Los Bitchos
Que la fête recommence !
Sur le papier, Los Bitchos (nom rigolo, musique légère) relève de ces groupes dont on n’attend guère plus que du fun et de la bonne humeur. L’équivalent musical d’un feel-good movie du dimanche soir, donc. Estce grave ? Pas vraiment. On ne peut exiger de quiconque montant sur scène une oeuvre impénétrable à l’impitoyable usure du temps. Par conséquent, on avait accueilli à bras ouverts ces quatre Londoniennes mêlant sons latinos, psychédélisme anatolien et rock ensoleillé. Leur premier album était produit par Alex Kapranos, leader de Franz Ferdinand dont les débuts, aussi arty fussent-ils, ne visaient qu’à « faire danser les filles » avec des titres tout aussi hédonistes – Take Me Out, c’est pas exactement du James Joyce, si ? Rebelote, donc, avec un deuxième essai enrichi par une solide expérience scénique. La rythmique véloce soutient des compositions qui creusent toujours ce sillon d’influences sud-américaines et caribéennes ou des sons chipés au hasard dans la grande sono mondiale. Franchement, un peu de légèreté ne fait pas de mal, par les temps qui courent.



