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Je m’appelle Requiem et je t’…

(Lajouanie)

Estéban Lehydeux est un curé aux mœurs peu orthodoxes. Au vin de messe il préfère le whisky, au corps du Christ celui de la gent féminine. Et lorsqu’il traque le démon sur la toile, c’est logiquement sur les adeptes de snuff movie que s’abat son courroux. Je m’appelle requiem et je t’… s’essaie à la réincarnation de San Antonio. L’auteur surprend par sa gouaille et sa désinvolture. Il rivalise de calembours et de contrepèteries, se fait le chantre de l’argot. Il pousse la similitude avec Frédéric Dard en interpellant régulièrement le lecteur et renvoyant l’intrigue au second plan. Hélas cet hommage finit par lasser en usant trop de poncifs du genre. Petrosky devrait songer à brûler ses idoles.

Thomas Lansoud-Soukate

192 p., 18 €.

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