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La Bonne aventure

(Talitres)

« Appelle-moi demain, demain Milochevitch », disait le texte de Mon Dernier voyage, l’un des sommets d’Au paradis, ultime album signé Thousand. Promesse tenue : cette fois, Stéphane Milochevitch nous dit La Bonne aventure sous son propre nom. S’il y apparaît un peu plus “sans fard” qu’à l’accoutumée (voix plus fragilement humaine, dépouillement occasionnel), on y retrouve l’enivrant dédale de signes et de figures qui fait sa patte. Dédale pour lequel il sème des sésames à notre attention — ici, notamment « la poésie est partout ». Son imaginaire rimbaldien, noyauté autant par la culture de masse que par l’hermétisme mystique ou le punch du rap, se manifeste une nouvelle fois avec fougue, sensualité, humour et esprit. Un authentique chef-d’œuvre.

Rémi Boiteux
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