Hélène Laurain
Partout le feu
VerdierLa couverture dit “premier roman” mais on peine à le croire tant Hélène Laurain impose avec assurance une voix singulière. Pour se laisser happer par cette incandescente chronique de l’urgence écologique, il faudra néanmoins dépasser une forme inhabituelle dans ce récit sans lignes pleines ni ponctuation. C’est Laetitia qui parle, 31 ans, ex-élève en école de commerce, traînant son angoisse de l’époque et le deuil de sa mère dans une petite ville de la Meuse. L’État a décidé d’y enfouir ses déchets radioactifs, dans l’indifférence générale. Alors Laetitia et sa bande fomentent des actions de désobéissance civile, en attendant l’incendie final. Avec un humour très contemporain, la romancière fait monter la pression au fil des pages. Qui déclenchera l’étincelle ? On brûle de le savoir.
160 p., 16€



