Quoi de neuf ?
Si vous pensez qu’un musicien aura toujours tout dit dans son premier album, alors passez votre chemin. Ici, on s’intéresse aux artisans qui, dix mille fois, remirent l’ouvrage sur le métier. Ces noms-là font partie de notre décor – de celui de nos parents, parfois. Alors, chefs-d’oeuvre en péril ou monuments incontournables ?
The Human League
Tout comme les divins Pulp, ou les affreux Arctic Monkeys, ce groupe vient de la cité minière de Sheffield. À la fin des seventies, fascinés par Kraftwerk, le chanteur Phil Oakey et deux complices fondent The Human League, avant que lesdits compères filent former Heaven 17. Resté seul, Oakey et de nouveaux comparses marquent les eighties de leur empreinte (les albums Travelogue et Dare, le single Don’t You Want Me…) et posent les jalons de l’electropop. Après un come-back réussi en 2001 (année de l’electroclash) le trio poursuit sa route plutôt rétro-futuriste, rejouant intégralement Dare, par exemple. Nostalgie, quand tu nous tiens…
>> Bruxelles, 31.10, Ancienne Belgique, complet ! // Ostende, 17.11, Kursaal, 20 h, 54,50 € > 30,25 €, www.kursaaloostende.be // Anvers, 18.11, De Roma, complet !
Paul Weller
Légataire des Who et explorateur soul au sein de The Style Council, rêvant du chic français depuis les falaises de Douvres et éternel passeur en solo, parrain de quelques figures pop (Oasis, Ocean Colour Scene)… C’est tout cela et plus encore, Paul Weller. Le natif de Woking, 60 ans tout rond, est une légende vivante outre-Manche. Une curiosité dans nos contrées. Dans tous les cas un monument, sans lequel nos rêves d’Angleterre ne seraient pas tout à fait les mêmes.
>> Louvain, 05.10, Het Depot, complet !
Toots and the Maytals
Réduite à quelques standards, l’oeuvre de Toots Hibbert vaut bien plus que ça. Pour l’anecdote, Do the Reggay (1968) fut la première chanson à utiliser le terme ” reggae ” – de quoi nommer le genre donc, puisque tous ces artistes venaient du ska et du rocksteady. Toots ne porta jamais la moindre dreadlock – ce qui impose le respect. Certes, l’âge d’or (1964-1976) est loin. La voix, un peu voilée avec les années. Les instrus sont désormais volontiers synthétiques. Mais la ferveur, elle, n’a pas bougé d’un iota.
>> Lille, 08.10, L’Aéronef, 20 h, 26 > 19 €, www.aeronef.fr
Jimmy Cliff
Dans la catégorie ” chanson avec reggae dans le titre “, Reggae Night est le pire morceau du monde, talonné par l’ineffable C’est le reggae de Claude François. Mais peut-on réduire Jimmy Cliff à cela ? Non. Il a aussi chanté Hakuna Matata du Roi Lion… Certes. Mais il faut se souvenir d’une période faste (1967-1972) durant laquelle parurent, entre autres, un album éponyme inusable et le premier rôle de The Harder They Come – quelle BO ! Et entendre Many Rivers to Cross justifie amplement le déplacement.
>> Lille, 21.10, Théâtre du Casino Barrière, 18 h, 69 > 25 €, www.casinosbarriere.com



