YAYA BEY
Fidelity
(Drink sum wtr)Quelques mois après un Do it Afraid (2025), traversé par le deuil, Yaya Bey signe, avec Fidelity, un retour en meilleure forme. Elle y tresse à nouveau l’intime et le politique, chronique son expérience de femme noire dans une Amérique assez invivable et montre sa capacité à se relever. Bref, des mantras qui pourraient sentir le développement personnel si la musique ne suivait pas. Or, de ce côté, la New-Yorkaise ne s’en sort pas mal : sa soul feutrée, à la limite du sirupeux parfois, s’enrichit de beats rappelant Nicolette (The Towns), furète du côté du jazz (The Great Migration, Slot Machines), comme de la soul (Higher) ou du hip-hop (Freeze Flight Fawn). Le sommet de ce disque est atteint avec Simp Daddy The Line Dance, qui réussit le grand écart entre des aspirations soul et une production aventureuse.



