J. Bernardt
La belgitude du rock
Ces derniers temps, on a souvent loué l’effervescence de la scène rap belge. Côté pop-rock en revanche, cela fait une paye que le Royaume n’a plus à prouver sa vitalité. à l’image de Balthazar. Plus qu’une usine à tubes (Do Not Claim Them Anymore, Then What…), le groupe courtraisien concourt au titre du plus gros pourvoyeur de side projects. Maarten Devoldere étrenne sa voix de crooner au sein de Warhaus, le bassiste Simon Casier joue les filles de l’air sous l’alias Zimmerman, et Jinte Deprez prend aujourd’hui son envol – avec le blaze J. Bernardt, donc. Aperçu lors du dernier Rock Werchter, il s’est laissé pousser la barbe et adjoint les services d’Adriaan Van de Velde (cerveau des zinzins de Pomrad). Ce fan de Kraftwerk (et de Cyndi Lauper, allez comprendre) s’éclate désormais derrière les synthés. Il signait en juin Running Days, album sautant à pieds joints dans la folktronica et rappelant par endroit Chet Faker… mais sans se départir du flegme (et de la pointe de mélancolie) constituant l’élégance de Balthazar.



