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Son truc en peluche
Angela Merkel
Quittant le pouvoir avec 67 % d’opinions favorables auprès du peuple allemand, Angela Merkel fait figure de superstar de la politique mondiale. Son petit secret ? Une bonne dose de rigueur agrémentée d’un zest de sobriété, parfaitement immortalisés par cette peluche. Fabriquée par la société Teddy-Fabrik Hermann, l’oursonne porte la coiffure et le sempiternel tailleur rouge à la perfection. Evidemment, le fétiche s’arrache outre-Rhin, déjà en rupture de stock malgré un prix pas franchement austère : 180 € ! Ce jeudi, “Mutti” fait donc ses adieux à la chancellerie et, comme tous ses prédécesseurs, a droit à une cérémonie militaire devant 200 invités. Respectant la coutume, la fanfare de l’armée doit jouer trois morceaux sélectionnés par l’élue. En l’occurrence, la cour d’honneur de la Chancellerie vibrera au rythme d’un chant religieux chrétien du 18e siècle (Grosser Gott, wir loben Dich, soit “Grand Dieu, nous te louons”), de la chanson romantique Für mich, soll’s rote Rosen regnen (“Il devrait pleuvoir des roses rouges sur moi”) et enfin de Du hast den Farbfilm Vergessen signé par… la punk Nina Hagen ! De quoi marquer sa différence avec L’Hymne à la joie de Beethoven choisi par Helmut Kohl, ou du My Way de Franck Sinatra entonné pour Gerhart Schröder. Selon la presse allemande, il s’agirait-là d’un hommage à la culture est-allemande, boudée, voire occultée de l’histoire du pays depuis la réunification. D’autres y voient aussi un message aux hommes politiques avec lesquels Merkel a travaillé, les paroles de la chanson évoquant les réprimandes d’une jeune femme à son petit ami… Toujours sur une ligne de crête, cette Angela.



