Paranoid London
Paranoid London
Paranoid London Records / La BaleineCe nom, tout d’abord. On songe au système de vidéo-surveillance londonien – des dizaines de milliers de caméras. Plus loin, la plage 300 Hangovers a Year nous rappelle quelque chose… « On finit forcément parano lorsqu’on cumule 300 gueules de bois par an ». Voilà. C’est donc sous les auspices de ce bon vieux Hank que l’on aborde le tandem londonien. Jusqu’ici, il cultivait l’anonymat et éditait ses maxis uniquement en vinyle. La donne a changé et ce premier LP (initialement paru sur plaque de cire en 2014) bénéficie d’une sortie en CD et digital. Au programme ? Une techno old school jadis pratiquée par Woody McBride et une house façon Chicago qui n’aurait pas dépareillé sur les labels Trax Records ou D.J. International Records – on retrouve d’ailleurs le légendaire Paris Brightledge, figure de la house de l’Illinois. Virées acid et dantesques (Machines our Coming, We Ain’t), lignes de basses imparables (Eating Glue), des pulsations étouffées mais ravageuses (Paris Dub 3), et clin d’oeil à LFO (Lovin U (Ahh Shit)) complètent le tableau. Bref, cette oeuvre transgenre et rétromaniaque s’inscrit paradoxalement dans l’air du temps : quitte à être parano, autant l’être pour de bonnes raisons.



