ressemblent toutes et finissent par lasser, tandis que le scénario empli d’histoires secondaires, néglige l’intrigue principale. Dans ce chassé-croisé amoureux, seul le tandem Vincent Dedienne / Grégoire Ludig offre une romance digne d’intérêt, aussi drôle que touchante, sur la place de l’homosexualité dans le cinéma de la fin des années 1970. Quelques scènes (pas toujours fines) atténuent parfois notre ennui. Par exemple lorsque Thomas VDB, dans le rôle d’un huissier de justice affublé en agent de la Gestapo, saisit les meubles de l’écrivain. Pour autant, le film ne décolle jamais vraiment, en dépit du casting de départ. N’est pas Michel Legrand qui veut…
De Diastème et Alex Beaupain, avec Clara Luciani, William Lebghil, Laura Felpin, José Garcia, Grégoire Ludig, Vincent Dedienne… Sortie le 25.12



