Aurora
Étoile polaire
On avait découvert Aurora voici deux ans, sur la bande originale de Wolfwalkers (Le Peuple Loup), magnifique film d’animation signé Tomm Moore et Ross Stewart (Le Chant de la mer, c’était eux aussi). Comme on croit aux signes, on ne fut pas étonné de retrouver la Norvégienne collaborer un peu plus tard avec Pomme. Eh oui, la Française a toujours trempé dans un occultisme kawaï et voue un culte à Princesse Mononoké – une autre histoire de jeune fille et de louve. Ce paganisme pop se retrouve dans les intitulés des chansons d’Aurora : The Gods We Can Touch, All My Demons Greeting Me as a Friend, ou encore… The Forbidden Fruits of Eden – un clin d’oeil à Pomme ? On ne sait pas. Officiellement, ces Dieux sont ceux de la Grèce antique. On décèle en tout cas dans ce répertoire naviguant entre folk pastoral et envolées séraphiques les traces d’une Fever Ray, moitié de The Knife, qui proposa des bacchanales noirâtres et hantées. D’apparence moins radicales, voire inoffensives, les chansons faussement tendres d’Aurora se révèlent en réalité bien plus vénéneuses. Elles célèbrent, outre le panthéisme de la Nature, la place des femmes et les amours, quelles qu’elles soient. En un mot ? Envoûtante !



