L’après-midi d’un foehn
La légèreté
Capter le mouvement de l’air, l’apprivoiser et le faire danser le temps d’un spectacle poétique : telle est la performance offerte depuis 2008 par Phia Ménard. Après avoir (entre autres) jonglé avec la glace, la fondatrice de la compagnie Non Nova a choisi le vent chaud et sec des Alpes suisses et autrichiennes (le foehn) pour mettre en scène l’imperceptible – mais l’essentiel. En résulte un ballet virevoltant et féérique, monté avec une simplicité de moyens qui laisse muet d’admiration. Quelques sacs en plastique, une paire de ciseaux, du scotch, un ventilateur, et voilà que prennent vie ses marionnettes aériennes valsant sur la musique de Claude Debussy. « J’ai choisi le vent comme matière de transformation. Il change, est instable, impalpable, invisible », déclare l’intéressée. Car cet Après-midi d’un foehn est aussi une jolie métaphore de la vie, des choses que l’on maîtrise et de celles qui nous échappent.
(avec le PBA : festival bisARTS, du 26.10 au 05.11)



